Wednesday, September 16, 2015

Vivisection humaine pour soigner un roi bouddhiste


Une des épouses du roi Ashoka, « tombé gravement malade, n’hésita pas à ouvrir l’abdomen d’un malheureux présentant les mêmes symptômes que le roi pour découvrir la cause du mal ».

Un texte surprenant décrit « ce qui ressemble fort à un authentique essai clinique, au cours duquel une batterie de tests est pratiquée sur un cobaye. Voici une traduction du passage le plus intéressant.

« Un jour, une grave maladie se déclara chez le roi Ashoka. De sa bouche, de ses poils et de ses pores s’exhalait une odeur fécale et il n’était pas possible de le guérir. Alors le roi fit appeler Kunala (son fils) pour lui confier le gouvernement. Car à quoi bon continuer à vivre ?

Ayant entendu cela, Tisyaraksita (l’épouse d’Ashoka) pensa : ‘‘Si Kunala accède au trône, c’en est fait de ma vie.’’ Elle dit alors au roi : ‘‘Je te redonnerai la santé (svastha, littéralement le « bien-être »), mais ne laisse pas passer les médecins.’’

Tandis que le roi interdisait l’entrée aux médecins, Tisyaraksita leur demanda : ‘‘Si quelqu’un, homme ou femme, est atteint par la même maladie, qu’on me l’amène pour que je l’examine.’’ Un bouvier souffrant du même type d’affection fut amené à Patna. On fit appeler un médecin et un remède fut prescrit à ce malade souffrant de cette maladie. Le bouvier approcha, accompagné par le médecin qui le conduisit auprès de Tisyaraksita. Dans un endroit secret, elle le plongea dans l’inconscience. Après quoi elle lui ouvrit l’abdomen et constata la présence d’un grand ver. Quand celui-ci se déplaçait vers le haut, cela entraînait des vomissements. Quand il se déplaçait vers le bas, il produisait des coliques. On lui appliqua du poivre noir réduit en poudre sans parvenir à le tuer. De même avec le poivre long et le gingembre. Enfin l’application d’oignon le tua et il fut expulsé avec les excréments. Cela fut rapporté au roi, auquel il fut conseillé de consommer de l’oignon pour recouvrer la santé.

Le roi dit :

- ‘‘Je suis un kshatriya. Comment pourrais-je manger de l’oignon ? ’’

La reine répondit :

- ‘‘Tu dois le manger car c’est un remède pour te sauver la vie.’’

Le roi le mangea. Le ver fut tué et expulsé avec les excréments et le roi fut guéri. »

Ce texte est riche d’enseignements à plus d’un titre. Non seulement parce qu’il met en évidence l’existence des essais cliniques selon une procédure parfaitement rationnelle, mais surtout parce que cette légende est reprise dans le Divyavadana, texte canonique bouddhiste en sanskrit, sans que cela suscite la moindre objection doctrinale quant au sort du malheureux cobaye. Ce que le texte retient, c’est que ces essais permettent de découvrir le responsable du mal, un parasite intestinal, et son remède, l’oignon. Asoka, dont la double appartenance culturelle, hindouiste et bouddhiste, apparaît ici, objecte sa qualité de kshatriya. L’oignon est très impur. Il l’est tout autant pour les bouddhistes. Pourtant, ce légume lui est prescrit. Les nécessités médicales l’emportent, du point de vue hindouiste comme du point de vue bouddhiste, sur les principes éthiques. »

Sylvain Mazars, « Le bouddhisme et la médecine traditionnelle de l’Inde ».

Le bouddhisme et la médecine traditionnelle de l’Inde

Les spécialistes du bouddhisme et les historiens de la médecine indienne n'ont pas manqué de relever les étroites relations entre le bouddhisme et la médecine. Le Bouddha, comme le médecin, ne se propose-t-il pas de mettre fin à la douleur ? Le bouddhisme est-il pour autant une doctrine médicale, une « médecine de l'âme »? En tant que système philosophico-religieux quel impact a-t-il eu sur l'art de guérir ? La question des influences réciproques du bouddhisme et de la médecine n'a pas fait l'objet d'étude spécifique. Ainsi, la doctrine de la réincarnation, la non-violence, sont autant de croyances bouddhiques fondamentales qui, au contact de l'Occident, se sont trouvées réactivées avec l'euthanasie ou l'acharnement thérapeutique. Afin d'éclaircir la question, cet ouvrage se propose de retourner dans l'Inde ancienne, aux sources du bouddhisme. Il s'agit de comparer les corpus religieux du bouddhisme des origines avec les traités relatifs à l'Ayurveda, la médecine pratiquée en Inde à cette époque.


