Saturday, February 06, 2016

EDEN, le paradis périlleux


Une idée reçue particulièrement néfaste dont il faut se débarrasser est que l'homme mérite d'aller au paradis, s'il n'a pas fait preuve de trop de méchanceté.

Que l'on croie dans le Jardin des Délices où l'on se rend automatiquement après la mort, ou que l'on préfère imaginer un Nirvana qui nous attend à la fin du cycle des réincarnations, l'erreur funeste serait de s'imaginer que le but suprême serait un dû.

Non, le Paradis n'est pas démocratique. Il faut avoir fait ses preuves pour y pénétrer, et jamais les Anciens n'ont pensé qu'on pouvait rejoindre le monde des dieux simplement après avoir vécu une honnête vie ordinaire. Traditionnellement, le paradis éternel est pour les héros.

Ceci devrait interpeller nos contemporains pour autant qu'ils éprouvent encore de la crainte pour leur devenir post-mortem. Mais la plupart sont plus préoccupés de leur retraite. L'idée que pour mériter une retraite divine, il faut avoir cotisé à la caisse des vertus supérieures ne les effleure pas. On ressent de temps à autre une vague inquiétude métaphysique pour notre survie après la mort, mais cela est aussitôt recouvert par toutes sortes de soucis matériels « plus urgents et plus importants ». Il y a tant de choses intéressantes et délicieuses à faire en ce bas monde, que le paradis peut bien attendre. Nous verrons d'ici là, se disent les croyants. On a toute l'éternité pour s'occuper de notre immortalité.

Cette attitude de profonde irresponsabilité nous a été inculquée par la religion populaire qui enseigne que « nous y irons tous au paradis, même les voleurs et les bandits, et même moi ! »

Hélas, mille fois hélas, le bonheur suprême ne s' atteint pas avec de bons sentiments démocratiques. Les portes du paradis ne s'ouvrent que pour les êtres qui ont mené le dur combat de la grande libération, dans les larmes et le sang de l'existence réelle.

Donc, lorsque nous nous interrogeons sur la vie éternelle et la nature des mondes paradisiaques, nous ne nous adressons qu'à ceux qui ressentent encore une foi vivante et un intérêt sincère pour ces choses supérieures.

L'Eden, d'où nous avons été expatriés dans un temps d'avant le monde, représente l'univers supérieur, et il ne faudrait pas s'imaginer qu'on peut y retourner aussi facilement qu'on en est tombé. Après une lente descente qui a duré des millions d'années, la remontée sera plutôt rude. Nous nous sommes laissés glisser à travers diverses dimensions de plus en plus denses, endormis dans une torpeur inconsciente, chutant d'un niveau éthérique dans un degré de densité toujours plus lourd, jusqu'au vortex matériel où nous nous trouvons actuellement. Parvenus au nadir, à l'extrême opposé du monde céleste originel, nous imaginons un retour direct et automatique, à l'aide de quelques sacrements religieux ou d'autres moyens spirituels d'une efficacité aussi miraculeuse.

Les Chrétiens croient que le sacrifice du Christ leur épargnera le labeur de la traversée, mais personne n'a franchi les portes du vrai Paradis sans avoir accompli lui-même le sacrifice rédempteur. Il faut se convaincre de cela si l'on s'intitule « Chrétien ».

Idem pour les bouddhistes. Sans l'offrande absolue de l'être, sans la mort intérieure absolue et définitive, pas de Nirvana. Il ne suffit pas de se croire appelé à servir le monde car le vrai bouddhisme comme le vrai christianisme, ce n'est pas servir le monde, mais le vaincre en le transcendant. Le chemin du Paradis n'est pas une voie facile. Cela explique sans doute pourquoi la plupart des humains ne s'en soucient guère ou qu'ils s'en font une représentation enfantine. L'Eden est un lieu où souffle le vent de l'Esprit universel qui est un feu vivant renouvelant tout en permanence. Dans ces dimensions supérieures, nul ne peut vivre sans disposer d'une structure énergétique adaptée aux puissants rayonnements qui inondent ces mondes divins. La véritable question religieuse serait donc de s'interroger avec le plus grand sérieux sur cette difficulté : comment disposer d'un corps-âme capable de supporter l'intensité du feu divin et de la lumière qui éclairent les mondes paradisiaques ?

