vendredi, octobre 11, 2019

On achève bien les fachos

Incarcéré en France en 2010, Vincent Reynouard se "cache"  à Londres, vivant dans la précarité loin de sa famille. Il nous parle de son séjour en prison :


Vincent Reynouard a écrit récemment "Pourquoi Hitler était-il antisémite ?"
"Dans cet ouvrage, l'auteur rappelle les racines de l'antisémitisme en Allemagne à partir des années vingt. S'appuyant sur des documents peu connus ou même jamais cités, il rétablit certaines vérités sur la vie des juifs dans le IIIe Reich." Lire un extrait ICI




On achève bien les fachos


La justice moralisatrice est devenue scolastique "antifasciste"

En un peu plus d’un demi-siècle d’« antifascisme » forcené, la justice n’est pas restée en dehors du conditionnement super-idéologique moralisateur qui, par l’État, l’université, l’école et les médias, affecte la plupart de nos contemporains. Ce phénomène mimétique et hypnotique de masse frappe plutôt plus les prétendues élites, formées par un enseignement supérieur essentiellement conservateur, standardisé et formaté. C’est ce que l’on peut appeler, d’un point de vue sociologique, la crétinisation de troisième cycle (universitaire). Elle frappe ces prétendues élites, plus ignorantes de leur civilisation d’origine que ne l’étaient des générations illettrées, et dont le degré de réflexion personnelle et autonome est très faible. Ce qu’il faut, croit-on couramment aujourd’hui, ce qu’il faut, croient de plus en plus nos juges, c’est éliminer le révisionnisme et le « racisme » : voilà une tâche urgente, noble, extatique. [...]


La sanctification droit-de-lhomesque

L’Occident est maintenant assujetti à la métaphysique néo-primitive des « droits de l’homme », sans finesses intellectuelles ou théologiques, mais qui se veut tout de même immanente et universelle. Les « droits de l’homme » se veulent supérieurs à la souveraineté « démocratique », bien que les sectateurs des premiers revendiquent une sorte de propriété incorporelle sur l’adjectif de la seconde… Copyright incongru et paradoxal, fondé sur une illusion rhétorique subversive d’inversion du sens des mots. Les « droits de l’homme » sont, dans le monde contemporain, nimbés d’une divinité ineffable, qui leur donne une impondérable essence dite « démocratique », et les place au-delà des contingences démocratiques, que ce soit celle du suffrage universel ou celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ainsi la prétendue justice internationale et les grandes institutions internationales contraignantes sont couvertes par la sanctification droit-de-lhomesque, sans que leur technocratie de fer ne doive rien au suffrage universel ni à la volonté des peuples. La démocratie en Occident, désormais assujettie à une morale supérieure transcendante, n’est plus qu’un moyen contingent et non plus la source foncière du pouvoir. La volonté des peuples n’est dite encore « souveraine » que par le recours à la novlangue qui infecte nos parlers.



L’individualisme absolu aboutit à l’universalisme absolu

Toutes ces abdications de souveraineté se font au profit de la cosmopolis du nouvel ordre moral et financier en cours de consolidation, au service en fait de la formidable hégémonie ploutocratique américaine. Tel est l’aboutissement de l’involution subversive, esquissée à Londres (1945) et Nuremberg (1945-1946) et qui a vraiment commencé à s’étendre au monde sous l’égide de l’O.N.U., à partir de la fameuse Déclaration universelle des droits de l’homme (1948). Il y a là un dispositif initial de première importance, proprement métaphysique, dont la connaissance est indispensable à une bonne compréhension du nouvel ordre moral mondialiste, quasi religieux quoique strictement matérialiste. Ce nouvel ordre moral entend désormais régir directement le statut des individus, devenus ainsi sujets de droit international public, après n’avoir été de tous temps que des sujets de droit privé au sein de puissances publiques multiples particulières (clans, castes, tribus, Cités, États). C’est peut-être la réalisation du rêve de l’américain Henry David Thoreau (1817-1862), penseur anarchiste puritain illuminé, pour qui l’individu devait primer absolument sur l’État. Une telle position aboutit dans la réalité à l’État mondial, tant il est vrai que l’individualisme absolu aboutit à l’universalisme absolu.

Devenus sujets de droit international public, les individus peuvent agir pour leurs revendications, sans relais ni intermédiaire souverain, au nom de l’universalité et de la l’immanence des « droits de l’homme ». Devenus sujets de droit international public, à l’instar et au même titre que les États, les individus peuvent donc être instrumentalisés aux dépens de l’intérêt général et des souverainetés nationales, devenus subsidiaires. Les États européens acceptent sans broncher cet état de chose inverti. Il est vrai que ces États sont de plus à plus, à rebours du bon sens, des États moralistes, servis par un personnel largement corrompu mais « antiraciste », et non des États amoraux, aspirant à être servis par des gens de préférence vertueux (c’est-à-dire ici honnêtes et de caractère rigoureux).



