Sunday, September 20, 2015

Jésus & le christianisme originel


Psychopathologie du Jésus mythique

par Michael

"Le christianisme centre sa mission sur la personne de Jésus, on pourrait dire de façon plus incisive, investit un personnel, un argent et une énergie considérable pour vendre cette personne à un marché religieux le plus large possible. Cependant, une étude simplement psychologique et critique de la personnalité de ce même Jésus est quasiment impensable, elle fait partie des tabous les mieux gardés de l'Occident…"

Jacques Vigne - "L'illusion missionnaire"


Mon parti est qu'au regard des dernières avancées en matière d'historiographie et d'archéologie Jésus est un personnage conceptuel, une construction mythologique, il existait à la même époque plus de 30 dieux solaires qui étaient né d'une vierge, mort et ressuscité. C'était Jésus, cela aurait pu être Attis, Cérès, Frey, Horus, Mardouk, Mithra, Nout, Ormuzd, Ule, etc... Nous pourrions entrer dans les détails de son élaboration mythologique un autre moment.

Si nous nous en tenons uniquement à la personnalité du Jésus des 4 évangiles estampillés label vaticanesque (il existait des centaines d'autres évangiles à l'époque, le Vatican a choisi ceux qui permettraient le moins de remise en question sur leur autorité) nous pouvons dégager une analyse rigoureuse sur l'attitude de ce personnage et ce que propose réellement un sage ou un initié à ses disciples au sein des traditions spirituelles authentiques.

Le but de cette démarche est la recherche de la vérité et de l'authenticité, elle ne vise pas les croyants sincères qui font le bien à leur niveau, mais les organisations religieuses qui profitent de leur sincérité pour en faire des commerciaux de dieu qui vont imposer cette foi au détriment du besoin d'autonomie de l'autre. Ce travail s'adresse donc aussi au chrétien et surtout à eux peut être, leur dire qu'il existe une façon de vivre leur spiritualité et de vivre en eux les valeurs évangéliques qui sont au fond des valeurs humaines, sans religions, sans soumission, libre, libre et aimant comme l'aurait voulu une personne comme Jésus si elle a existé en dehors de toutes récupérations religieuses. Il est fort possible qu'un tel sage ait existé comme il en a existé en Grèce, en Égypte, en Chine en Inde et ailleurs et qu'il y ait une parenté d'esprit en matière de sagesse, d'humilité et de libération de l'esprit humain des chaînes des croyances. L'idée est donc de démontrer comment le Jésus qui nous ait présenter par l'église est assez éloigné de ce que propose la sagesse la plus profonde.

Le problème centrale posé par le christianisme et finalement les monothéismes globalement est la question de l'exclusivisme. Cette idée qu'il nous faut nous soumettre à une croyance et à un personnage pour que nous soyons sauver et que tous les autres sont damnés. Voila déjà une racine psychopathologique de l'évangile que l'on nomme névrose narcissique et qui teinte la psyché chrétienne générant des angoisses et des débordements violents qui peuvent mener à la folie. Comment un chrétien peut il vivre sa vie et en harmonie avec ses semblables tout en croyant au fond de lui qu'ils seront damné car ils ne reconnaissent pas Jésus comme le fils de Dieu ?

Voici quelques morceaux choisis du délire narcissique du personnage Jésus, il faut bien comprendre comment croyant ou non croyant nous sommes conditionné dans notre arrière plan culturel à ne pas remettre en cause ce type d'assertion sans fondements :

"Je suis la voie, la vérité, la vie. Personne ne vient au Père, si ce n'est par moi. (Jean 14-6)

Aucun sage attestant d'une réalisation spirituelle authentique ne peut avoir la prétention égotique de prononcer de telles paroles qui si il les prononcé attesterai de la récupération du moi des expériences extatiques. Le Bouddha par exemple n'a jamais dit qu'il était le premier, il a énoncé qu'il en a eut d'autres avant lui et qu'il y en aurait d'autres après lui qui proposeraient des enseignements libérateurs et qu'il faisait parti d'une lignée interrompu d'être libéré vivant. On peut dire que sa spiritualité était laïque (je veux parle de l'enseignement du Bouddha, non du bouddhisme) c'est-à-dire universelle et ouverte à toutes celles et ceux qui ressentaient l'appel de la liberté profondément. Il existe aussi de telles aberration dans le bouddhisme religieux qui prend le Bouddha pour un dieu et croit qu'en dehors du bouddha les êtres restent prisonnier du samsara, la connerie est donc bien un trait de névrose largement diffusée dans le cerveau humain …

Puis : "Hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas à moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent." (Jean 15-6)

"Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence." (Luc 19-27)

L'inquisition et les bûchers ardents ont été bien inspiré malheureusement …

Et des menaces paranoïaques :

"Oui, je vous le dis, les gens de cette époque seront punis pour tous." (Luc 11 47-51)

"Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. Aussi, je vous le dis, tout péché ou blasphème sera remis aux hommes. Mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre." (Matthieu 12 30-32).

Je sais qu'il y a toute une approche de la pensée moderne qui veut voir en Jésus que les aspects positifs et se refusent de voir comment c'est l'ensemble de l'approche qui conditionne à la schizophrénie entre un appel à l'amour et des menaces à la punition si l'on ne se soumet pas à son amour …

Et l'on fait porté uniquement porter le chapeau à des déformations de l'enseignement par l'église et puis on en reste là afin d'être spirituellement correct, je dis pourquoi pas, disons alors que toutes les paroles menaçantes de Jésus ont été rajouté par l'église et focalisons nous sur l'enseignement du Jésus des béatitudes. Oui mais …

Selon moi cela ne règle pas le problème de la pensée chrétienne dans son ensemble, car aux yeux de l'église les personnes qui bricolent avec les textes sont des hérétiques …

Il est tout aussi possible que ce soit les paroles les plus douces de Jésus qui furent rajouté pour atténué son égocentrisme prophétique …

Aucun sage qui enseignent la réalisation du divin en soi ne peut avoir la prétention à l'exclusivisme et aux menaces. Car de part sa réalisation spirituelle il connaît que tout est un et que chaque être en son temps peut travailler à révéler la perle qui vit dans son cœur et être libre de toutes formes d'aliénations idéologiques.


Je pense que dans la lignée du dieu jaloux et acariâtre, maudissant ses opposants de l'ancien testament le Jésus des juifs de l'époque a emprunté certaines tonalités autoritaire et dogmatique. Dans Luc 13, avec l'épisode de la tour de Siloé l'on peut voir :

"En ce temps-là survinrent des gens qui informèrent Jésus que Pilate avait mêlé le sang de galiléens à celui de leurs sacrifices , prenant la parole , il leur dit " Pensez-vous que pour avoir subi pareil sort ,ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ?

Non , je vous le dis ; mais si vous ne vous convertissez pas , vous périrez tous pareillement .Ou ces dix-huit que la tour de Siloé a tués dans sa chute , pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non , je vous le dis ,mais si vous ne voulez pas vous convertir , vous périrez tous de même."

Voila comment les missionnaires voyaient les choses, si on ne se convertissez pas vu que l'on était tout de même damné alors autan les tuer rapidement puisque leur vie n'en était plus une …

Éloge du masochisme et de l'automutilation :

"Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne." (Matthieu 5:29)

S'en suivra toutes les abominations que les martyres ont laissé faire sur eux, puis les flagellations des moines, sans compter les instruments tortures pour les incrédules moyenâgeux. D'un point de vue spirituel et psychiatrique l'automutilation est un signe évident de psychose et de haine de soi.

Pour l’Éveillé la réalisation n'admet aucun canal, aucun intermédiaire soi-disant indispensable. Le divin se rencontre directement en soi par une connaissance de première main en le vivant du dedans et c'est tout ce qu'il est nécessaire, pas de croyances, juste oser l'expérience, nous devenons ce que l'on ose Être. L'enseignent spirituel n'est là que pour proposer des indications et de clarification afin d'aider l'autre à devenir son propre maître. Il est même reconnu est attesté que la réalisation spirituelle peut aussi exister dans enseignant spirituel. C'est une idée qui est évidente dans les traditions spirituelles de l'Inde entre autre.

Si ce personnage conceptuel de Jésus avait vraiment eut pour but de proposer un enseignement libérateur, il aurait pu dire : "J'ai réalisé l'unité et je vous le dit en vérité je peux vous montrer le chemin qui mène au Père en vous, car vous êtes tous les fils de dieu. Je ne suis qu'un homme comme vous mes frères et ce que je suis vous pouvez le devenir. Il existe un chemin, entrer en vous-même et libérez vous des lois, des livres, des croyances pour vivre le royaume éternel que vous êtes."