Celui qui prétend s'intéresser aux problèmes spirituels doit commencer par se représenter l'immense décalage entre sa vie mortelle et la vie éternelle. Alors, constatant que les choses ne sont pas aussi puériles que dans le catéchisme de notre jeunesse, ni aussi faciles que ce que les gourous orientaux nous enseignent avec leur « libération du soi » à base de méditation sur le nombril sacré, on devrait plutôt se dire que cette affaire est si grave et urgente, qu'il faut y consacrer plus d'efforts et d'attention que les quelques instants d'intériorité dérobés à la vie profane. Rappelons quelques évidences pas toujours comprises. En premier, il faut savoir que ce que le spiritualisme nomme « les mondes suprasensibles » ou « l'au-delà » ne sont pas les royaumes divins. Tout le monde va dans l'au-delà après la mort, et même si cette dimension comporte des lieux de repos qui paraissent agréables en comparaison de la dureté de la vie physique sur la terre, l'au-delà des spirites et des spiritualistes est un monde provisoire, au temps très ralenti, mais qui n'est que l'envers du monde matériel. Ce n'est pas le Paradis. Alors, demandons-nous pourquoi nous accordons tellement d'importance aux visions et aux phénomènes des mondes suprasensibles ?

La littérature spiritualiste si répandue aujourd'hui, ne vante que les monts et merveilles de l'au-delà. Les clairvoyants ne tarissent pas d'éloges sur les créatures fabuleuses qui peuplent l'au-delà.

Les mystiques ne jurent que par les êtres de lumière et les saints de l'au-delà. La méprise est générale, constante, universelle, et on a confondu les écuries avec le palais royal. Quelques rares instructeurs spirituels du courant gnostique nous ont pourtant averti de ne pas prendre le reflet pour la réalité, mais nous n'écoutons que les faux prophètes, aveugles qui guident les aveugles, et qui sont hallucinés par la fausse lumière astrale de l'au-delà.

Si l'on pouvait réintégrer l'Eden supérieur en se contorsionnant sur une natte de méditation zen, en invoquant des noms sacrés en sanskrit ou en hébreu, en se livrant à une introspection pour arracher la racine de l'ego, en communiant chaque matin, en visualisant des divinités, ou par n'importe quel moyen qu'on nous propose pour détourner notre attention du seul vrai problème métaphysique qui est la réalisation opérationnelle de l'immortalité, bref, s'il ne suffisait que de se livrer à une pratique, le Paradis serait un but médiocre.

Non, nous savons que ceux qui s'exercent ainsi ne cherchent pas l'absolu mais sont en quête de paix, de sécurité, de bien être ou d'une extase. Et si, malgré tout, ils cherchent sincèrement l'absolu, alors, ils devraient cesser leurs marchandages avec la vérité.

Nul ne peut retourner au monde originel par des moyens mécaniques. Par ces méthodes, on peut au mieux contacter des forces spirituelles rétrogrades de l'au-delà, ce qui retardera encore plus notre libération.

Qu'en pense la Tradition universelle ?

Elle enseigne que durant l'Âge Noir, les voies spirituelles ne s'ouvrent plus sur la vie supérieure, sauf pour ceux qui acceptent l'engagement dans la guerre sainte spirituelle en y consacrant leur vie. Voilà un langage qui pourrait heurter nos oreilles habituées à la musique soporifique du Nouvel Âge et aux contes de fée de la spiritualité. Mais, il faut savoir ce que l'on veut.

