mercredi, mai 23, 2018

Pour le meilleur ou pour le pire



Pour le meilleur 

Macron et la cabale des ultra-riches, ça ne va pas durer, « leur réseau international est démantelé... » C'est ce que Matthieu, un esprit décédé, a récemment murmuré à l'oreille de sa mère médium (Suzanne Ward). Il a précisé :

« Bien avant qu’un groupe secret ne soit étiqueté cabale ou Illuminati, élitistes, gouvernement fantôme, nouvel ordre mondial ou autre, les masses vivaient sous le contrôle de groupes reconnus – Khazars, hiérarchie du Vatican, guerriers vikings, dynasties en Extrême-Orient, royauté européenne – et les “heures sombres” ont abondé tout au long de ces siècles.

Beaucoup d’entre vous ont vécu à cette époque et ont connu des difficultés extrêmes, mais vous ne vous en souvenez pas, de sorte que les événements d’aujourd’hui peuvent sembler être les heures les plus sombres non seulement pour les gens aux États-Unis, mais aussi dans le monde entier. Aussi tumultueux que puisse paraître le monde, alors que la civilisation est libérée de longs et longs âges de captivité virtuelle, seule la cabale est dans ses heures les plus sombres : Ils sont furieux que leur réseau international soit démantelé et ils craignent ce qu’il adviendra d’eux lorsque les systèmes judiciaires ne seront plus sous leur emprise collective et qu’ils seront tenus responsables de leurs crimes contre l’humanité... »

La suite des bonnes nouvelles en provenance de... l'au-delà :


LIVRES de Suzanne Ward

Matthieu, raconte-moi ta vie au paradis et  Révélations pour une ère nouvelle.



Pour le pire 

Macron et la cabale ont gagné, guerre, crise économique, fin des aides sociales..., il faut vivre sans argent. 


Une journée sans argent type 

par Mark Boyle


Je commençais à trouver mon rythme. Au bout d'une semaine, j'avais mis au point une petite routine. J'adore le matin, je commence donc ma journée à 5 heures avec les oats and oaths (1). L'avoine est une nourriture locale qui me renforce physiquement, et les engagements sont une liste de pensées et de serments qui renforcent mon mental et me mettent dans la bonne disposition d'esprit pour démarrer la journée.

Vivre sans argent signifie que je ne vais plus à la salle de sport. Au lieu de cela, à 5 h 20, je fais cent vingt pompes pour faire circuler le sang et me réchauffer.

Pétant la forme et armé de ma lampe torche, je pars à la recherche de nourriture sauvage. J'ai choisi, sur un coup de folie, de commencer mon année juste à la saison où la nourriture se fait plus rare, le moment où il n'y a presque plus de légumes frais dans un potager.

Ma récolte sauvage hivernale est composée essentiellement de nèfles, d'égopodes, de cerfeuil sauvage, d'aiguilles de pin pour le thé, de pissenlit, d'orties et de champignons comestibles. Les oreilles de Judas sont mes préférés : d'un marron foncé violacé, caoutchouteux et en forme d'oreille. Leur texture est fantastique, je les appelle « ma viande végétalienne ». Ils poussent surtout sur les troncs de sureau morts, et j'en ai pas mal à disposition. Leur nom vient de l'histoire qui veut que Judas, l'homme qui a trahi Jésus pour trente pièces d'argent, se soit pendu à un sureau. Je ramasse aussi le chou plume et les brocolis que je cultive - ces derniers ne sont pas sauvages, mais ils sont frais, délicieux et essentiels pour passer ces mois d'hiver.

Vers 6 heures, je reviens à ma caravane. Je n'ai pas d'électricité, je ne peux donc pas simplement mettre de l'eau à chauffer, je dois allumer mon rocket stove. En regardant le soleil se lever à l'orient, bercé par les piaillements de l'orchestre d'oiseaux qui s'accordent avant leur symphonie quotidienne, je mets les orties à bouillir puis je verse le bouillon dans ma gourde, j'ai ainsi du thé à disposition toute la journée. Ensuite, je fais ma vaisselle, comme tout le monde. Ce que tout le monde ne fait pas, c'est casser la glace dans l'évier de fortune extérieur. En cette saison, le matin de bonne heure, il fait très froid dans la vallée où j'habite. L'eau est glacée, mais la vue est enivrante.

Avant que le jour se lève, je fais un tour dans mes toilettes sèches. Mon modèle n'a pas de cuvette et je dois m'accroupir. C'est une position très appréciée en Orient, où l'on considère que c'est le moyen le plus sain de vider ses intestins. C'est la position que les humains ont adoptée pour déféquer depuis la nuit des temps, et nos corps n'ont pas évolué au même rythme que la technologie moderne et ses cuvettes (si on peut appeler les cuvettes des toilettes de la technologie). Au lieu d'utiliser du papier-toilette, je recycle les journaux. Ce n'est pas aussi désagréable que ça en a l'air, il faut simplement choisir le bon type de journal. Les journaux les plus sérieux ne sont pas les plus agréables au derrière, même si leur contenu est plus intéressant à lire. Ma préférence va aux tabloïds, qui finissent ainsi par trouver l'usage qu'ils auraient toujours dû avoir. Leur papier n'est pas aussi épais qu'avant, mais on s'habitue assez vite à la nouvelle épaisseur. L'ironie veut que le meilleur papier-toilette soit le journal Trade-it (2) : taille parfaite et texture assez douce. Un matin, j'arrachai une page du Daily Mirror et, alors que j'allais m'essuyer le derrière, je vis ma gueule en train de fixer mon arrière-train. Ça ne m'arrêta pas : on n'a pas souvent l'occasion de se manquer de respect à ce point.