A vous amis chrétiens et aux autres, à quoi bon continuer à vous enchaîner à ce décorum alors qu'il existe des chemins plus sage, plus profond et libérateur qu'une vérité conditionné et qu'un amour conditionnel à un Jésus hypothétique ? Des siècles d'obscurité de l'esprit ne vous ont-t-il pas suffit ? Et si tout ce qui est caché doit être révélé alors ne pouvez vous voir dans mes mots une vérité qui a toujours été et qui peut libérer tous les êtres sans besoin de les maudire, de la convertir, de les aimer par faux-semblant ?

Méditons ensemble sur tout cela…

Le christianisme originel

J.M. d’Ansembourg écrit :


"Nous devons bien constater que les origines du Christianisme restent très mystérieuses et qu’aujourd’hui encore nous en sommes réduits à ébaucher des hypothèses pour tenter de meubler les grands pans d’ombre qui subsistent dans son histoire primitive."

J.M. d’Ansembourg défend "une thèse qui expliquerait bien des malentendus et qu’on ne peut rejeter facilement si on s’efforce réellement de réfléchir à la question en abandonnant tout préjugé (tant clérical qu’anticlérical). Cette thèse a été exprimée par René Guénon dans ses "Aperçus sur l’Esotérisme Chrétien", Edition Traditionnelles, Paris, 1971 :

« Loin de n’être que la religion ou la tradition exotérique que l’on connaît actuellement sous ce nom, le Christianisme, à ses origines, avait, tant par ses rites que par sa doctrine, un caractère essentiellement ésotérique, et par conséquent initiatique. On peut en trouver une confirmation dans le fait que la tradition islamique considère le Christianisme primitif comme ayant été proprement une tarîqah, c’est-à-dire en somme une voie initiatique, et non une shariyah ou une législation d’ordre social et s’adressant à tous ; et cela est tellement vrai que, par la suite, on dut y suppléer par la constitution d’un droit « canonique » qui ne fut en réalité qu’une adaptation de l’ancien droit romain, donc quelque chose qui vient entièrement du dehors, et non point un développement de ce qui était contenu tout d’abord dans le Christianisme lui-même. Il est du reste évident qu’on ne trouve dans l’Evangile aucune prescription qui puisse être regardée comme ayant un caractère véritablement légal au sens propre de ce mot ; la parole bien connue : « Rendez à César ce qui est à César… », nous paraît tout particulièrement significative à cet égard, car elle implique formellement, pour tout ce qui est d’ordre extérieur, l’acceptation d’une législation complètement étrangère à la tradition chrétienne, et qui est simplement celle qui existait en fait dans le milieu où celle-ci prit naissance, par là même qu’il était alors incorporé à l’Empire romain. Ce serait là, assurément, une lacune des plus graves si le Christianisme avait été alors ce qu’il est devenu plus tard ; l’existence même d’une telle lacune serait non seulement inexplicable, mais vraiment inconcevable pour une tradition orthodoxe et régulière, si cette tradition devait réellement comporter un exotérisme aussi bien qu’un ésotérisme, et si elle devait même, pourrait-on dire, s’appliquer avant tout au domaine exotérique ; par contre, si le Christianisme avait le caractère que nous venons de dire, la chose s’explique sans peine, car il ne s’agit nullement d’une lacune, mais d’une abstention intentionnelle d’intervenir dans un domaine qui, par définition même, ne pouvait pas le concerner dans ces conditions ».

« Pour que cela ait été possible, il faut que l’Eglise chrétienne, dans les premiers temps, ait constitué une organisation fermée ou réservée, dans laquelle tous n’étaient pas admis indistinctement, mais seulement ceux qui possédaient les qualifications nécessaires pour recevoir valablement l’initiation sous la forme qu’on peut appeler « christique » ; et l’on pourrait sans doute retrouver encore bien des indices qui montrent qu’il en fut effectivement ainsi, quoiqu’ils soient généralement incompris à notre époque, et que même, par suite de la tendance moderne à nier l’ésotérisme, on cherche trop souvent d’une façon plus ou moins consciente, à les détourner de leur véritable signification ». (p. 9 et 10)


"Il faut reconnaître, commente J.M. d’Ansembourg, que l’argument de Guénon a du poids ! Moïse, en fondant le Judaïsme, lui a donné des livres « législatifs » qui ont réglé toute la société juive (l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, etc.). De même, en transmettant la loi coranique, Mohamet a organisé le monde de l’Islam tant dans le domaine profane que religieux. Le Nouveau Testament n’a pas ce caractère « législatif » ; Guénon en déduit qu’il n’était pas destiné à féconder une religion nouvelle avec une société nouvelle ouverte à tous."

« Mais, poursuit J.M. d’Ansembourg, si les rites chrétiens étaient au départ proprement initiatiques et réservés, comment se sont-ils transformés en une religion s’adressant au public le plus large ? »

René Guénon répond :

« Il a dû s’agir là d’une adaptation qui malgré les conséquences regrettables qu’elle eut forcément à certains égards, fut pleinement justifiée et même nécessitée par les circonstances de temps et de lieu ».

« Si l’on considère quel était, à l’époque dont il s’agit, l’état du monde occidental, c’est à dire de l’ensemble des pays qui étaient alors compris dans l’empire romain, on peut facilement se rendre compte que, si le Christianisme n’était pas « descendu » dans le domaine exotérique, ce monde, dans son ensemble, aurait été bientôt dépourvu de toute tradition, celles qui y existaient jusque-là, et notamment la tradition gréco-romaine qui y était naturellement devenue prédominante, étant arrivées à une extrême dégénérescence qui indiquait que leur cycle d’existence était sur le point de se terminer . Cette « descente », insistons-y encore, n’était donc nullement un accident ou une déviation, et on doit au contraire la regarder comme ayant eu un caractère véritablement « providentiel », puisqu’elle évita à l’Occident de tomber dès cette époque dans cet état qui eût été en somme comparable à celui où il se trouve actuellement. Le moment où devait se produire une perte générale de la tradition comme celle qui caractérise proprement les temps modernes n’était d’ailleurs pas encore venu ; il fallait donc qu’il y eût un « redressement », et le Christianisme seul pouvait l’opérer, mais à la condition de renoncer au caractère ésotérique et « réservé » qu’il avait tout d’abord ; et ainsi le « redressement » n’était pas seulement bénéfique pour l’humanité occidental, ce qui est trop évident pour qu’il y ait lieu d’y insister, mais il était en même temps, comme l’est d’ailleurs nécessairement toute action « providentielle » intervenant dans le cours de l’histoire, en parfait accord avec les lois cycliques elles-mêmes ».

« Il serait probablement impossible d’assigner une date précise à ce changement qui fit du Christianisme une religion au sens propre du mot et une forme traditionnelle s’adressant à tous indistinctement ; mais ce qui est certain en tout cas, c’est qu’il était déjà un fait accompli à l’époque de Constantin et du Concile de Nicée, de sorte que celui-ci n’eut qu’à le « sanctionner », si l’on peut dire, en inaugurant l’ère des formulations « dogmatiques » destinées à constituer une présentation purement exotérique de la doctrine. Cela ne pouvait d’ailleurs pas aller sans quelques inconvénients inévitables, car le fait d’enfermer ainsi la doctrine dans des formules nettement définies et limitées rendait beaucoup plus difficiles, même à ceux qui en étaient réellement capables, d’en pénétrer le sens profond ; de plus, les vérités d’ordre plus proprement ésotériques, qui étaient par leur nature même hors de la portée du plus grand nombre, ne pouvaient plus être présentées que comme des « mystères » au sens que ce mot a pris vulgairement, c’est à dire que, aux yeux du commun, elles ne devaient pas tarder à apparaître comme quelque chose qu’il était impossible de comprendre, voire même interdit de chercher à approfondir. Ces inconvénients n’étaient cependant pas tels qu’ils pussent s’opposer à la constitution du Christianisme en forme traditionnelle exotérique ou en empêcher la légitimité, étant donné l’immense avantage qui devait par ailleurs, ainsi que nous l’avons déjà dit, en résulter pour le monde occidental ; du reste, si le Christianisme comme tel cessait par là d’être initiatique, il restait encore la possibilité qu’il subsistât, à son intérieur, une initiation spécifiquement chrétienne pour l’élite qui ne pouvait s’en tenir au seul point de vue de l’exotérisme et s’enfermer dans les limitations qui sont inhérentes à celui-ci ; mais c’est là encore une autre question que nous aurons à examiner un peu plus tard ».

« D’autre part, il est à remarquer que ce changement dans le caractère essentiel et, pourrait-on dire, dans la nature même du Christianisme, explique parfaitement que, comme nous le disions au début, tout ce qui l’avait précédé ait été volontairement enveloppé d’obscurité, et que même il n’ait pas pu en être autrement. Il est évident en effet que la nature du Christianisme originel, en tant qu’elle était essentiellement ésotérique et initiatique, devait demeurer entièrement ignorée de ceux qui étaient maintenant admis dans le Christianisme devenu exotérique ; par conséquent, tout ce qui pouvait faire connaître ou seulement soupçonner ce qu’avait été réellement le Christianisme à ses débuts devait être recouvert pour eux d’un voile impénétrable ».

