Wednesday, September 09, 2015

Quel avenir spirituel pour notre planète ?


(Vision optimiste)



L’accélération du processus de globalisation auquel nous assistons aujourd’hui semble indiquer que nous nous préparons à entrer dans une ère nouvelle de civilisation qui pourrait peut-être aboutir au Type I*, ou civilisation planétaire. Nous disons prudemment, « peut-être », parce qu’il n’est pas certain que nous puissions résoudre les problèmes majeurs qui ne manqueront pas de survenir vers le milieu du IIIe millénaire si nous ne faisons rien : réchauffement climatique qui s’accélère, montée des océans, épidémies, fonte des calottes glaciaires aux pôles, pollution des mers, de l’air et des sols, raréfaction de l’eau douce, surpopulation mondiale, épuisement des gisements de pétrole et de gaz naturel, raréfaction des matières premières comme les métaux lourds et le bois, disparition des espèces animales, terrorisme, montée des intégrismes, lutte économique acharnée entre la Chine et les Etats-Unis…, et cette liste est loin d’être exhaustive.

Sans verser dans un catastrophisme facile, il faut bien admettre que ces « fléaux » (dont, il ne faut pas l’oublier, nous sommes les artisans), qui se présentent déjà à nous comme de redoutables défis pour les décennies à venir, devront être surmontés coûte que coûte si nous voulons vraiment accéder à une civilisation planétaire. Un des éléments à prendre en considération dans les méthodes ou les stratégies à adopter pour traverser les épreuves qui nous guettent, est celui de la spiritualité et des religions. Le XXe siècle a assisté à un recul très net des religions monothéistes institutionnalisées (Judaïsme, Christianisme, Islam) issues du « Livre » (la Bible). En revanche, et parallèlement à ce déclin, il a vu naître au sein même de ces trois religions des intégrismes violents et radicaux. L’Amérique puritaine [...] se réclame d’un christianisme pur et dur, et se dit prête à partir en croisade contre les « infidèles musulmans ». De son coté l’Islam a engendré des intégrismes qui font de la haine du non-musulman une profession de foi, et de la mise à mort de l’infidèle, le chemin du paradis.

Autre signe des temps : l’intérêt croissant du public pour tout ce qui touche à l’ésotérisme (magie, alchimie, chamanisme, société secrètes, initiations, etc..), à la parapsychologie, aux anges, aux NDE, aux contacts avec les défunts, et aux ovnis. Pour notre part nous pensons (nous espérons), par exemple, que l’étude approfondie des expériences de mort imminente (NDE ou EMI), jouera sûrement un rôle majeur dans le renouveau spirituel dont nous aurons bien besoin pour affronter les épreuves qui nous attendent. Cet autre signe des temps est un point très important car il montre que la dimension verticale de l’être humain, qui a été évacuée sans discernement par les élites intellectuelles et scientifiques de nos pays, cherche d’une façon ou d’une autre à s’exprimer, même si elle doit emprunter, pour y parvenir, les voies de la marginalité. Remarquons au passage que ces élites, responsables de l’étouffement systématique et de l’atrophie alarmante de cette dimension verticale, ont toutes été formées dans le creuset de nos universités qui distillent une arrogante idéologie rationaliste et matérialiste.


Le professeur John E. Mack (décédé le 27 septembre 2004 à Londres) était parfaitement conscient de ce que nous pourrions appeler une « manipulation de la réalité » opérée par les élites intellectuelles des pays occidentaux. Et il était bien placé pour s’en rendre compte puisqu’il était lui-même universitaire (professeur de psychiatrie à Harvard), et parce qu’il eut à endurer les reproches de cette élite inquisitoriale qui voyait d’un mauvais œil ses travaux sur les abductés. Il se demandait à ce propos : « Je n’arrive pas bien à saisir pourquoi nous nous cramponnons tellement à nos conceptions et nos façons d’interpréter le monde. Peut-être doit-on penser qu’un paradigme scientifique compréhensible, comme toute idéologie, rassure en confortant le sentiment de maîtrise et de pouvoir ». Et les raisons de cet attachement suspect au paradigme scientifique en vigueur ne seraient-elles pas à rechercher du côté de « l’élite intellectuelle et politique de nos cultures (qui) semble encore plus que quiconque soucieuse de perpétuer une vision matérialiste de la réalité ». Car c’est bien en effet « cette élite scientifique et gouvernementale, sans parler des médias sélectionnés qu’elle contrôle, qui détermine ce que nous devons prendre pour la réalité, et ces institutions monolithiques sont comme par hasard les principales bénéficiaires de l’idéologie dominante » (Mack).