L'Eden est un univers multidimensionnel qui est en dehors de notre continuum constitué d'un double monde, physique et suprasensible. Les univers paradisiaques sont au-delà de l'au-delà. Cela a été enseigné par les traditions authentiques, mais, depuis la descente dans l'Âge Noir, il y a 5 000 ans, les enseignements spirituels ont été récupérés par les puissances des mondes intermédiaires. Ces hiérarchies occultes poursuivent des buts politiques pour préserver leurs domaines célestes dans l'au-delà. Or, à partir du cœur de l'univers, des forces divines nouvelles attaquent ces systèmes rétrogrades que la Bible nomme la Grande Babylone, le monde spirituel de la lumière de Lucifer.

L'hérésie est de confondre les dimensions immatérielles avec les mondes divins.

La structure traditionnelle de l'univers présente 7 mondes constitués chacun de 7 dimensions. L'univers où nous vivons actuellement comporte donc 7 degrés, dont 6 dimensions immatérielles, supérieures au plan matériel où nous sommes incarnés.

Lorsque nous parlons de l'au-delà, il s'agit des dimensions supérieures à la matière dense, mais le Royaume des cieux se situe dans un univers sublime séparé du nôtre.

C'est de cet univers supérieur, l'Eden que nous sommes venus, dans la mesure où nous avons en nous une étincelle divine, ce qui n'est pas le cas de tous les êtres de forme humaine. Certains humains sont les créatures des dieux intermédiaires et ne sont pas dotés d'un principe immortel.

Ils doivent être « allumés » spirituellement par des interventions supérieures.

Si l'on ressent l'appel de l'absolu, c'est le signe que notre âme réagit favorablement aux signaux venant de l'univers édénique. On est alors tourné vers la recherche spirituelle de manière intense. C'est l'Absolu ou rien.

Si l'on entend parler du Royaume céleste, notre cœur frémit de joie, et on désire s'élancer vers ce but au péril de notre vie. C'est pourquoi les anciens mythes disent que le Paradis est réservé aux héros qui ont combattu jusqu'à la mort. Il s'agit d'une mort initiatique, mais le combat est réel.

De nos jours, la voie héroïque est peu empruntée, car nous sommes devenus faibles et inconstants. Mais, quoiqu'il en soit, il faut se décider un jour à engager la lutte pour briser nos chaînes.

De quelle manière cela doit-il être interprété? Cela dépend de chacun. L'Eden est un lieu où il n'est pas facile de se rendre, contrairement aux boniments d'une spiritualité décadente. Il faut opérer une transmutation intégrale de notre être, corps, âme et esprit. Il faut s'en donner les moyens et changer les paramètres de notre existence. Il faut agir avec une complète détermination car il n'y a pas d'autre voie pour transmuter nos forces en lumière.

L'action menée simultanément dans l'intériorité et sur le front du monde extérieur est la « guerre sainte ». On appelle « grande guerre sainte », la lutte pour vaincre le vieil homme en nous et « petite guerre sainte », l'application extérieure de la purification interne.

Cela peut conduire le héros à entrer dans une guerre physique contre un adversaire en chair et en os, afin de vérifier si ses vertus sont suffisamment bien trempées. Mais de nos jours, le seul fait d'évoquer la guerre physique entraîne un sentiment d'effroi et de désapprobation.

Qu'importe à quel niveau la confrontation se situe, mais un être vivant est naturellement en guerre du fait qu'il doit survivre dans un monde soumis à la décrépitude et à la mort. Le paradis mérite bien qu'on y sacrifie une existence de toute façon condamnée.

Rendez-vous au Paradis des Héros ?




19 comments:

  1. Anonymous11:42 PM

    “Je choisirai le paradis pour le climat, et l'enfer pour la compagnie.” Mark TWAIN

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  2. Anonymous12:55 AM

    Dans ces dimensions supérieures, nul ne peut vivre sans disposer d'une structure énergétique adaptée aux puissants rayonnements qui inondent ces mondes divins.