(René Guénon,
"Aperçus sur l’Esotérisme Chrétien"

41 comments:

  1. Anonymous11:04 AM

    Belle exégèse superficielle d'une personne ayant une approche simpliste de la psyché humaine d'une part et de la spiritualité d'autre part.
    Aucune allusion, par exemple, à la notion de maïeutique projective. Tous les mythes de héros sont basés sur les principes de cette maïeutique.
    Analyser l'Odyssée selon une exégèse aussi sommaire et simpliste que cette exégèse des évangiles aboutirait à des conclusions aussi grotesques.
    La démocratie a tant gonflé l'ego du citoyen que tout profane se prend aujourd’hui pour un initié.

    C'est à cela que sert l'ésotérisme ... ne pas jeter la "perle au cochon". Désolé pour l’expression.
    CQFD

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    1. Michael11:51 AM

      Pour information cet article n'a pas pour vocation d'expliciter une symbolique ésotérique ou une herméneutique christocentrée. Mais comprendre comment un texte que la très très grande majorité des chrétiens ont apprit et apprennent de manière littéral a influencé la psyché d'une civilisation. Il est important selon moi de replacer le but et le contexte de cet article au regard des campagnes d'évangélisations et du replis identitaire qui se renforcent un peu partout sur le globe et qui sont le fruit d'individus lisant à la lettre les évangiles et les appliquant. Ainsi il est intéressant de constater l'auto-conditionnement d'un texte par le phénomène arbitraire du processus psychique de la croyance.

      Ensuite, je vous invite au regard de ce que j'énonce à revoir ce texte au regard du réel de son impact sur les esprits non initié à l’herméneutique et comprendre comment ce texte peut façonner leur vision du monde et causer des désordres en eux et autour d'eux. Nous sommes à une période de notre histoire où l'accélération de la désagrégation civilisationnelle presse les chrétiens (et les autres) à l'urgence messianique profane (c'est à dire extériorisant le sens intérieur du messie en tant qu'ère de conscience) et met en mouvement des centaines d'organisation évangélique, campagne de manipulation en vu de la conversion de masse, stratégie géo-politique pour favoriser le chaos qui doit précéder l'arriver messianique ...

      CQFD ;-)

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  2. Anonymous1:21 PM

    Il n'y a donc pas que la mitre du pape Pie qui pue.
    Et je ne parle même pas du pape Illon, appelé à régner !
    ...

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    1. Anonymous7:21 PM

      Le règne exotérique appartient à César ou au Pape.
      La politique et la religion sont affaires profanes.
      La spiritualité cherche le règne intérieur.

      Le sacré et le mystère ne s'accordent à aucun "-isme".

      Même "l'ésotérisme" constitue un abus de langage car toute institutionnalisation pervertit inévitablement l’approche du sacré.
      Le mystère ne s’enferme dans aucun carcan.
      L’approche authentique du mystère ne peut qu’être individuelle et non institutionnelle.
      Toute voie ésotérique authentique reste nécessairement non institutionnelle et donc "l’ésotérisme" ne peut être qu’une ineptie.

      C’est sur ce point que la "tradition" de Guénon ou autre "ésotérisme" apparait inévitablement comme suspecte.

      Quant au christianisme et au bouddhisme, leurs institutionnalisations respectives en font de facto des voies contre-initiatiques, sans exception.

      L'humour est de ce point-de-vue plus proche du mystère.
      Bien à vous.

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  3. Anonymous7:01 PM

    A chacun sa lecture (1)

    La forme littéraire extérieure des textes des traditions abrahamiques remplissent plusieurs rôles dont notamment une fonction de prosélytisme et une fonction de catéchèse. Ces deux premières fonctions visibles, exotériques, pas toujours conciliables en un même texte rendent la forme textuelle souvent contradictoire et révèlent alors des absurdités évidentes à une exégèse strictement littérale, comme l’est systématiquement toute approche profane.
    Certains détails à vocation prosélyte sont aussi communs, évidemment, à d’autres traditions car les artifices du prosélytisme n’ont nul besoin d’être sophistiqués ou originaux pour embobiner la naïveté populaire.
    Mais certains de ces détails remplissent par contre d’autres fonctions qui n’apparaissent qu’à l’approche ésotérique, à laquelle un auteur comme Guénon a eu partiellement accès.
    Certains traits à déceler par une lecture entre les lignes ont une influence sur les couches profondes et inconsciente de la psyché, à l’insu de l’adepte ou du simple prêtre.
    Une analyse critique rationnelle des textes (comme celle du littéraire ou celle de l’historien) passe immanquablement à côté de cette trame cachée. Une telle lecture de surface conclut à des maladresses ou à des incohérences du texte alors que les articulations latentes, invisibles au regard profane, témoignent au contraire d’une profonde connaissance des ressorts inconscients de la psyché humaine.

    La coquille extérieure de ces textes est d’abord construite pour traverser les cultures populaires à travers les âges.
    L’historien se doit de constater que cette forme est très efficace car des textes apparemment très naïfs ont pourtant traversé des siècles d’Histoire humaine. Les aspects les plus naïfs remplissent généralement cette seule fonction de catéchèse prosélyte.

    Sous la coquille se trouve alors une première trame adressée aux structures conscientes et inconscientes de la psyché humaine. Des approches symboliques ou psychanalytiques, comme celles de Paul Diel ou de Jean-Yves Leloup, par exemple, parviennent à mettre en évidence certains aspects de ce contenu, inaccessible à la lecture littérale première.

    Encore plus profond se trouve une trame archétypale dont la portée est de structurer la trame historique humaine. Certains prophètes ont partiellement accès à cette trame. Ce qui fait croire à la lecture historique littérale que les paroles de ces prophètes "prédisent l’avenir" alors que le jeu est plus subtil. Les "prophéties" reflètent la trame archétypale qui sous-tend l’Histoire ; elles ne constituent pas une vision du futur exotérique mais un reflet du présent inconscient et ésotérique.
    Des reflets fugaces de cette trame apparaissent aussi dans certains aspects exotériques des textes canoniques mais ne sont jamais interprétés sous cet angle par les exégèses exotériques.

    Certains aspects, absurdes en apparence, de la coquille ou de la première couche latente ont en fait une importance cruciale en relation avec la trame archétypale.

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  4. Anonymous7:04 PM

    A chacun sa lecture (2)

    Toute lecture exotérique s’arrête aux absurdités de surface pour en tirer des conclusions hâtives et erronées quant à la validité de la forme du texte et à sa portée.
    Ces exégèses superficielles permettent au profane orgueilleux de satisfaire son ego en se persuadant avoir démonté "la supercherie" et de s’en vanter dans certaines publications profanes.
    Ces exégèses aussi ostentatoires que vaines sont comparables aux gesticulations de Don Quichotte se démenant contre des moulins à vent.

    Aucune d’entre elles ne réussit pourtant à perturber le bon fonctionnement historique des articulations latentes de ces textes.
    Ces textes fondent, contre vents et marées, des traditions qui traversent des siècles d’Histoire en formant la psyché individuelle et collective à l’insu de la culture exotérique.

    Ces lectures ne sont pas non plus exhaustives.
    Elles s’ouvrent aussi, entre autres, sur d’autres considérations en relation avec la gnose ou avec l’ontologie, lesquelles restent encore plus inaccessibles à la lecture exotérique et à l’approche profane.
    Une formation philosophique et symbolique pointue s’avère nécessaire pour ouvrir l’accès à de telles lectures, fermées à la culture populaire.

    En ce qui concerne les textes des traditions abrahamiques, ces articulations latentes sont le fruit de traditions ésotériques sous-jacentes à l’Histoire humaine depuis avant la civilisation sumérienne.
    Les traditions abrahamiques sont le fruit de l’ésotérisme sumérien, lequel n’est qu’une manifestation de trames encore plus profondes et inaccessibles.
    Ceci relève alors du "mystère".

    L’analyse profane du texte présenté ici se situe à mille lieues de toute approche du mystère et témoigne plutôt des gesticulations de l’ego profane.
    L’allusion à Guénon ne suffit pas à donner le change.
    Seul le profane reste dupe.

    Qui n’a pas accès à l’ésotérisme sumérien reste aveugle à ces diverses lectures ésotériques des textes abrahamiques.
    Cet accès ne se fait pas non plus par l’intermédiaire d’institutions humaines.

    Cet ésotérisme se joue d’ailleurs des institutions humaines, depuis des millénaires, pour brouiller les pistes et égarer les profanes impétueux.
    Il ne suffit pas de faire le coq et agiter son passage en loge pour avoir accès au mystère ... bien au contraire.