18 comments:

  1. Anonymous10:33 AM

    Le Divyavadana, texte canonique bouddhiste en sanskrit, ne formule pas la moindre objection doctrinale quant au sort du malheureux cobaye qui était né pauvre.
    "Le bouddhisme tibétain - religion de sagesse - s'est imposé dans mon foyer sans prévenir. Depuis septembre 2012, je vais de déconvenues en déconvenues. Mais comment peut-on prêter allégeance à une "philosophie" aussi obscure et occulte dirigée par des - pas si vénérables - Dalaï Lama et Sangha ?"
    Voici encore un blog contre le bouddhisme http://www.nadoptepasunebouddhiste.com/

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  2. Anonymous9:06 AM

    Le bouddhisme ne rend pas ses adeptes meilleurs. Les massacres commis par les moines bouddhistes en Birmanie ou l'avidité des lamas tibétains devraient suffire pour comprendre que le bouddhisme a été un phénomène de mode et une grande opération du marketing.
    "Le bouddhisme se glisse dans les crevasses d'une société avide de réponses simplistes, d'une foi prête à être consommée. Des fissures laissées par un christianisme dont l'échec est évident dans l'avènement d'un monde meilleur. Le pacifisme bouddhiste est un leurre médiatique masquant son passéisme par le recours à l'image pour dissimuler son incapacité à réussir dans la construction d'une société plus juste." http://atheisme.org/bouddhisme.html

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  3. Anonymous11:30 AM

    "Si le bouddhisme fut en mesure de contribuer si largement aux divers aspects de la vie des Chinois, c'est qu'après une période d'implantation et d'expansion, il parvint à s'adapter à son nouvel environnement, se sinisant petit à petit et perdant finalement son caractère indien ; raison pour laquelle nous avons pu employer, à de multiples reprises au cours de cette étude, les terres de bouddhisme chinois; [...] Ce fut en renonçant à certaines de ses caractéristiques indiennes pour revêtir des traits qui s'accordaient mieux au tempérament et au contexte chinois que le bouddhisme fut en mesure d'apporter à la culture chinoise une contribution que nulle autre religion étrangère n'a pu égaler." conclut Kenneth Ch'en, au terme de son Histoire du Bouddhisme en Chine (trad. D. Kych, Les Belles Lettres, 2015).
    Pourra-t-on un jour, dans un avenir lointain, écrire la même chose en remplaçant "indien(ne)" par "tibétain(e)" et "chinois(e)" par "français'(e) ? On n'en prend pas le chemin ! Sauf, peut-être, dans fort longtemps, en une galaxie également fort lointaine...
    N.B. : Ne pas oublier, non plus, de remplacer "se sinisant" par "se francisant", sinon cela fera trop bizarre, même dans le futur !

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  4. Anonymous6:05 PM

    ERRATUM : "...nous avons pu employer, à de multiples reprises au cours de cette étude, les terMes de bouddhisme chinois... " ! Mais vous aurez rectifié de vous-même...

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  5. Anonymous6:08 PM

    ERRATUM : " ... nous avons pu employer, à de multiples reprises au cours de cette étude, les teRMes de bouddhisme chinois... " !
    Mais vous aurez rectifié de vous-même...

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  6. Anonymous7:52 AM

    Il s'agissait probablement d'une épreuve initiatique d'éveil pour faire comprendre à ce malheureux ignorant la "réalité de la souffrance"
    Siddhartha était déjà un psychopathe, pourquoi cette niaiserie s'est-elle répandue ? Car face aux épreuves de la vie, les réactions psychotiques sont proches.
    La spiritualité vise à affronter ces épreuves.
    La bouddhisme cherche au contraire à les fuir dans une psychose volontaire dogmatisée ou dans la fuite intérieure de zazen.

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  7. Anonymous7:59 AM

    L’illusion de liberté (1)

    Dans la série : les sūtras apocryphes.
    Le yoga de la liberté en saṃsāra.