    Voila bien le language du materialisme spirituel.
    Le paradis n'est pas une salle de muscu non plus.

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  3. Anonymous4:09 AM

    Ce LaBruyère nous a déjà montré qu'il avait du ... caractère (Les Carctères de La Bruyère!) ;
    dommage que sa structure énergétique percée laisse parfois passer ces puissants rayonnements qui inondent les mondes divins. Quand il est comme ça, complètement barré le Joël, mieux vaut le laisser dire sans le contrarier.
    Et puis : "the langUage of spiritual materialism" but / mais "le lang-age du matérialisme spirituel".
    Paradis et Enfer n'étant d'ailleurs que des images - des métaphores filées plus exactement - qui étaient utilisées pour décrire des états psychiques, comme de nombreuses expressions en gardent encore aujourd'hui la trace : paradis fiscaux ou artificiels ; enfer du jeu, de la drogue, descente aux enfers, etc.
    Depuis la découverte (ou l'invention ?) de la psychologie, difficile de prendre ces mythes à la lettre, comme des réalités. Maintenant, si ces légendes aident certains à vivre sans causer de tort à autrui...

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  4. Anonymous8:08 AM

    Bonjour,
    La structure énergétique dont il est question me semble être le "corps de gloire" de l'antique tradition perse, également connu des initiés shivaïste. Cette "structure" est nommée "corps d'arc-en-ciel" au Tibet où la tradition dit que le corps physique du véritable initié se transforme en corps de lumière. Ce phénomène se retrouve dans le catholicisme : la vierge Marie serait entrée directement dans la gloire du Ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort...

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  5. Anonymous8:22 AM

    Une des sources de Joël Labruyère est la gnose. Il est souhaitable d'avoir quelques clés pour lire cet auteur qui exprime dans un style simple des principes particulièrement subtiles. Ses écrits dénoncent la fausseté et la dangerosité des pratiques du spiritualisme moderne.
    Il est ostracisé par beaucoup de monde notamment par les contre-initiés des loges lucifériennes, les marchands du New Age, les néo-bouddhistes, les néo-védantins, les politiciens parasites, les néo-cons...

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  6. Anonymous9:21 AM

    "...dans la mesure où nous avons en nous une étincelle divine, ce qui n'est pas le cas de tous les êtres de forme humaine."
    On retrouve dans « Gnôsis » de Boris Mouravieff le thème d'une race sans âme. Ainsi l'humanité serait constituée de près de 3 milliards d'êtres sans âmes, cela peut expliquer pourquoi notre Terre se trouve dans un tel état.

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    1. Anonymous11:58 AM

      Ne pas confondre Boris Mouravief avec Maurice Bouravieil, qui a bouravé ma soeur, laquelle se trouve, effectivement dans un bel état, le salaud.

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    2. Anonymous6:17 PM

      C'est digne de "Monsieur petites blagues" surnom de François Hollande, dit le "RAVI DE LA CRECHE".

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    3. Anonymous10:25 AM

      "Lou Ravi" (Le Ravi), c'est l'idiot du village qui n'a rien à offrir mais qui est touché par la grâce de l'évènement, "en ravissement"!!! Il est toujours représenté avec les bras en l'air!!!

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  7. Anonymous10:33 AM

    La marque (synthetique)de la contre initiation est de vouloir se faire passer pour la gnose.l'initié ne revendique rien ,il est.
    Vos façons de capitaine Achab,ce ton castrateur et suffisant ,vous situent precisement,petit père.
    Labruyere est à Guenon ce que Jean ferra est à Mozart.

