Sunday, June 27, 2010

Regards divergents




Le suicide des jeunes & la société

Les déterminants psychologiques et sociaux du passage à l'acte suicidaire sont évoqués par des cohortes de spécialistes. Toutefois, notre organisation sociale inhumaine est rarement incriminée. Or, un jeune a souvent une perception lucide de notre société en déliquescence régit par l’argent, le cynisme, la prédation des classes possédantes, la soumission des classes exploitées… Un jeune idéaliste ne trouve pas beaucoup de perspectives véritablement humanistes dans le monde actuel, même les ONG sont dévoyées et ne sont pas dénuées d’arrière-pensées politiques. Ce constat contribuera, plus ou moins, à la décision de mettre fin à sa propre vie quelque soit la raison principale.

Les idéologues de notre société inhumaine, les politiciens et intellectuels qui soutiennent la dictature sournoise de l’économie, ont une part de responsabilité dans le désespoir des jeunes.

Le travail

« A l’heure actuelle, on nous tient un discours monolithique de néo-libéralisme et de concurrence mondiale, fondé sur la nécessité de travailler d’avantage, d’être plus rentable, et de donner plus aux entreprises. Il n’y a pas réellement de contre-proposition actuellement. C’est précisément ce que je m’efforce de créer. Une position alternative orientée vers le questionnement du rôle adéquat de l’économie dans la société. Quel doit être le rôle du travail ? Quelle place pour la consommation ? Et le consumérisme ?

« D’ailleurs ma contre-proposition consiste à dire le contraire de ce que tout le monde affirme aujourd’hui, à savoir que nous devrions travailler moins, que nous devrions faire à l’économie une place, en quelque sorte, moins centrale dans nos vies. »

Juliet Schor, « TRAVAIL, une révolution à venir » en collaboration avec Dominique Méda.

Au Moyen Age, ils faisaient les 35 heures ?



La propagande des médias aux ordres

Après la mort de Bigeard, « héros » des guerres coloniales...

Les propagandistes de l’impérialisme français viennent de montrer involontairement combien sont mensongères et hypocrites les déclarations « humanistes » sur la nécessité de combattre les criminels de guerre. Ils ont étalé avec un rare cynisme leur vision des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité à l’occasion des hommages rendus à un de leurs militaires qui a si bien défendu leur ordre.

Si quelqu’un ou un groupe de personnes en arrivent à prendre les armes dans une région quelconque du monde pour résister aux tendances dominatrices des grandes puissances impérialistes, ou simplement se retournent contre les plans des puissances qui les ont engagés dans leurs opérations de déstabilisation et aussitôt les chiens de grade du système l’accuseront de « crimes contre l’humanité ». Ils mettront en branle leur grosse machine médiatique pour appeler à la convocation d’un tribunal pénal international. Leur armée de fausses ONG se hâteront de confectionner les rapports destinés à étayer les réquisitoires des procureurs nommés en dehors de toute législation internationale. Les exemples ne manquent pas : Sierra Leone, Libéria, Congo, etc., sans parler de la gigantesque opération d’éclatement de la Yougoslavie dont les dirigeants furent longtemps louangés lorsqu’elles en avaient besoin pour casser l’URSS. Bigeard finit par rendre l’âme et voilà ce même chœur qui organise un concert de louanges pour le « général le plus populaire » de France. La presse française - à l’exception du quotidien l’Humanité - et les médias télévisuels et radiophoniques tressent des lauriers sans fin en l’honneur de ce général qui ne gagna aucune bataille, sauf peut-être celle d’Alger. Et encore et à quel prix, peut-être ne la gagna-t-il pas puisque les activités du FLN ne cessèrent pas malgré la bestiale répression des paras et autres corps de l’armée française et des diverses polices et gendarmerie. Il n’est pas facile de faire une revue de la presse de France sans se répéter car presque tous les journaux encensent le défunt général. Le Figaro titre : La mort d’un centurion et, en sous titre : « Un officier modèle pour l’armée d’aujourd’hui ». Quant au Parisien libéré il n’a pas de mots assez élogieux pour vanter les prétendues qualités de ce soldat qui s’est toujours mis au service du colonialisme.

Le ministre de la Défense, Morin, va encore plus loin dans ses louanges en déclarant : « Bigeard était souple comme du cuir et dur comme l’acier » se référent sans honte une devise des Jeunesses Hitlériennes. Quant au président de la République, il est allé lui aussi de son éloge comme ses amis du régime.

Le défunt général, « grand stratège militaire », est couvert de gloire pour ses combats qui ne sont en fait que des défaites, notamment à Dien Bien Phu face aux héroïques combattants, authentiques ceux-là, du général Giap, et sa peu honorable et prétendue « Bataille d’Alger » qui vit des milliers de paras, les « garçons » de Bigeard, selon son langage, affronter en particulier à la Casbah, une dizaine de patriotes algériens. Cette « bataille » se termina par d’innombrables assassinats, notamment de Larbi Ben M’Hidi, d’Ali Boumendjel, de Maurice Audin. Et de tant d’autres sans parler de milliers de disparus et des innocents qui payèrent le prix fort sous les ordres de Massu en collaboration avec le sinistre Aussaresse et le colonel Jeanpierre chef de la villa Sesini et bien sûr le fameux centurion Bigeard.

Il y a vraiment de quoi être sidéré par une telle manipulation de l’opinion publique française !

Malik Antar, Alger Républicain
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