    Un vieux (ils sont souvent vieux dans les contes, ça fait plus sage) sage avait depuis longtemps compris que la « liberté ordinaire » n’était qu’illusion propre aux êtres immatures. Sa longue expérience méditative l’avait d’abord « libéré », au sens spirituel, de ses illusions pubères, puis lui avait ensuite appris à cultiver la philosophie de la liberté vraie.

    Il reçut un jour la visite d’un adolescent fougueux en quête de « liberté ».
    « Oh, maître, enseigne-moi la voie vers la liberté ! »
    Le vieillard l’invita à s’armer de volonté et de patience puis lui proposa une technique ardue et rigoureuse qu’il présentait comme infaillible.
    Voici la voie en dix points, lui dit-il. Ecoute-moi bien et applique strictement chacun des principes suivants.

    1. Ferme les yeux et concentre-toi sur ta structure cérébrale (ce sage était aussi le précurseur des neurosciences). La vois-tu de manière nette et précise? Oui ? Passons alors au point suivant.
    2. Recense, un à un, tous tes neurones, sans en omettre. Combien en comptes-tu exactement? ... Bien.
    3. Essaie maintenant de ne plus les voir un à un mais tous en même temps. Tu y arrives? ... Parfait.
    4. Recense maintenant toutes tes connexions synaptiques. Elles sont bien plus nombreuses, comme tu le vois.
    5. Observe-les toutes simultanément. Décèles-y la moindre action.
    6. Tente maintenant de prendre le contrôle d'une information entre deux neurones. Pas facile! Y parviens-tu? Oui ?
    7. Prends maintenant le contrôle absolu de l'ensemble de tes connexions synaptiques, sans rien laisser t’échapper.
    8. Conserve ce contrôle total et maintiens-le indéfiniment sans faiblir.
    9. Tu réussis cet incroyable exploit et te persuades maintenant être enfin « libre ». Tu ne l'es pas encore...
    10. Etape ultime: "Ne m'obéis plus! C'est un ordre!"

    Le jeune homme ne réussit jamais à franchir cette dernière étape. Mais cet échec le libéra de ses illusions. Cette expérience initiatique lui permit d’accéder enfin à la maturité.
    De nombreux autres adolescents tout aussi fougueux et épris d’une liberté tout aussi illusoire vinrent à la suite visiter le sage.
    La plupart échouèrent à la première étape et aucun ne franchit jamais la dernière.

    L’illusion de liberté est la pire des chaînes.

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  8. Anonymous8:02 AM

    L’illusion de liberté (2)

    Pour l’anecdote ...
    Le jeune Siddhârta rendit un jour visite au sage (déjà vieux donc !) et échoua comme les autres impétueux.
    L’arrogant Siddhârta (plus omniscient et tout-puissant que le numen lui-même) vécut très mal cet échec, que son narcissisme pathologique (après une éducation aussi tordue, pas étonnant) ne put supporter. En pleine décompensation psychique, il finit par s’effondrer, en prise à des crises de délire, sous l’arbre de la bodhi.
    C’est là qu’il conçut sa théorie illusoire mais très soporifique de la « coproduction conditionnée » ... dans laquelle toute allusion à la structure neuronale avait entièrement disparu.
    Abracadabra ! Finie la dépression, bonjour la schizophrénie ... et la joie enfin retrouvée.

    Au départ, ce petit texte était destiné aux libertariens de tout poil.
    Il constitue toutefois une distraction philosophique à portée de tous.

    Et l’ātman dans tout ça ?
    Parmi tous les yogis de toutes traditions, j'attends indéfiniment celui qui accomplira l'exploit proposé par ce yoga ...
    Ne voyant personne venir, j'en conclus (temporairement bien sûr) que si l’ātman effectue cet exploit surhumain d’influer sur la structure neuronale (pour lui transmettre des infos que cette structure ne contient pas apriori), la conscience humaine, elle, en reste bien incapable.
    Quelles infos ? Par exemple le fait que la conscience humaine n’a pas accès à la structure neuronale ; ceci apparaît indubitablement comme une info non inclue a priori à la structure neuronale elle-même.
    Elle s’y retrouve pourtant effectivement a posteriori puisque je viens de l’écrire via mon clavier.

    Le dogme de l’anātman ne serait-il pas un peu présomptueux ?

    Si Siddhartha était une incarnation de Vishnu, ma grand-mère était chasseur inuit.

