Wednesday, September 02, 2015

L'élite


La fausse élite

On a entendu la confidence désabusée de François Rebsamen, opportuniste socialo-franc-maçon, sur François Hollande : « Tout le monde dit que François est gentil, mais c'est faux ! C'est un type dur ! Il ne fait jamais aucun, aucun, cadeau ! »

En revanche, Michel Combes (PDG d'Alcatel), lui, fait des cadeaux surtout à lui-même. Comme il a une bonne estime de sa personne, il s'est accordé une indemnité de 14 millions d'euros. Il est vrai qu'en moins de deux années à la tête d'Alcatel-Lucent, Michel Combes a licencié 10 000 salariés. Un « nettoyage social » qui a fait augmenter les dividendes des actionnaires.

L'oligarchie française est hypocrite, cynique, avide... ; « de la merde dans un bas de soie », disait Napoléon pour désigner un oligarque cynique et corrompu de son gouvernement.

La véritable élite

« L’élite se constituera d’individualités issues de différents milieux dont elles se seront affranchies pour constituer une race mentale différenciée, indépendante des conditions sociologiques et idéologiques de l’heure. Ceux qui n’auront pas les qualifications requises s’excluront d’eux-mêmes, mus par leur « parti pris d’incompréhension » et leur peur d’affronter la « grande solitude ». Les plus éminents universitaires, savants, philosophes, ont peu de chance, en raison de leurs habitudes mentales et de leur « myopie intellectuelle », d’appartenir à cette élite. Ses éléments, éparpillés, apparemment non agissants, sont néanmoins plus nombreux qu’on ne serait tenté de le croire. Le nombre ne fait de toute manière rien à l’affaire pour que l’influence transformante puisse s’exercer de façon effective ; et il doit s’entourer de discrétion. L’élite aura pour principale fonction de préserver et de transmettre le dépôt de la connaissance métaphysique, et de préparer les conditions de la naissance du nouveau cycle : on ne doit pas attendre que la « descente » soit achevée pour préparer la « remontée ». Mais si l’effort ne débouchait sur rien au plan du macrocosme, il ne serait point perdu au niveau individuel : ceux qui auront pris part au travail – formation doctrinale et pratique spirituelle – en retireront forcément des bienfaits personnels.

Quoique insuffisante au niveau livresque, la formation doctrinale sera le premier degré de la transmutation. Elle consistera à étudier le contenu des « enseignements traditionnels » et des « sciences sacrées » d’Orient et d’Occident, à se donner la mentalité initiatique qu’a détruit l’éducation profane. Il est évident que depuis l’époque où Guénon délivrait son message, d’immenses facilités ont été offertes à ceux qui veulent s’informer de la Philosophia perennis, même si celle-ci continue d’être étouffée par les instances officielles – autant de « compensations » inhérentes à l’époque, relevant pour la plupart d’une saine vulgarisation et contribuant à contrebalancer les pires amalgames de la « contre-initiation ». Ceux qui, sans tomber dans la dispersion mentale, sont parvenus à se donner une doctrine cohérente, ne sauraient plus être atteints par les influences dissolvantes et insidieuses du nihilisme contemporain. « Ceux qui savent qu’il doit en être ainsi ne peuvent, même au milieu de la pire confusion, perdre leur immuable sérénité. » (Guénon) Ces assises doctrinales permettent au contraire de prendre une plus juste mesure de l’époque et de soi-même, à travers les désagréments qu’elle suscite ; et, par là, de s’en mieux préserver. Elles enseignent à éviter l’inutile dialectique, source de confusion sans fin, à rompre avec les systèmes philosophiques qui ne font qu’engendrer la « maladie de l’angoisse » en multipliant les questions sans fournir de réponses. Elles débarrassent à jamais des préjugés et illusions qui, depuis le XVIe siècle au moins, pourvoient l’intelligence occidentale : la « déification » de la raison, la « superstition » de la vie, la primauté de l’action sur la contemplation, le progrès continu de l’humanité... Certes, de tels hommes auront à souffrir plus que les autres par excès de lucidité au sein de l’aveuglement panique ; et même, une hostilité inconsciente du milieu pourra se déclencher à leur endroit. Mais il y a dans toute souffrance un ferment de maturation, et toute connaissance exige rançon. [...]

L’élite véritable ne peut d’ailleurs se contenter de détenir un savoir théorique ; elle doit tendre à la réalisation métaphysique des états supra-humains ; elle doit être reliée au « Centre ». Ce n’est qu’alors que l’action des « courants mentaux » entraînera dans le monde des « modifications considérables » se répercutant dans tous les domaines. »

Jean Biès







2 comments:

  1. Anonymous8:57 AM

    Cela part d'une saine inspiration.
    Reste que la notion même d'élite pèche encore inévitablement par orgueil, même sous les oripeaux du sens moral de la responsabilité historique.
    La divine sapience a-t-elle jamais usé d'une autre ficelle pour faire danser les marionnettes humaines actrices de l'Histoire ?
    Mystère insondable du dharma.
    Mon royaume n'est point de ce monde ... disait un autre.

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  2. Anonymous12:24 PM

    wuwei

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