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    1. Anonymous11:13 AM

      Un certain nombre de petites frappes du spiritualisme marchand n'aime pas entendre que leur fond de commerce n'est qu'une duperie. Labruyère ne dit pas autre chose aux disciples du Dalaï-lama (lire "Les contes de fées du Tibet"), aux clients du Nouvel Age, aux pseudo-guénoniens et à tous les margoulins et gourous autoproclamés. Pas besoin d'un troisième oeil, même myope, pour voir que vous appartenez à l'une de ces catégories.

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    2. Anonymous11:24 AM

      Des personnes n'aiment pas qu'on évoque leur véritable origine la race sans âme,
      les descendants de la race fabriquée par les Annunaki. Les "SANS AMES" s'imaginent qu'ils pourront s'en fabriquer une à l'aide d'une technique spirituelle ou d'une pratique religieuse.

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  8. Anonymous11:20 AM

    Autre marque contre initiatique:l'incapacité á depasser le psychique.
    Vous semblez vous même vous complaire dans la psychologie comme un vers dans sa fange.
    Fin de transmission.
    Gloire á Ce par qui tout est.

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    1. Anonymous11:38 AM

      TRANSMISSION ! Terme révélateur, c'est le lien qui conduit à Benjamin Creme et à ceux qui annoncent l'arrivé de Maitreya. Il y a un livre et un courant sur les réseaux sociaux qui s'intitulent :
      « Transmission : une méditation pour le Nouvel Age »

      Le malin est le singe de Dieu.

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  9. "Cela peut conduire le héros à entrer dans une guerre physique contre un adversaire en chair et en os, afin de vérifier si ses vertus sont suffisamment bien trempées. Mais de nos jours, le seul fait d'évoquer la guerre physique entraîne un sentiment d'effroi et de désapprobation.

    Qu'importe à quel niveau la confrontation se situe, mais un être vivant est naturellement en guerre du fait qu'il doit survivre dans un monde soumis à la décrépitude et à la mort. Le paradis mérite bien qu'on y sacrifie une existence de toute façon condamnée."

    Cela m'effraie un peu, c'est la justification de bien des guerres. Au nom d'un "paradis" hypothétique sacrifions la vie. Discours nihiliste très en vogue à l'heure actuelle...

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    1. Anonymous6:13 PM

      OUI, LABRUYERE, selon ce qu'il dit, est proche de la pensée de Julius EVOLA auteur de "La métaphysique de la guerre".

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  10. Anonymous12:12 AM

    "La transformation du corps physique en corps de lumière est appelé "le rapt vif et entier vers l'au-delà". Ce thème de la littérature antique est peu étudié jusqu'à présent. La Bible qui fourmille de héros, de saints et de miracles ne mentionne que deux fois ce motif. Outre Elie, un patriarche antédiluvien bénéficia d'un enlèvement, échappant ainsi au déluge : « Hénoch accompagne Dieu et plus une trace de lui car Dieu l'a pris » (Gn 5,24). Ce bref verset biblique atteste un événement prodigieux. Un homme a reçu l'immortalité en récompense de son obéissance à la loi de son créateur. Il jouit désormais d'une vie sans fin. Le motif de l'enlèvement définitif d'entre les mortels se distingue des apothéoses post mortem ainsi que des voyages éphémères dans l'empyrée. Il signale un privilège que de rares humains ont obtenu : rejoindre l'au-delà, corps et âme, sans mourir. Les élus n'ont pas de tombe. Ils suivent une trajectoire verticale (ciel) ou horizontale (terre lointaine)."

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  11. Anonymous12:27 AM

    Paul Demiéville dans son livre consacré a Lin-tsi (maître du bouddhisme Ch'an) évoque l'étrange « mort » d'un moine au comportement extravagant du nom de P'ou-houa. Le corps de se moine se volatilisa au moment du trépas ne laissant qu'une sandale dans sa tombe.

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  12. Anonymous12:44 AM

    Les petits frenchies, conditionnés par les fadaises matérialistes, sont-ils capables de comprendre vos commentaires sur le corps de lumière ? J'en doute.

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