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  9. Anonymous8:05 AM

    ... non incluse ...

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  10. Anonymous9:04 AM

    Le bouddhisme : une histoire à dormir debout ou assis (1)

    La méditation intérieure, dans quelque position de clown, ne peut à elle seule nous ouvrir l’accès à l’entièreté de la conscience et encore moins de l’être.
    Dans la démarche initiatique du "connais-toi toi-même" cette seule démarche méditative intérieure s’avère largement insuffisante, tronquée.

    Elle ne nous donne pas accès aux ressorts les plus profonds de notre psyché et encore moins à la liberté véritable, laquelle consisterait en la connaissance intime de ces ressorts en vue de s’en libérer et ne plus en être les jouets inconscients et passifs.

    De toute évidence, aucune technique méditative, aucun yoga, ne permet d’accéder à la prise de conscience directe de notre structure neuronale, afin de se libérer ultérieurement de son emprise déterministe.

    Même dans les NDE ou les expériences dites abusivement de "voyage extra corporel ou astral", l’IRM montre une activité cérébrale non nulle.
    L’électroencéphalogramme, lui, n’est pas une technique suffisamment précise pour évaluer l’activité du cerveau. Un électroencéphalogramme plat n’est pas une preuve d’inactivité cérébrale. Ce qui a conduit au siècle dernier à des conclusions hâtives et erronées sur les relations entre la conscience et le fonctionnement cérébral. Erreurs que le new age et les pseudosciences continuent de propager.
    Dans le même registre, la latéralité du fonctionnement cérébral apparaît aujourd’hui comme une superstition naïve mais reste malgré tout incluse aux diverses théories fallacieuses du développement personnel. Une étude plus fine du cerveau a observé ces dernières années que les activités rationnelles et émotives, par exemple, ne se latéralisent pas de manière aussi simpliste.
    Un fonctionnement localisé dans une zone cérébrale gauche s’accompagne simultanément de processus plus discrets mais essentiels dans la partie latérale droite du cerveau et vice et versa. Les grandes théories "cerveau gauche/cerveau droit" sont complètement bidons et ne sont plus propagées aujourd’hui que par des charlatans ou des ignorants.

    La rôle du cerveau dans les divers états de conscience, états ordinaires ou états particuliers suscités par des techniques méditatives, reste essentiel mais encore fondamentalement méconnu et incompris.

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  11. Anonymous9:05 AM

    Le bouddhisme : une histoire à dormir debout ou assis (2)

    Quoi qu’il en soit, dans toutes les techniques méditatives du bouddhisme ou de l’hindouisme, le cerveau reste en activité et participe intimement au fonctionnement profond de la méditation.

    Comme aucune de ces techniques n’a jamais permis d’accéder au fonctionnement neuronal de manière consciente et directe, aucune de cette technique méditative ne permet alors de se libérer complètement de ce fonctionnement cérébral et chacune lui reste dès lors intimement soumise.

    La méditation de Siddhârta sous l’arbre de la bodhi n’échappe pas à la règle.
    Elle puise son origine première dans son fonctionnement cérébral ... même si ce schizophrène notoire s’est persuadé ensuite abusivement d’avoir découvert tous les ressorts intimes du fonctionnement de la conscience, dans sa théorie loufoque de la coproduction conditionnées et des agrégats. Vaste fumisterie !

    D’où vient en réalité l’éveil prétendu de Siddhârta ?
    La lente évolution de la vie des mammifères puis des hominidés ainsi que le développement progressif du cerveau et des fonctions mentales associées constituent l’inévitable origine et le fondement de la méditation sous l’arbre de la bodhi.
    Si son cerveau n’avait pas pu développer les zones du langage, il n’aurait non seulement pas pu transmettre sa doctrine mais à la base, il n’aurait pas pu comprendre lui-même l’expérience qu’il vivait. D’ailleurs, toute sa théorie de la coproduction conditionnée s’articule immanquablement sur agencements linguistiques, soutenus eux-mêmes par des processus cérébraux.

    Le dogme bouddhique n’est ainsi fondamentalement que le fruit du cerveau et du mental de Siddhârta ... une intervention non physique n’est pas à exclure a priori, chez les êtres inspirés ... mais dans le cas particulier de Siddhârta, cette intervention spirituelle reste très peu probable.
    Ce personnage a tout du psychopathe, en commençant par son éducation à tendance fortement schizogène. Les mensonges omniprésents dans lesquels il a grandi en font un personnage comparable à ceux de David Lynch.