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  5. Anonymous7:04 PM

    A chacun sa lecture (3)

    Pour revenir au bouddhisme, évoqué ici, cette tradition principalement exotérique reste au stade d’une phénoménologie (donc par définition exotérique et diamétralement opposée à la notion de "mystère"), une phénoménologie particulièrement réductrice et à portée principalement populaire. Cette phénoménologie apparait déjà absurde, au premier regard, du simple aspect ontologique et ses aspects prétendument ésotériques sombrent systématiquement dans le risible et le farfelu (le kalachakra, par exemple, bat les records du comique de l’occultisme de bazar).
    Sa récupération dans les tendances new age ne constitue alors pas une surprise.
    Inutile de s’attarder en digressions pour démontrer ici l’inconsistance philosophique de cette tradition exotérique populaire.

    Une époque magistralement profane comme celle de la décadence actuelle ne pouvait que voir l’expansion médiatique des traditions inspirées du bouddhisme et le passage temporaire à la discrétion culturelle de l’ésotérisme d’origine sumérienne.
    Ainsi va l’Histoire.

    Pourtant, à l’insu de tous (ou presque), c’est toujours l’ésotérisme sumérien qui tire les ficelles historiques de notre époque ... comme en témoignent d’ailleurs les prévisions multiséculaires issues de cet ésotérisme et ayant trouvé malgré tout écho dans la culture exotérique ... écho évidemment peu audible aux sourdes oreilles actuelles.

    Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    Ainsi va la vie.

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  6. Anonymous3:04 AM

    A chacun sa lecture (4)

    A titre d’exemple et abordé ici sommairement, le récit de la passion de Jésus est truffé d’éléments symboliques et archétypaux liés tant à la structuration de la psyché humaine individuelle et collective qu’à la trame archétypale historique.
    Ce passage concentre entre autres les quatre symboles historiques premiers (bâton, épée, denier, coupe).
    Les lectures exotériques restent aveugles à la signification profonde de ces éléments et à leurs diverses portées. Elles proposent alors à la lecture de ces textes des interprétations tout à fait inadéquates, concluant à tort à une construction littéraire naïve destinée à un imaginaire populaire crédule.

    Par exemple, l’épisode de la trahison de Judas et des trente deniers correspond tant à des processus de structuration de la psyché profonde (qu’une lecture psycho-symbolique comme celle de Paul Diel, par exemple, peut révéler partiellement) qu’à des articulations de la trame historique planétaire.
    Les trente deniers sont liés au même registre archétypal que le dieu sumérien Sin, aussi nommé dieu trente. Archétype indissociable des traditions abrahamiques.
    Selon le mythe fondateur de ces traditions religieuses, le fondateur Abraham était originaire de la ville d’Ur, centre de culte du dieu Sin. Avant la création de ces traditions, l’entourage d’Abraham baignait dans les antiques traditions sumériennes. Le pentateuque de l’ancien testament est une copie manifeste des mythes sumériens antérieurs.

    Derrière toutes ces "intrigues symbolico-religieuses" se cache sans conteste le reflet de l’ésotérisme sumérien, lequel échappe depuis des millénaires à toute analyse exotérique sérieuse, alors qu’il tire manifestement en coulisses les ficelles de l’Histoire.
    La dernière diversion à portée populaire, écartant le profane d’une approche adéquate de l’aspect sacré de ces antiques traditions sumériennes, est constitué des interprétations fantaisistes et peu spirituelles de l’auteur de science-fiction, Anton Parks, lequel interprète ces textes sumériens selon une idéologie matérialiste aussi inspirée que le cinéma hollywoodien.

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  7. Anonymous3:05 AM

    A chacun sa lecture (5)

    Selon une approche moins profane des textes religieux et à titre d’exemple ...
    Historiquement, cette articulation évangélique évoquée par le symbole des "trente deniers" reflète la partie de la trame archétypale liée au passage du temps des deniers, lequel commence en 1542, date charnière de cette trame archétypale de l’Histoire planétaire.
    En 1542, de nombreux évènements symboliques historiques se sont produits.
    Création de la tristement célèbre congrégation pour la doctrine de la foi.
    Décision d’organiser le Concile de Trente (tiens !), reporté pour cause d’actualité politique.
    Début symbolique de l’essor capitaliste (deniers !), avec la publication de Charles Dumoulin sur la libéralisation de l’usure (avant Calvin).
    Vente de l’abbaye de Glastonbury, associée au graal (symbole de la coupe, postérieur aux deniers), confisquée auparavant par la "couronne" d’Angleterre, vecteur ultérieur de propagation planétaire du capitalisme.
    Impression (la publication sera reportée à l’année suivante pour cause de santé) du livre révolutionnaire de Copernic, marquant le passage d’une vision mythologique de l’Histoire à une vision scientifique, marquant aussi symboliquement le passage culturel global du qualitatif au quantitatif, cette nouvelle mythologie donnant la priorité à la notion de mesure.
    Exportation par-delà les mers de l’archétype de Sin, plantant les racines de ce qui deviendra le double centre contemporain du développement de la "bête de la mer", la culture numérique : en 1542, implantation des traditions abrahamique en Californie et au Japon, les deux foyers actuels de l’idéologie numérique et du transhumanisme.
    La Californie ayant entretemps vécu la ruée vers l’or, expression manifeste du symbole des deniers. Le Japon ayant subi, lui, la manifestation la plus morbide de la dérive quantique (l’équivalence masse-énergie version militaire nucléaire).

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  8. Anonymous3:06 AM

    A chacun sa lecture (6)

    Evidemment, à la lecture exotérique et profane, cet épisode des trente deniers de Judas apparait simplement comme une absurdité, tant du point-de-vue de la cohérence narrative du récit de la passion que de la vraisemblance historique de cette trahison loufoque auprès du Sanhédrin, d’autant plus pour quelques pièces.
    Ces lectures exotériques passent à côté de ces détails et n’y voient qu’incohérebnce littéraire et crédulité du fidèle.

    Les nombres douze et treize sont aussi intimement liés aux traditions astronomiques sumériennes et à leur comptage du temps selon les luminaires. Découpage de l’année solaire en douze mois lunaires, complétés régulièrement d’un treizième pour que tout rentre dans l’ordre, suite au décalage annuel (12 fois 30 fait 360 jours ... et non une année complète).
    Ce treizième qui vient compléter l’imperfection des douze pour que tout rentre dans l’ordre cosmique participe aussi de manière flagrante du registre symbolique de Sin.
    Les évangiles, comme l’ancien testament, sentent à plein nez l’influence de l’ésotérisme sumérien.

    Au-delà de ces influences antiques premières, les textes évangéliques offrent un éventail infini d’exégèses allant de la lecture exotérique à la lecture ésotérique.

    Chacune de ces lectures révèle en réalité le niveau initiatique du lecteur.
    Un lecteur qui n’y lit que naïveté et création littéraire bancale témoigne en fait de son piètre niveau spirituel et initiatique et de son inaptitude à toute exégèse ésotérique.

    Comparer ces textes à la mièvrerie de la phénoménologie psychologique du bouddhisme, mode séductrice populaire, témoigne simplement de la décadence initiatique contemporaine.

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  9. Anonymous3:06 AM

    A chacun sa lecture (7)

    A tout lecteur curieux, ouvert d’esprit tout en restant animé de vigilance critique,
    bonne lecture approfondie des évangiles ... et de toute création littéraire ... occidentale, orientale ou autre.

    L’exégèse est un apprentissage sans fin.

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  10. Anonymous3:27 AM

    Les maîtres "éveillés" du bouddhisme zen savent-ils que le Japon est sous influence occulte sumérienne ?
    Peu probable.
    Le dalaï lama sait-il que la montre (en numération sexagésimale sumérienne) qu'il porte habituellement au poignet et qu'il portait encore en fanfaronnant en juin dernier sur une scène du festival de Glastonbury est une signe de l'emprise occulte de Sin ?
    Peu probable.

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    1. Anonymous3:35 AM

      Le symbole de la roue, omniprésent dans le bouddhisme, est une invention sumérienne.
      Les bouddhistes le savent-ils ?

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    2. Anonymous8:23 AM

      Le satori, par son lessivage abusif et contre-initiatique du mental coupe tout accès à l'ésotérisme.
      Cela libère-t-il pour autant l'être de toute emprise occulte ? L'histoire du Japon prouve que non.
      Évacuer du mental la théorie de la gravitation ne libère pas de la pesanteur terrestre ... sauf dans l'imaginaire jusqu'à la schizophrénie.
      Le satori reste une illusion de la maya ... une de plus.

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    3. Anonymous8:26 AM

      La technique de l'autruche n'est pas une voie spirituelle.
      Le déni est un dysfonctionnement du mental non une libération.

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  11. Anonymous3:31 AM

    Epître à Timothée.
    " En effet, un moment viendra où certains ne voudront plus écouter l’enseignement juste. Mais ils suivront plutôt leurs désirs. Ils feront appel à une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils ont envie d’entendre.
    Ils fermeront leurs oreilles à la vérité et ils les ouvriront pour écouter des histoires fausses.
    Mais toi, sois raisonnable en toutes choses. Supporte la souffrance, travaille à annoncer la Bonne Nouvelle, sois un parfait serviteur de Dieu. "

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  12. Anonymous10:40 AM

    Six cents, soixante et six en numération sumérienne (et non 666 en numération décimale) (1)

    Le texte de l’apocalypse de Jean ne fait pas référence à la numération décimale comme la lecture exotérique le laisse supposer servant alors de base une suite innombrable d’interprétations aussi fantaisistes que profanes.