Ce qui signifie que l’élite intellectuelle et politique en place ne souhaite pas voir s’éveiller chez les êtres humains ordinaires la conscience d’une dimension spirituelle de leur existence. Cette prise de conscience collective serait dangereuse car elle risquerait de remettre en question la main-mise que cette élite exerce sur les masses. Mais les temps sont mûrs pour que se produisent des mutations (par mutation nous pensons avant tout à une mutation d’ordre spirituelle), qui renverseront bientôt les pouvoirs en place. Du moins nous l’espérons.

Autre signe des temps encourageant : l’attrait croissant pour les religions orientales (Hindouisme, Bouddhisme, Taoïsme, Zen), et notamment en France pour le Bouddhisme tibétain. La mondialisation, qui dans l’esprit de beaucoup de nos contemporains se limite à la seule mondialisation des échanges économiques, se révèle être aussi celle des échanges culturels et religieux. Plus qu’à un « choc » des cultures, c’est plutôt à un processus de mélange et d’interpénétration des cultures auquel nous assistons en ce début du IIIe millénaire. Ce phénomène est déroutant mais il était prévisible. Il ne doit d’ailleurs pas nous effrayer, mais au contraire nous stimuler parce qu’il est sûrement l’annonciateur d’une mutation prochaine. De ce vaste brassage des cultures, des religions et des civilisations, devrait en principe émerger quelque chose de nouveau qui couronnera harmonieusement cet ensemble momentanément disparate.

C’est une véritable mutation spirituelle qui attend l’Humanité toute entière, qui pourra alors envisager sérieusement de bâtir une civilisation de Type I, voir de Type II. En évoquant ce « quelque chose de nouveau », nous ne songeons pas à une « religion universelle », qui ne serait finalement qu’une religion de plus, mais plutôt à une nouvelle forme de spiritualité qui pourrait à la fois intégrer les progrès des sciences et des techniques ainsi que tout l’acquis spirituel de l’humanité qui s’exprime au travers des traditions. Si nous y parvenons, ce serait la grande réconciliation entre science et spiritualité, et la voie ouverte à des bouleversements salutaires.




Daniel Robin



*) Dans l’échelle de Kardashev, les classifications sont assignées en se basant sur la quantité d’énergie qu’une civilisation peut exploiter et consommer. La production énergétique de chaque civilisation est environ dix milliards de fois supérieure à celle qui la précède. Cette quantité d’énergie augmente de façon logarithmique :

Civilisation de Type I : Une civilisation de ce Type est capable d'exploiter toute la puissance disponible d'une planète, soit approximativement 10 puissance 16 watts.

Ce type de civilisation est caractérisé par :

1) - La mise en place de programmes de développement à l’échelle planétaire. Ces programmes globaux sont initiés et exécutés par des organismes internationaux.
2) - La mondialisation des échanges économiques (matières premières, nourriture, médicaments, biens de consommation divers, capitaux).
3) - Eradication complète des réseaux de corruption (comme les diverses mafias par exemple). Abolition des régimes politiques totalitaires. Suppression de toutes les formes de fanatisme, qu’ils soient religieux, politiques, nationalistes, communautaristes, ethniques. Elimination de toute activité qui pourrait nuire à l’intérêt général de la civilisation. Les guerres ne doivent plus être que les mauvais souvenirs de l’enfance tumultueuse de la civilisation planétaire.
4) - Une gestion rigoureuse au niveau international de l’environnement et des ressources naturelles disponibles.
5) - Une coopération sans faille de tous les membres de ce vaste édifice. Coopération qui suppose le respect de certaines valeurs spirituelles et morales, et la réalisation d’une vraie civilisation avec le développement de ses dimensions matérielles et « immatérielles ».