    Comme ce méditant n’a jamais eu accès, comme son dogme l’atteste, par sa technique méditative réductrice, à sa structure neuronale intime, toutes ses théories ne sont alors pas le résultat d’un quelconque "éveil" mais rien d’autre que le fruit de son imagination dirigée par son fonctionnement cérébral, lequel lui est resté irrémédiablement inaccessible.
    Si cet illuminé se persuade du contraire, il démontre par cette simple croyance qu’il n’était rien d’autre qu’un schizophrène.
    Incontournable.

    Les avancées progressives des sciences cognitives vont prochainement nous libérer de toutes ces fadaises orientales propagées par le prosélytisme new age et la théosophie.

    Le bouddhisme :
    Une histoire à dormir debout ... ou assis.

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  12. Anonymous9:30 AM

    Pour le gag, demandez à Matthieu Ricard ou au Dalaï Lama de fermer les yeux et de compter leurs neurones et leurs connexions synaptiques ...

    Sinon demandez-leur plus simplement combien un neurone cérébral développe-t-il environ de connexions synaptiques ...
    S’ils n’ont jamais lu la réponse dans un article scientifique exposant les résultats de recherche d’un neurobiologiste, ils seront incapables de le dire.

    La méditation bouddhique ne donne pas accès aux ressorts intimes de la conscience.
    La théorie dogmatique de la coproduction conditionnée est une vaste supercherie qui ne séduit que ceux qui ont envie d’y croire.
    Un dogme religieux superstitieux parmi d’autres.

    Ces omniscients en kesa safranée ne sont que des ignorants prétentieux.

    L’habit ne fait pas le moine mais il fait le clown.
    Ne manque alors que le nez rouge ... le Ricard peut pallier à cette lacune.

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  13. Anonymous9:54 AM

    Par définition, un individu qui ferme les yeux et prend le fruit de son imaginaire pour une réalité est un schizophrène.
    Lorsqu'il propage ensuite ses illusions sous forme de dogme, il se double alors d'un charlatan ... ou d’un fou.

    Si la psychanalyse et les sciences cognitives avaient existé en Inde du temps de Siddhârta, tout ceci serait resté confiné au secret du cabinet du thérapeute et aurait économisé à l’Histoire humaine toutes ces vaines digressions.

    Ceci nous a par contre apporté de riches enseignements sur les ressorts de diverses psychoses déguisées en voie spirituelle et sur la tendance naturelle des peuples à se laisser endoctriner par de "fausses doctrines".

    Epître à Timothée.
    " En effet, un moment viendra où certains ne voudront plus écouter l’enseignement juste. Mais ils suivront plutôt leurs désirs. Ils feront appel à une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils ont envie d’entendre.
    Ils fermeront leurs oreilles à la vérité et ils les ouvriront pour écouter des histoires fausses.
    Mais toi, sois raisonnable en toutes choses. Supporte la souffrance, travaille à annoncer la Bonne Nouvelle, sois un parfait serviteur de Dieu. "

    Bien qu’étant une fausse doctrine, le bouddhisme constitue pourtant une brillante avancée ... mais pas en spiritualité.
    Les progrès offerts par le bouddhisme s’inscrivent principalement dans des domaines comme la psychiatrie clinique et l’anthropologie.
    Merci Siddhârta pour ta participation involontaire à l’histoire scientifique.

    C’est en trébuchant que l’on apprend à marcher. Encore faut-il vouloir se relever.
    La route de l’Histoire humaine est longue et nous n’en sommes encore qu’aux premiers pas.

    En attendant, l’omniscience bouddhique, quelle farce !