    La lecture ésotérique dévoile une référence manifeste au registre symbolique de Sin.

    Le nombre six.
    Le six symbolise la structure élémentaire de l’espace euclidien. Le bâton symbolise le passage du stade nomade au stade sédentaire puis urbain. De la vie nomade à la vie sédentaire. Bâton du berger, du pèlerin, de Moïse durant l’exode il devient aussi le symbole de la fin de l’exode. Il constitue alors le premier instrument de mesure agraire. Le compas et l’équerre ne sont que des emplois secondaires et bricolés du bâton. L’usage du seul bâton permet déjà de tracer tant des cercles que des lignes orthogonales.
    L’angle étalon le plus élémentaire se dessine à l’aide du bâton : l’angle construit sur deux côtés du triangle équilatéral. Cet angle élémentaire vaut un sixième de l’angle plein euclidien.
    Pour un polygone régulier à n angles, l’angle extérieur vaut 1/n de l’angle plein. L’angle intérieur, son supplémentaire, vaut alors 1/2 moins 1/n.
    Dans le cas du triangle, l’angle intérieur vaut donc un 1/6 (= 1/2 – 1/3) de l’angle plein.
    Par une métrique géométrique élémentaire fondée le bâton et cet angle étalon, l’angle plein euclidien vaut ainsi nécessairement six angle étalons. Le nombre six symbolise alors la métrique la plus élémentaire de l’espace euclidien.
    La métrique euclidienne reste valable en première approximation pour les vitesses infra-luminiques. Six symbolise alors la métrique élémentaire de l’espace-temps approximatif euclidien.
    A partir de ce bâton et de cet angle élémentaire, il est aisé de construire un hexagramme régulier, symbole de cette métrique.
    L’hexagramme, dans son interprétation la plus fondamentale, symbolise la structure métrique du monde matériel. Plus généralement, il symbolise les tendances matérialistes : le monde. En ésotérisme, il constitue l’emblème du "prince de ce monde". En religion, il se réfère au culte des forces de la nature sous leur aspect le plus matériel et primitif.

    Le nombre douze.
    Avec le même bâton, il est tout aisé de doubler cet hexagramme en le décalant d’un quart de tour pour construire ensuite un dodécagramme (12 angles). L’ésotérisme sumérien a accordé à ce découpage du cercle en douze une importance particulière du fait de sa proximité avec le nombre de cycles lunaires en un an. Le dieu Sin se nomme le dieu trente mais aussi le dieu lune. Trente est le nombre approximatif de jours d’un cycle lunaire. Ce cycle lunaire s’insère ensuite douze fois dans l’année. Une année "lunaire" vaut alors 360 jours.
    L’astronomie sumérienne a retenu ce découpage du cercle en 360 degrés. Le nombre 360, lié aux deux luminaires constitue aussi un nombre très pratique en géométrie et en numération car il offre une série intéressante de diviseurs (1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 12, ..., trente, quarante, ..., soixante, ...).

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  13. Anonymous10:41 AM

    Six cents, soixante et six en numération sumérienne (et non 666 en numération décimale) (2)

    Le nombre sept.
    Le nombre sept apparait alors comme transcendant la structure des forces naturelles. Il symbolise le passage à une spiritualité "métaphysique". Dans la mythologie abrahamique de la génèse, le monde physique est créé en six jours alors que dieu, transcendant la création, se réserve un septième jour. Le sept symbolisant alors une transcendance du registre symbolique naturel de Sin.
    La religion sumérienne primitive s’arrête au culte des forces naturelles et ne fait pas d’allusion à une déité transcendant la nature. Le dogme navigue entre un polythéisme et un panthéisme mondains, limités aux forces de la nature.
    L’épisode d’Abraham apporte la dimension métaphysique transcendant le monde, royaume de Sin.
    C’est sous l’influence du sept qu’Abraham quitte la ville d’Ur, temple de Sin. Mais la symbolique de Sin restera, depuis cette innovation dogmatique, dans l’ombre des traditions abrahamiques et de leur expansion planétaire.

    Le nombre treize.
    Cette approximation de 360 jours de l’année "lunaire" entraîne un décalage annuel de cinq jours (et un quart). Décalage corrigé aujourd’hui par les mois de 31 jours, le quart étant corrigé par les années bissextiles.
    A l’époque des mois de trente jours, liés au registre symbolique de Sin, cette correction se faisait par l’ajout régulier d’un treizième mois.
    Le treize venait alors compléter le douze pour rétablie l’ordre cosmique.
    Ce symbole se retrouve dans les douze apôtres fidèles à Jésus.
    Il apparaît aussi dans la symbolique du graal où le siège périlleux, le treizième resté vide, est réservé au chevalier qui vient rétablir l’ordre cosmique.

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  14. Anonymous10:42 AM

    Six cents, soixante et six en numération sumérienne (et non 666 en numération décimale) (3)

    Le nombre soixante.
    Le découpage du cercle en soixante parts égales ne peut se faire à l’aide du seul bâton.
    Il faut d’abord construire un pentagone ou un pentagramme.
    Pour une telle construction, un étalon de mesure "extensible", un étalon variable est nécessaire : l’écart du compas.
    Grâce à une construction rudimentaire, incluant notamment le nombre d’or, il devient alors aisé de construire ce pentagramme.
    Ce pentagramme symbolise alors l’intervention humaine sur cette métrique primitive de la nature symbolisée, elle, par l’hexagramme.
    La forme du pentagramme, selon une analogie fortuite (a priori), représente conjointement le corps humain (la tête et les quatre membres).
    Le pentagramme introduit alors la "mesure d’homme" (à laquelle l’apocalypse de Jean fait allusion) dans la métrique de l’hexagramme du monde naturel matériel.
    En faisant alors tourner le pentagramme sur chaque sommet de l’hexagramme, on obtient enfin un découpage exact du cercle en soixante parts égales.
    Le nombre soixante est ainsi, en géométrie ésotérique, le fruit de l’intervention du "nombre d’homme" (le cinq du pentagramme) sur le nombre six (de l’hexagramme) symbole du monde matériel.

    Le nombre six cents.
    Les calendriers lunaires et les calendriers solaires comportent un décalage.
    Les chaldéens avaient d’abord remarqué qu’une période de soixante ans (encore !) annulait presque ce décalage en remettant le compteur périodiquement presqu’à zéro.
    Obsédés par la recherche de la perfection de l’ordre cosmique, ils remarquèrent aussi rapidement que l’imprécision de cette correction valait environ un dixième.
    En multipliant cette période de soixante ans (le sossos) par dix, ces astrologues obtinrent alors le Néros, période de soixante ans au terme de laquelle les calendriers lunaire et solaire revenaient en concordance cosmique.
    (Cette version de la "grande année" ne doit pas être confondue avec celle fondée sur la précession des équinoxes dont la durée est différente.)

    Le nombre de la "bête" : "six cents, soixante et six" incluant cinq, le "nombre d’homme".
    Ce nombre inclus dans l’apocalypse de Jean constitue ainsi une référence explicite à la symbolique sumérienne et plus particulièrement au registre symbolique de Sin.


    Libre à chacun de poursuivre cette approche symbolique selon sa propre inspiration.

    Bon amusement.

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  15. Anonymous12:55 PM

    Six cents, soixante et six en numération sumérienne (et non 666 en numération décimale) (4)

    Petite correction de la distraction mathématique que chacun avait remarquée et corrigée : le néros vaut dix sossos donc dix fois soixante ans, sa durée équivaut ainsi à une période totale de six cents ans.
    D'où le "nombre de la bête" du texte de l'apocalypse : six cents, soixante et six.
    Nombre intimement lié aux divers découpages spatio-temporels du monde matériel, dans la symbolique sumérienne primitive.
    Nombre n’incluant donc pas le sept du dieu transcendental et métaphysique d’Abraham, célébré le septième jour succédant à la création en six jours du monde physique.
    Ce nombre n’inclut pas non plus le "treizième homme" de la symbolique des évangiles et du graal. L’homme venant rétablir l’ordre cosmique par une intervention métaphysique, transcendant la structure physique du monde.

    Le symbole de "fils de dieu", inclus aux évangiles, cherche à unir dans une dialectique complémentaire ces deux nombres sept et treize, symboles complémentaires de l’ordre cosmique rétabli par intervention divine métaphysique transcendentale.

    Cette double lacune d’une symbolique limitée au "nombre de la bête" correspond à la contre-initiation matérialiste strictement mondaine.

    Le symbole de "fils de dieu" joue aussi son rôle dans la maïeutique projective et les processus d’individuation de la psyché humaine.