Ensuite, je passe au lavage de dents. J'utilise un mélange de graines de fenouil sauvage et des os de seiche (qui finissent sur les plages anglaises de temps en temps). Les os de seiche servent à polir l'émail et à se débarrasser de la plaque dentaire, alors que les graines de fenouil purifient l'haleine et tuent les bactéries qui attaquent les dents et les gencives. Le fenouil est couramment utilisé dans le plus commun des dentifrices. Mes brosses à dents proviennent d'un pack de soixante-dix pièces qu'un ami a trouvé dans une poubelle de supermarché. Elles étaient en parfait état et semblaient avoir été jetées uniquement parce que l'emballage avait été légèrement abîmé par l'eau. Je les avais acceptées avec gratitude, réglant ainsi un problème potentiel.

Je me rase rapidement le visage et le cou avec un rasoir coupe-chou, que j'aiguise avec un champignon, le polypore du bouleau (autrement connu sous l'appellation pertinente de cuir à rasoir). C'est un truc de végétalien que m'a appris Fergus. Je termine par un lavage rapide sous ma douche solaire. L'eau est absolument glacée, nous sommes en hiver
mais cet appareil me permet au moins de me laver. Je remplis le sac noir avec Peau de la rivière pour le jour suivant. 

Il est maintenant 7 heures, et c'est le moment d'allumer mon ordinateur. En attendant que le système se mette en route, sur Linux c'est long je fais une autre série de soixante pompes et je soulève un parpaing de 60 kg au-dessus de ma tête quatre-vingt-dix fois. 

Freeconomy a tellement évolué depuis deux mois que je suis assez submergé de travail. Je passe une heure à administrer le site Web, à régler ses inévitables petits problèmes, ensuite je réponds aux mails. Je ne peux plus téléphoner, alors les mails sont devenus mon deuxième moyen de communication, après la rencontre en face à face. Une fois tout cela terminé, je prépare les deux autres repas de la journée avant 8 h 30, heure à laquelle je commence mon travail. 

Le travail à la ferme est très varié. Un jour je m'occupe des légumes, un autre je nettoie les haies, un autre je me sers de mes connaissances en affaires (ce qui est assez ironique) pour mettre en place un business plan viable pour la ferme. À 11 heures je fais une pause, pendant laquelle je m'occupe de la soirée Freesskilling que je gère avec le groupe de Freeconomy local. Une semaine, il peut s'agir de faire du pain ou de la bière, la suivante d'apprendre à construire un four en terre et celle d'après, un ordinateur. Après quelques heures de dur labeur, je me retire dans ma caravane pour mon déjeuner, composé d'un mélange de ce que j'ai cueilli le matin, de la nourriture périmée trouvée dans des bennes la veille, et des produits bio et végétaliens contre lesquels j'ai troqué mes talents. Tout en déjeunant, j'essaye d'écrire quelque chose, un papier, mon blog ou ce livre, avant de retourner au travail de la terre. 

À 16 h 30, j'allume le rocket stove pour le dîner. En général, je cuisine pour deux jours, afin d'économiser du temps et du bois. Cette cuisinière est très efficace, mon dîner est donc prêt à 17 heures. Je dévore mon repas bien plus vite que je ne le voudrais et j'enfourche mon vélo pour filer en ville à un rendez-vous, en y accrochant ma petite remorque. Bien que ce soit plus lourd, ça me permet de transporter les trésors (que ce soit des légumes ou un cuit vapeur) que je trouve dans les poubelles sur le chemin du retour. Les 30 km de route prennent une heure et dix minutes à l'aller et une heure et trente minutes au retour. Le retour est en montée et je suis bien plus fatigué. 

Si je n'ai pas de rendez-vous le soir, je passe trente minutes à couper du bois, un sous-produit de notre gestion des haies à la ferme, ensuite je mets en marche le poêle à bois en me servant de papiers et de cartons usagés, de paille, d'une pierre à feu et d'un morceau d'acier pour l'allumage. Une fois le feu parti, je continue à travailler sur mon ordinateur quelques heures. Je fais de mon mieux pour arriver à me promener dans les champs vers 21 h 30. J'apprécie la tranquillité, la beauté et la brise glaciale de la nuit qui m'entoure. 

Encore une centaine de pompes et il est l'heure d'allumer une bougie pour lire. Ma lecture de décembre alterne entre "Deep Economy" de Bill McKibben, "Walden ou la vie dans les bois" de Henry David Thoreau et "Le Prophète" de Khan Gibran, un livre que j'ai lu plusieurs fois mais qui m'apprend toujours des choses. Lorsque je ne m'endors pas avec la bougie éteinte et le livre posé sur le visage, je me lève vers 23 heures pour un dernier pipi dans mes toilettes à compost, je reviens dans ma caravane, j'observe le ciel étoilé épargné par la lumière urbaine et je m'endors d'un très bon et très profond sommeil qui recharge mon corps et mon esprit, afin de vivre les prochaines fabuleuses dix-huit heures du lendemain. 

L'homme sans argent, Mark Boyle.


1. Jeux de mots intraduisible avec oat (avoine) et oath (engagement).

2. Journal de vente entre particuliers de la région de Bristol.


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