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  14. Anonymous9:54 PM

    Comme s'il n'y avait pas de sujet plus important en ce moment :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/18/munich-se-prepare-a-eviter-la-rencontre-entre-buveurs-de-biere-et-migrants_4762977_3214.html?xtmc=munich&xtcr=1
    je veux dire pour « les buveurs de bière bavarois qui ne sont pas habitués à croiser dans les escaliers des gens extrêmement pieux qui égorgent un mouton dans leur salle de bains ; [il faudra veiller à] séparer les différents groupes pour qu’aucune situation de conflit n’apparaisse pendant l'Aīd al-Kabīr, c'est-à-dire dès 24 septembre prochain, le prix de la côte d'agneau va... flamber ! »
    http://www.dailymotion.com/video/xdx5eh_les-envahisseurs-interpretes-par-le_news

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    1. Anonymous10:59 PM

      Voudriez-vous dire que la situation d'actualité que vous décrivez n'aurait aucun lien ni avec le passé ni avec les traditions religieuses ?
      Pourriez-vous développer votre intervention avec plus de détails et arguments.
      On a du mal à suivre le fil de votre pensée et à deviner le but de votre propos.
      Merci pour ces éclaircissements.

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  15. Anonymous10:58 PM

    Voudriez-vous dire que la situation d'actualité que vous décrivez n'aurait aucun lien ni avec le passé ni avec les traditions religieuses ?
    Pourriez-vous développer votre intervention avec plus de détails et arguments.
    On a du mal à suivre le fil de votre pensée et à deviner le but de votre propos.
    Merci pour ces éclaircissements.

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  16. Anonymous12:31 PM

    Je veux simplement dire que DAESH nous as vaincus à plate couture
    et qu'il vaut mieux se préparer à l'Occupation plutôt que de continuer à discuter de tout et n'importe quoi.
    Nous avons sous-estimé l'Etat Islamique qui a réussi à faire imploser l'Union Européenne sous le nombre, sans tirer une seule balle.

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    1. Anonymous1:10 PM

      Merci pour votre réponse.
      Votre émotion est tout à fait compréhensible car la situation actuelle est déconcertante.
      Je disais "avec plus de détails et d'arguments" et ceci est important.

      Par exemple le nombre de soldats de Daesh.
      Avez-vous une vague idée du nombre de soldats nécessaires pour occuper un territoire comme l'Europe ?
      L'armée rouge elle-même n'y est pas parvenue.
      Je pense que votre réaction est motivée par la seule phobie d’une situation amplifiée émotionnellement par les médias.
      Les pays limitrophes de la Syrie et de l’Irak sont concernés plus directement par ce problème et ne sombrent pourtant pas dans des réactions paniques.
      Cette agitation médiatique reste ici, en Europe de l’Ouest, le fruit d’une poignée de personnes mal intentionnées.

      Vous avez bien plus à craindre, à terme, des ambitions impérialistes de Poutine ou surtout des magouilles planétaires des USA et de la CIA (qui œuvrent d’ailleurs en coulisses de cette immigration, puisque l’invasion américaine de l’Irak par les troupes américaines est à la base de cette situation catastrophique) que d’une poignée de soldats, fanatisés certes mais peu équipés et plus entraînés à la guérilla locale qu’à la conquête impérialiste.

      L’amplitude politique prise par les événements de l’actualité est surfaite et bricolée.

      Le problème humanitaire, quant à lui, reste interpelant. Mais les immigrants sont les premières victimes de cette situation conflictuelle et non les coupables. Ne nous trompons pas de cible.
      Un enfant de trois ans, quelle que soit son éducation, ne porte pas de fusil !

      Et ce problème humanitaire est indépendamment du nombre de victimes.
      La souffrance d’un seul enfant dans le monde reste une souffrance de trop.
      La souffrance n’est pas non plus une grandeur numérique. Elle ne se mesure pas.
      Compter le nombre de victimes, comme le font systématiquement les médias, participe du cynisme.
      Une victime, c’est une de trop.

      Si le citoyen français doit attendre un certain nombre de victimes pour se sentir concerné, cela signifie que l’éducation laïque n’est absolument pas efficace dans la transmission des valeurs humanistes.

      Je vous invite, si vous vous sentez concerné par cette situation (révélée par l’actualité mais d’une ampleur planétaire et à plus long terme), à vous proposer comme bénévole dans des ONG humanitaires.
      Quant à exacerber les phobies populaires, cela ne constitue en rien une voie vers une quelconque solution du problème.
      Le public a pris conscience de la situation. En amplifier artificiellement la portée émotionnelle ne sert à rien.
      Cette réaction émotive, toute compréhensible, ne rend service qu’aux puissants qui profitent de ces troubles mais s’en tiennent prudemment à l’écart.

      Encore merci pour votre réponse.

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