    Evidemment, les exégèses profanes qui cherchent à interpréter l’expression "fils de dieu" selon une lecture littérale simpliste aboutissent à des conclusions farfelues et peu spirituelles.

    Une exégèse bien plus fine et moins prosaïque s’impose.

    Bon amusement.

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    1. Anonymous5:48 PM

      Aucune exégèse symbolique n'étant exhaustive, chacun restera libre d'interpréter l'hexagramme du sionisme selon sa propre inspiration.
      Rappelons que le sionisme moderne reste une option politique ne récoltant pas l'unanimité chez les guides spirituels juifs contemporains.
      Politique et spiritualité font rarement mariage heureux.

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    2. Anonymous5:52 PM

      Petit bonjour d'Orval à mes amis du Mossad. A bientôt.

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  16. Anonymous2:54 PM

    Un peu d’ontologie (1).

    Le soi individuel est une "existence sans essence".
    Son existence est réelle et constitue le principe irréductible de l’ipséité. Son essence est illusoire et fonde la "vacuité du soi" de la phénoménologie bouddhique.
    Le bouddhisme commet l’erreur de confondre existence et essence du soi. De la vacuité de "l’essence du soi", il conclut abusivement à la vacuité de "l’existence du soi". Ce n’est pas la seule approximation de cette philosophie sommaire.

    Toute union fusionnelle des "soi" individuels est une absurdité et un leurre grossier de ce genre de phénoménologie. Ce dogme erroné tend par ailleurs à stimuler les instincts grégaires de l’adepte, régression contre-initiatique magistrale, et risque de faire basculer la société entière vers le totalitarisme (comme l’histoire des traditions bouddhiques l’a déjà démontré). La propagation de ce dogme peut alors être orchestrée en coulisses par des lobbies visant à créer une religion totalitaire mondiale, proche des dérives new age.

    Si cette fusion ontologique était possible, chacun accéderait à une conscience collective commune, illusoire ou non. Alors que la réalité est tout autre : chacun a accès à une conscience personnelle individualisée, même si celle-ci est marquée par la "vacuité d’essence" de la conscience (l’illusion de la māyā).
    Si l’essence du soi est illusoire, la multiplicité d’existence des "soi" n’est quant à elle pas illusoire. La superstition d’union fusionnelle des "soi" reste une fausse croyance du mental participant de l’illusion de la māyā. Chaque "soi" vit sa propre "illusion individuelle" et non une illusion collective commune. Bien qu’illusoire par nature, cette illusion reste donc multiple et pas une.

    Les phénomènes apparaissant à chaque conscience sont eux des "essences sans existence" : c’est la "vacuité des phénomènes". Cette vacuité, elle, est double. Vacuité d’essence et vacuité d’existence.

    Pour résumer.
    Le "soi" individuel : vacuité d’essence mais réalité d’existence.
    Les "soi" individuels : vacuité de fusion mais réalité de multiplicité.
    Les "phénomènes" : vacuité d’essence et d’existence. Vacuité de multiplicité, au niveau de la conscience individuelle (illusion de la māyā). Réalité de multiplicité des consciences individuelles : les individus ne partagent pas la même conscience, sinon l’éveil d’une seule se communiquerait instantanément à toutes.

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  17. Anonymous2:54 PM

    Un peu d’ontologie (2).

    Le soi divin.

    Il reste marqué du sceau du "mystère". Cette approche distingue fondamentalement l’ésotérisme de la religion dogmatique.
    Selon l’approche ontologique stricte, rien ne peut être affirmé ou nié quant à son existence ou son essence.

    La foi reste une démarche autre. Elle n’entre pas dans le cadre de l’ontologie mais peut avoir toutefois certains aspects initiatiques et maïeutiques. Cette foi se pervertit en dogmatisme quand elle tente de se traduire en affirmations d’ordre ontologique, registre qui n’est pas le sien. Cette foi reste un acte individuel et chercher à l’imposer à autrui par endoctrinement sectaire constitue une absurdité. Chercher à l’anéantir chez autrui reste tout aussi absurde sauf lorsque celle-ci se pervertit en croyances inopportunes. La croyance est une perversion de la foi en dogmatisme ontologique. Aider un être empêtré dans ses croyances reste une démarche altruiste salutaire, lui saper sa foi est par contre fortement contre-initiatique.

    Le dilemme se pose lorsque la foi d’autrui est principalement étayée par des croyances ontologiquement erronées. Le jeu devient alors particulièrement acrobatique ... surtout si des croyances erronées ont exercé malgré tout un effet maïeutique psychiquement bénéfique. Une rectification ontologique risquerait alors de "jeter le bébé avec l’eau du bain". Ce genre de précautions n’interpelle que rarement le fanatisme laïc du franc-maçon intégriste ... ou quelque fanatisme.

    Que dire alors du mystère du soi divin ? Rien sinon dans sa relation au soi individuel.
    Le discours ontologique s’égarerait à poser des hypothèses invérifiables quant à l’existence et l’essence du soi divin.
    Cet interdit ontologique permet toutefois d’affirmer la distinction d’existence et d’essence entre le soi individuel et le soi divin.
    Ce qui se situe à la limite du paradoxal puisque le silence ontologique est de mise quant au soi divin seul.
    Toutefois cette distinction, ontologiquement paradoxale, reste une protection salutaire contre toute dérive égotique qui chercherait à inclure erronément et de manière fusionnelle le soi divin dans le soi individuel.

    Certaines perversions exotériques (fréquentes dans le new age) présentent abusivement la possibilité d’union fusionnelle du soi individuel et du soi divin ("du soi et du Soi", comme le proposent ces voies fortement contre-initiatiques au service de la démesure de l’ego et fréquentes aussi chez les gourous).

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  18. Anonymous2:55 PM

    Un peu d’ontologie (3).

    De ce point-de-vue, la notion de "fils de dieu" présente dans les évangiles, permet d’éviter cette récupération égotique en distinguant nettement le soi individuel et le soi divin tout en maintenant la relation spirituelle et initiatique.

    Le discours spirituel peut ainsi proposer diverses approches à portée symbolique et maïeutique comme le font les mythes religieux inspirés à condition de ne pas les présenter comme des vérités d’ordre ontologique mais comme des supports symboliques de maturation de la psyché. Cette démarche se rapproche de celle d’auteurs comme Paul Diel, par exemple.

    La notion de "fils unique de dieu" constitue un autre garde-fou contre les tentatives de récupération fusionnelle par l’ego.
    Les évangiles ne proposent pas cette version de "fils unique", le discours de Jésus invite chacun à se considérer également comme "fils de dieu". Le dogme de "fils unique" est postérieur aux temps évangéliques.
    Lui serait alors préférable la notion de "fils premier", au sens spirituel, plutôt qu’unique, pour préserver l’intégrité de la relation entre soi individuel et soi divin.
    Cette notion permet aussi de travailler intérieurement sur l’humilité spirituelle mais aussi sur l’humilité ontologique fondamentale.
    En quoi cette notion est-elle dérangeante chez les opposants au symbole ainsi proposé ?
    Elle dérange surtout la volonté de puissance de l’ego du profane qui cherche instinctivement à devenir lui-même un dieu à part entière. Démarche absurde du point-de-vue ontologique : le soi individuel n’est pas le soi divin, il existe entre les deux une distance relationnelle mais non fusionnelle marquée en outre du sceau du mystère. Démarche aussi fortement contre-initiatique du point-de-vue de la maturation psychique. L’enfant immature cherche à être l’enfant unique et réceptacle d’un amour fusionnel absolu.
    La volonté de retour à cette union fusionnelle fœtale constitue une monstruosité selon la simple approche de la maturation de la psyché individuelle saine.

    Il existe aussi, entre autres, une autre approche à portées diverses (maïeutique, symbolique, ontologique) proposée par le registre symbolique de la "dame à l’enfant" liée à la symbolique des évangiles et du graal. Symbolique plus ésotérique (et développée par la tradition ésotérique johannite) que le symbole de "fils de dieu", lequel fonde les traditions exotériques
    Mais ceci est une autre histoire.

    Quoi qu’il en soit, aborder l’expression symbolique de "fils de dieu", incluse dans la symbolique évangélique au sens large, à partir d’une lecture littérale ou d’une phénoménologie réductrice comme la phénoménologie bouddhique de la vacuité (laquelle est déjà approximative et erronée) ne permet en rien d’apporter une exégèse intelligente et spirituellement pertinente.

    La spiritualité demande des approches plus fines et mieux adaptées.

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  19. Anonymous8:06 PM

    ça fait quand même un sacré moment que ça dure toutes ses conneries ^^

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    1. Anonymous1:04 AM

      petit à petit ... l'oiseau fait son nid.
      Nous sommes dans la préhistoire.

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    2. Anonymous1:07 AM

      "Sacré", comme vous dites.