La tragédie du XXIe siècle

Aujourd’hui, par exemple, le droit de tout immigré, même jugé indésirable, peut interdire une politique restrictive visant à son expulsion et imposer le regroupement chez nous de sa famille, au nom de son droit « au respect de sa vie… familiale » (article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme). Au bonheur des fripouilles et pour le meilleur profit de l’arrogance : un trafiquant de drogue ou un immigré illégal peut ainsi s’imposer contre la volonté démocratique de n’importe quel peuple européen.

L’immigration massive devient institutionnellement et moralement imparable. Pourtant il y aurait beaucoup à dire en aparté sur l'immigration extra-européenne actuelle : n'induit-elle pas de la part des immigrés un racisme masochiste à rebours, puisque ce qu'ils veulent c'est ne plus vivre dans des pays où la majorité et le pouvoir ne sont pas blancs et europoïdes ? Les peuples occidentaux, n’ayant plus contre les individus les prérogatives souveraines pleines et entières, sont voués à la submersion démographique. En ce domaine, les peuples européens ne se voient même plus reconnaître les droits élémentaires de la légitime défense. Il est devenu impossible d’imposer une volonté politique dont la justification résidait dans l'« intérêt général ». Et c’est ainsi que se met en place la tragédie du XXIe siècle. [...]



L’avènement du messianisme matérialiste à l’échelle du monde

L’inspiration unique de ce système (rallié ensuite par l'"antifascisme" qui en est devenu l’un des moteurs [...]) réside dans la conjugaison de l’augustinisme politique propre au puritanisme calviniste américain et du messianisme juif.

L’augustinisme est :

"l’absence de distinction formelle entre le domaine de la philosophie et de la théologie, c’est-à-dire entre l’ordre des vérités rationnelles et celui des vérités révélées.

Plus précisément, l’augustinisme politique est la : tendance à absorber le droit naturel dans la justice surnaturelle, le droit de l’État dans celui de l'Église."



Les "élus" et la métaphysique du capitalisme


C’est-à-dire l’absorption des fonctions politiques et administratives profanes par la religion, de l'Église ou des Nations-Unies, pour constituer le despotisme oriental. La conséquence induite sur la doctrine juridique est la référence suprême récurrente à la Bible, plus spécialement au Pentateuque (Torah juive) et à l'Évangile.

Un esprit biblique commun au judaïsme et au calvinisme puritain préside à cette conjugaison de doctrines, esprit relayé par des organisations ou sectes telles la franc-maçonnerie ou ses succédanés oligarchiques modernes (Trilatéral, groupe de Bilderberg, le Siècle – en France –, Bohemian club, Congrès juif mondial, B’naï B’rith, etc.). L’idée directrice réside dans la croyance en une « élection » divine, ou « prédestination », de certains hommes et en une récompense terrestre corrélative, ou mal distinguée de celle-ci. Les « élus » étant à l’origine les Juifs historiques ou supposés tels, promis à la récompense terrestre :

"Yahvé ton Dieu t'élèvera au-dessus de toutes les nations de la terre […] Yahvé te fera surabonder de biens : fruit de tes entrailles, fruit de ton bétail et fruit de ton sol, sur cette terre qu’il a juré à tes pères de te donner. Yahvé ouvrira pour toi les cieux, son trésor excellent, pour te donner en son temps la pluie, et pour bénir tes œuvres" (Deutéronome, 28, 1 à 14).

En effet, par ses tendances maîtresses, le judaïsme présente les caractères d’une éthique et d’une métaphysique du capitalisme, comme l’a démontré de façon magistrale l’Allemand Werner Sombart (1863-1941) pour qui d’ailleurs « ce que nous appelons américanisme n’est que l’esprit juif ayant trouvé son expression définitive ». Il s’agit plus précisément du capitalisme financier volatil et spéculatif puisque essentiellement nomade, marque de son origine judaïque errante. [...]

Mammon, "dieu" de l'ordre mondial totalitaire

Aujourd’hui est en train de se développer un nouveau et terrifiant monstre collectif indifférencié, protéiforme et beaucoup plus insaisissable que le Léviathan de Hobbes. Il n’a même plus besoin d’un visage synthétique comme celui du pseudo-chef Big Brother dans la fiction d’Orwell. Ce monstre collectif tenant à la fois de l’État mondial et de la théocratie rampante de Mammon, c’est-à-dire de l’Argent, domine virtuellement le monde. C’est une entité intelligente, logique, inflexible, mais anonyme et avide qui impose son idéologie fondatrice, utilitaire et manichéenne. Sous son empire, l’ordre mondial totalitaire, ploutocratique et despotique se revendique parangon de morale. Mammon, rappelons-le, était ce dieu syro-araméen de l’argent, symbole de l’avidité pour les biens matériels dans les Évangiles, assimilé au Diable.

Extraits du livre d'Eric Delcroix Le théâtre de Satan - Décadence du droit, partialité des juges.

Commentaire d'un lecteur :
Un ouvrage qui révèle pourquoi une majorité de juges ne fait jamais preuve d'impartialité lors de procès liés à la liberté d'expression. La loi Gayssot y est disséquée et son côté liberticide dénoncé. Eric Delcroix y dénonce également "le crépuscule du droit".

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