Civilisation de Type II : Une civilisation de ce Type est capable d'exploiter toute la puissance disponible d'une étoile, soit approximativement 10 puissance 26 watts.

Civilisation de Type III : Une civilisation de ce Type est capable d'exploiter toute la puissance disponible d'une galaxie, soit approximativement 10 puissance 36 watts.

(Téléchargement gratuit de livres)


1 comment:

  1. Anonymous10:20 AM

    On a du mal à saisir le but de cet exercice.
    Prospective ou science-fiction ? Discours spirituel ou new age ? ... ou une blague ?

    La prospective demande un minimum de pertinence politique. La Chine et les Etats Unis au milieu du troisième millénaire ? Original.

    Un scénario de science-fiction ? Cela nécessiterait alors un minimum de recherche documentaire scientifique. La science, depuis plus d’un siècle, ne propose pas "un paradigme" scientifique mais toute une série des plus courants aux plus originaux, en concurrence mutuelle pour la plupart. Même le cursus niveau bac propose cette multiplicité : la dualité onde/corpuscule, par exemple.
    Le paradigme unique n’est pas le fait de la démarche scientifique mais de la religion dogmatique. La recherche scientifique est l’antithèse de la pensée unique ... pour qui se renseigne un minimum sur la pensée scientifique et ne s’arrête pas à la littérature de pseudoscience.

    Quant au manque de ressources, ceci n’est pas un problème scientifique mais technologique. La technologie s’est toujours adaptée depuis des millénaires aux modifications du milieu, c’est le moteur même de la recherche.
    Pour l’anecdote, dans les ressources en voie de pénurie, la principale n’est pas citée : la disparition des réserves de sable. Eh oui !

    Côté religieux.
    Recul du monothéisme ? A part la faillite du catholicisme en Europe occidentale ... Quant au Judaïsme et à l’Islam, parler d’un recul se baserait sur quelles statistiques ?

    Quant à la propagation occidentale des spiritualités orientales ...
    Certaines versions fortement frelatées font les choux gras des charlatans et sont noyées dans le new age, c’est vrai. Les transmissions authentiques restent par contre anecdotiques et ne semblent pas être en progression nette. Plutôt des modes fluctuantes.
    Elles semblent même, depuis le siècle dernier, en régression dans leurs milieux géographiques d’origine (Chine, Pakistan, etc.).
    Plus la modernité se répand par la mondialisation et plus ces anciennes traditions disparaissent sur leur sol initial.
    Les mangas et la musique électronique enseignent-t-ils le zen ?

    Quant à l’illusion de croire que la propagation des traditions spirituelles orientales constituerait une planche de salut pour l’Humanité ... vaste blague. Elles ne constituent même pas une ombre de solution des problèmes en Orient, même après des siècles de propagation.
    En quoi cela pourrait-il alors constituer un "signe encourageant" ?! Cela demande ici de sérieuses explications !

    Pour les NDE, l’herbe est toujours plus verte "ailleurs".
    Le problème principal n’est pas d’aborder avec sagesse ce qui se passe "après la mort" mais surtout ce qui se passe "avant".
    Le projet le plus urgent n’est pas non plus d’explorer l’Univers mais surtout d’apprendre à connaître et à respecter notre planète.
    La fuite illusoire dans "l’ailleurs" ou dans "l’au-delà" ne constituera jamais une solution responsable. La responsabilité, c’est ici et maintenant, pour construire intelligemment ce qui se passera demain ici.
    L’humilité vaut mieux que toutes les chimères.
    S’aventurer dans l’art acrobatique de la prospective demande aussi d’avoir lu préalablement quelques livres d’Histoire.

    Ce texte amusant de prospective fantaisiste se présenterait plutôt comme un "scénario de type IV" : le scénario de jeu vidéo.
    Merci pour la blague.

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