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    3. Anonymous1:20 AM

      En comparant l'humain dit "civilisé" aux derniers représentants des peuples primitifs, on a en effet du mal à saisir où tout cela nous mène ... si cela nous mène quelque part.
      Peut-être n'est-ce qu'un mauvais rêve.
      A-t-on encore la possibilité d'échapper à ces emprises historiques ?
      L'ermite y arrivait.
      Mais 7 milliards d'ermites, cela devient problématique.

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    4. Anonymous1:32 AM

      A la lecture de l'Histoire, la notion d'évolution (qui ne date que de quelques temps) se révèle discutable.
      Ce que l'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre.
      Les améliorations dans certains domaines s'accompagnent de régressions dans d'autres.
      L'amélioration de l'environnement étant si improbable et complexe, la voie la plus sage consiste alors à chercher à s'améliorer soi-même ... en partant de l'hypothèse que cela soit possible.

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    5. Anonymous5:03 AM

      A la suite, ci-dessous, une approche laissant toutefois entrevoir des portes de sortie de ces manipulations religieuses ... autres que l'athéisme ou le repli individualiste.
      "Dieu fait l'homme à son image ..."
      Bonne lecture.

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  20. Anonymous12:58 AM

    Il existe deux touches en bas "Home" (au milieu) et "Older post" (à droite) pour qui ne se sent pas concerné par l'ontologie et la spiritualité.
    Sinon, vous pouvez vous adresser au modérateur du blog ou créer le vôtre.
    Si vous avez des corrections ou améliorations à apporter, elles sont les bienvenues.
    Sinon, merci tout de même pour votre commentaire enrichissant.

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    1. Anonymous1:13 AM

      A relecture du post, je me rends compte qu'il est ambigu et prête à confusion.
      La remarque était générale et non ciblée.
      Désolé.

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  21. Anonymous5:04 AM

    Dieu fait l’homme à son image (1).

    La question essentielle est : quelle image ?
    1. L’image de dieu ?
    2. Ou l’image que l’homme se fait de dieu ?

    Dans la première interprétation, cela reflète d’abord une "sacrée" dérive narcissique de la part de l’homme. Surtout dans l’option où il prête à son dieu tous les attributs de la perfection et de l’absolu.
    Cette expression, plutôt que de servir de modèle structurant le surmoi et l’idéal du moi, risque alors de dériver en emphase démesurée de l’image de soi. Ceci arrive lorsque l’image de dieu est trop anthropomorphe et que les processus d’identification à cette image prennent le pas sur la notion de modèle éthique à suivre restant nettement distinct du moi. Il s’agit alors d’une forme peu saine de fusion identificatrice idolâtre. Le moi fusionne avec son idéal dans un délire narcissique.
    Corollairement, cette interprétation commune induit de fortes tendances anthropocentristes dans la relation de l’homme avec son environnement. Il se prend pour "l’élu" de la création et se permet alors d’exercer son emprise sur l’environnement à ses propres fins au détriment des autres formes de vie (et à terme de lui-même).
    Cela peut saper la construction du surmoi, prédominante dans le dieu de l’ancien testament.
    Si cet anthropocentrisme s’associe à la fusion narcissique, cela donne la situation contemporaine où l’homme se donne le droit de tout détruire. L’image divine, par fusion au moi, a perdu toute fonction de frein surmoïque.
    Le protestantisme a historiquement développé cette tendance en considérant l’homme comme maître tout-puissant de la création car "seule créature à l’image de dieu" au milieu d’une nature diabolisée.
    Cette tendance écologiquement mortifère se concrétise dans le "gazon anglais", symptomatique de cette emprise narcissique et nihiliste sur la nature ou la spoliation des ressources naturelles par l’impérialisme américain.

    Dans la seconde interprétation, les formes que prend la divinité symbolisent des aspects non encore intégrés de la psyché humaine, projetés plus ou moins sciemment sur une image construite de la divinité. Cette démarche permet de projeter le psychisme humain embryonnaire ou subconscient afin de lui donner une forme consciente plus nette, plus précise.
    Ces aspects d’abord projetés sur cette image extérieure sont ensuite intégrés à la psyché humaine au niveau du surmoi (le dieu autoritaire de l’ancien testament) et de l’idéal du moi (dieu d’amour et plus qualitatif du nouveau testamant). Progressivement, la guidance de ces deux instances psychiques développe alors ces aspects au niveau du moi.
    L’image de la divinité constitue alors un écran artificiel extérieur intermédiaire pour intégrer au niveau du moi des tendances latentes non encore développées de la psyché.
    Si l’on interprète alors :
    les mots "dieu fait" par l’activité du "mystère initialement tapi au fond inconscient de la psyché humaine" sortant du non manifesté vers le manifesté,
    les mots "l’homme" par le moi conscient de la personne humaine,
    et les mots "à son image" par cette projection intermédiaire construite par la théologie servant de modèle du surmoi à intégrer ensuite dans le moi par des processus de maturation psychique,
    alors l’expression "dieu fait l’homme a son image" peut ainsi se référer à un processus de maturation psychique sain, bien que bricolé.
    Toute la validité du processus réside alors dans la bonne intelligence de ce bricolage.

    Force est de constater que, jusqu’à présent, l’Histoire a montré que ces bricolages maïeutiques de la psyché par la théologie ne sont pas encore au point.

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  22. Anonymous5:04 AM

    Dieu fait l’homme à son image (2).

    Le polythéisme primitif n’avait pas cette portée maïeutique. Il représentait les forces de la nature sans nécessairement en faire des qualités à intégrer dans la psyché humaine. Mais l’avantage premier était que ce panthéon naturel évitait les dérives de la fusion narcissique et de l’anthropocentrisme.
    Un polythéisme plus élaboré et détaché de la représentation de la nature peut alors étaler les aspects de la psyché humaine, tant les aspects positifs que négatifs, sans pour autant constituer un modèle à suivre ; une simple mise à plat. Cela permet à l’homme de prendre conscience de sa propre psyché mais de manière éclatée et sans la structurer vers une instance centrale.

    Le monothéisme autoritaire introduit dans la psyché le surmoi, image du dieu unique imposant une loi et ouvrant la culture sur la naissance du questionnement éthique.
    L’éthique s’orientant alors progressivement de l’interdiction vers l’idéalisation.
    Le dieu de l’ancien testament se situe à un stade intermédiaire entre le polythéisme et le monothéisme éthique actuel, à un stade très archaïque de l’éthique (autorité, vengeance, etc.).

    Le polythéisme n’empêche pas la fusion narcissique sur une qualité particulière du panthéon, comme on le voit en Inde où un gourou peut se considérer comme l’avatar d’un dieu particulier, dans un délire narcissique que la psychologie occidentale voit d’un œil assez critique.

    La mythologie grecque a développé un autre artifice de projection de la psyché par le théâtre et la mise en scène des aspects de cette psyché humaine.
    Au panthéon, les dieux ont, eux, les mêmes qualités et défauts que les humains.
    La structuration surmoïque et idéal du citoyen se fait alors sur le modèle du héros, lequel possède toutes les qualités idéales (que le citoyen devrait acquérir) les quelles ont été forgées dans une série d’épreuves.
    L’éventuelle fusion narcissique avec le modèle du héros apparaît ici moins pathologique, plus modérée, que celle avec un dieu tout-puissant. Le héros garde en effet sa dimension humaine et son humilité.
    Ceci fait du citoyen grec un être plus porté vers la sagesse que vers le fanatisme religieux mais l’anthropocentrisme s’est déjà affirmé par rapport au polythéisme des forces naturelles.

    L’arbre des sephirot constitue quant à lui un bricolage intermédiaire entre le polythéisme des qualités humaines et le monothéisme.
    Il n’échappe toutefois pas à l’anthropocentrisme.

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  23. Anonymous5:05 AM

    Dieu fait l’homme à son image (3).

    Cette première approche de la notion "d’image de dieu" reste évidemment non exhaustive.
    Elle met en évidence certains aspects maturants de ces bricolages théologiques mais laisse aussi apparaître de nombreuses dérives possibles, invitant alors à chercher et développer, à la lueur des enseignements historiques, des processus plus intelligents et psychologiquement plus sains.

    Cette fonction historique remplie par l’élaboration théologique de "l’image de dieu" entre en outre en concurrence voire en conflit avec la démarche de la gnose.

    La gnose cherche à élaborer une représentation rationnelle du mystère (démarche hasardeuse et présomptueuse).
    "L’image de dieu" de la gnose ne constitue pas une projection des germes de la psyché humaine à vocation de construction ultérieure du moi humain.
    "L’image de dieu" de la gnose vise à établir une représentation de la divinité en tant qu’objet d’étude "extérieur" à l’homme.
    Le chercheur se pose comme observateur de la divinité abordée alors comme phénomène observé.
    On comprend aisément que ces deux "images de dieu" aient toutes les chances de ne pas coïncider. Elles n’ont a priori rien en commun. Les deux démarches sont indépendantes, visent des buts différents et ont peu de chance d’aboutir aux mêmes résultats.
    Confronter alors les résultats de ces deux démarches divergentes sans comprendre que l’expression "image de dieu" n’y a pas la même signification ne peut aboutir qu’à des malentendus voire des oppositions conflictuelles.
    Les relations historiques entre la théologie et la gnose sont d’ailleurs peu sereines.

    Il existe aussi des voies, comme le panthéisme et le panenthéisme, où le dieu de la gnose ne constitue pas strictement un "objet distinct de l’homme" mais imbriqué d’une manière ou d’une autre à la psyché humaine.
    Cela rend alors la relation entre ces deux "images de dieu" plus complexes avec une recherche synthétique entre ces deux images.
    Les résultats actuels de ces dernières démarches restent peu concluantes ou alors demandent une grande virtuosité tant en philosophie qu’en psychologie. La spiritualité hindoue érudite (pas la religion populaire) développe depuis des siècles une telle recherche mais ses résultats ne sont accessibles qu’à une poignés de savants. Les apports culturels réels restent alors minces.
    Importés en Occident, ils donnent lieu à des interprétations maladroites, ayant des effets culturels et psychologiques fort discutables.

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  24. Anonymous5:06 AM

    Dieu fait l’homme à son image (4).

    Dans sa diffusion populaire, un panthéisme non suffisamment élaboré et présenté de manière sommaire produit des effets désastreux sur la psyché humaine. Il devrait alors idéalement se cantonner à son aspect gnose mais il produit immanquablement des effets sur la structuration psychique.
    Le processus de structuration psychique consécutif de ce panthéisme sommaire ne conduit pas à une structuration saine de la psyché. Cette dissolution du divin dans le tout transposé au niveau de la psyché individuelle peut entraîner une dissolution de la structure surmoïque.
    Ceci peut anéantir les valeurs éthiques de l’individu. Cela s’observe dans le cynisme accablant de certains adeptes du panthéisme new age ou de certaines versions du bouddhisme proches du panthéisme.
    L’adepte ne ressent plus le besoin de se remettre en question puisqu’il ne fait qu’un avec la divinité cosmique. Son surmoi disparaît.
    Cette dérive reste proche de la fusion narcissique du fanatique anthropocentrique (qui se considère comme l’incarnation de dieu sur Terre). Ici, soit la limite entre l’individu et la divinité devient floue, soit elle disparaît complètement.
    Même si la divinité n’est plus conçue comme un dieu personnel donnant prise aux processus d’identification, l’identification se fait avec la totalité cosmique donnant alors naissance à une pathologie du narcissisme doublée d’une mégalomanie.
    Cette dérive est courante dans le new age (plus précisément dans une superstition comme la loi d’attraction) où l’adepte a dissous son surmoi par une communion fusionnelle avec le "génie de l’Univers", lui ouvrant alors la porte du "tout est permis" et de l’emphase égotique sans limite du narcissisme lié au développement personnel. Ce développement s’oriente alors rarement vers un épanouissement spirituel véritable mais plutôt vers des superstitions à portée narcissique et un consumérisme pseudo-spirituel.

    Par ailleurs, le panthéisme et les dogmes fusionnels (comme la fusion du soi dans le Soi) risquent non seulement d’anéantir le surmoi mais aussi de dissoudre le moi, laissant alors les instincts grégaires primitifs revenir à la surface.
    Ces dogmes peuvent alors servir de technique d’asservissement du peuple et de base à une idéologie de masse.
    Ces dogmes fusionnels sont utilisés par les gourous pour dissoudre le moi de l’adepte et anéantir toute défense individuelle de sa psyché.
    Entre les mains d’un pouvoir politique mégalo, un tel dogme peut servir une idéologie religieuse de masse fondant alors un totalitarisme à grande échelle.
    Les principes religieux du new age, par exemple, peuvent être utilisés à cette finalité ... si ce n’est déjà leur vocation première.

    A choisir et à défaut d’autre solution actuelle pertinente, il reste alors préférable de chercher plutôt à développer un monothéisme intelligent, à partir de ceux existants, améliorés par les développements de la psychologie, que de dérouler le tapis rouge à un totalitarisme fondé sur les dogmes fusionnels du panthéisme, comme le font actuellement le new age ou la propagation des divers panthéismes orientaux.

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  25. Anonymous11:10 AM

    Dieu est grand (1)

    L’approche ci-dessus montre toute l’ambiguïté de l’expression "dieu est grand" ainsi que les dérives possibles vers le fanatisme si l’exégèse est assurée par des prédicateurs aux intentions agressives.

    Au départ, "grand" correspond à un attribut de la divinité elle-même. Cette expression s’inscrit donc a priori dans l’approche de la gnose et non de la structuration psychique par identification projective.
    D’autre part, "grand" se rapporte à une qualité au sens éthique. Cette grandeur est une grandeur d’âme pouvant se traduire par exemple par la magnanimité. "Dieu est grand" s’interpréterait alors comme "dieu est magnanime".

    Le problème s’amorce déjà lorsque l’exégèse commence à faire tendre cette grandeur vers la notion de puissance, de pouvoir, surtout lorsque la démarche sort de la spiritualité stricte pour s’orienter vers une application politique.
    La magnanimité de dieu se transforme alors vite en volonté de puissance, étayant alors chez l’homme des ambitions politiques voire guerrière au nom de dieu.

    Dans cette transformation de la finalité spirituelle en finalité politique, l’exégèse demande alors des précautions redoublées pour que cette expression issue de la gnose ne se pervertisse pas dans la psyché du fidèle en amplification égotique, ouvrant ainsi la porte au fanatisme religieux. Indépendamment de l’actualité, cette dérive possible est commune à toute religion.
    Lorsque cette grandeur s’intègre d’une part à la psyché au niveau de l’idéal du moi dans le sens prosaïque et non métaphorique, dans le sens de puissance plutôt que de magnanimité et que d’autre part la fragilité psychique éventuelle du fidèle transforme cet idéal du moi en fusion narcissique, la porte s’ouvre sur le fanatisme.
    Le fidèle en prise à cette dérive psychique se sent alors animé d’une volonté de puissance démesurée, cautionnée intra-psychiquement par une fusion du surmoi avec son ego. Le surmoi ne remplit plus alors son rôle de censure des pulsions et les pulsions les plus viles et les plus agressives s’expriment alors de manière radicale. Cette expression, suite à cette fusion psychique, se font alors dans le mental du fidèle ainsi fanatisé "au nom de dieu", alors qu’en réalité, il ne s’agit que de pulsions primaires agressives situées à mille lieues de toute forme de spiritualité et surtout de la "grandeur spirituelle" interprétée dans le sens de magnanimité.

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  26. Anonymous11:11 AM

    Dieu est grand (2)

    Cette dérive est commune à tous les fanatismes religieux. Elle déguise tant les ambitions politiques que les pulsions agressives primaires en manifestation pieuse.

    Ce fut largement le cas dans l’Antiquité, surtout en ce qui concerne les dieux à vocation guerrière. Si la gnose prête déjà à la divinité des attributs guerriers, nul besoin alors de dérive interprétative. Le guerrier ne fait que rendre ainsi un culte à son dieu. L’exemple de la mythologie viking exprime cet usage direct non dévié de la guerre comme culte divin.
    Pour les croisades, le dieu du christianisme n’ayant pas d’attribut guerrier, cela a nécessité des bricolages tordus au niveau de l’exégèse pour justifier des ambitions politiques guerrières au nom d’un dieu d’amour. La dérive psychique du croisé faisant le reste.
    L’impérialisme d’une nation comme les USA, ayant comme devise "In god we trust", démontre lui aussi les dérives possibles de l’exégèse corrompue par la volonté de puissance.

    L’actualité nous montre tristement qu’une exégèse aux intentions agressives, présentée à des fidèles à la psyché fragilisée par les frustrations narcissiques de la vie ou de l’adolescence, peut transformer abusivement la magnanimité spirituelle divine incluse dans des expressions comme "Allahu kabir" ou "Allahu akbar" en volonté de puissance politique, jusqu’au fanatisme religieux.
    Nous laisserons ici aux guides spirituels concernés le soin d’orienter l’exégèse de leur prédication vers la sagesse.

    Les dérives religieuses passées et présentes montrent le besoin crucial de bien distinguer, dans l’exégèse religieuse et la construction théologique, la démarche de la gnose de celle de la structuration psychique du fidèle.
    Et nécessité surtout de développer des voies théologiques inspirées par la sagesse, l’intelligence et un approfondissement des connaissances de la psyché humaine, connaissances libérées de tout carcan dogmatique.

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  27. Anonymous12:51 PM

    JÉSUS, le prophète solaire
    https://www.youtube.com/watch?v=oua6kIIOQUc

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  28. Anonymous10:14 AM

    vous êtes trop trop intelligents tous.. vous êtes mes dieux ! merci d'avoir créer l'amour...

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