mercredi, janvier 22, 2020

Le secret de l'Empire mondial

(Durée 25:36)

Le lanceur d’alerte John Perkins dévoile le secret de l'Empire mondial

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus une puissance mondiale. Cela est démontré, entre autres, par le fait que, avec environ 1 000 bases, les États-Unis exploitent 95 % des bases militaires étrangères dans le monde. Les Etats-Unis sont également dominants dans la politique économique mondiale.

Cependant, non seulement le gouvernement américain, mais aussi l'élite financière a construit un empire mondial au cours du siècle dernier. Ce n'est pas visible pour le grand public, mais son pouvoir dépasse de loin celui des États-Unis. Cet empire financier, qui opère en arrière-plan, repose essentiellement sur trois piliers :

Le premier pilier est le système mondial de banques centrales. 

Les banques centrales sont responsables de la politique monétaire dans un pays ou une zone monétaire. Il est important de comprendre ici que presque toutes les banques centrales existant dans le monde ne sont pas des institutions gouvernementales mais des banques contrôlées par le secteur privé. Dans l'émission « Le contrôle des Rothschild » [www.kla.tv/13640], il a été dit que presque toutes les banques centrales du monde sont contrôlées par la famille Rothschild. Cela permet à l'élite financière de déclencher des crises économiques dans un seul pays ou même dans le monde entier. Seuls quatre pays ont pu jusqu'à présent échapper à ce contrôle. Ce sont Cuba, la Corée du Nord, l'Iran et la Syrie ! Comme le montre l'émission (en allemand) « Les krachs financiers – une stratégie de l'élite financière » [www.kla.tv/14016], la crise bancaire de 1920 aux Etats-Unis, la crise financière américaine de 1929 et la crise financière de 2008 ont été provoquées délibérément par la banque centrale américaine FED. De même en 1998 la Russie et en 2001 l'Argentine ont été plongées dans une crise économique profonde par la politique monétaire de leur banque centrale. Dans toutes ces crises, seule l'élite financière en a profité, augmentant ainsi énormément son pouvoir et sa richesse. D'autre part, la population était plongée dans la pauvreté et le besoin.

Le deuxième pilier est le Fonds monétaire international (FMI). 

À l'heure actuelle, tous les États du monde sauf sept (dont Cuba et la Corée du Nord) sont membres du FMI. En raison de l'augmentation extrême du surendettement des budgets nationaux dans le monde, la plupart des pays sont maintenant dépendants des prêts du FMI. Le FMI est le seul prêteur possible pour les pays en difficulté financière. Toutefois, pour que les pays puissent bénéficier de tels prêts, le FMI impose des mesures d'austérité rigoureuses afin d’assurer le remboursement des dettes pour lui-même et pour les banques internationales. À cette fin, il intervient profondément dans la souveraineté des États, qui perdent ainsi leur indépendance financière, économique et politique. Pour l'expert économique Ernst Wolff, les exigences du FMI peuvent être comparées à une razzia « pour servir les intérêts des super-riches ». Les conséquences sont graves : la pauvreté et la misère de la population et les profits élevés pour les investisseurs internationaux.

Le troisième pilier de cet empire est le gouvernement américain. 

D'après les révélations de John Perkins, ancien agent du service de renseignement extérieur américain la NSA, la politique américaine sert les intérêts des multinationales. Selon une étude de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, ces multinationales sont très étroitement liées par des investissements mutuels et sont contrôlés par le secteur financier. Le gouvernement américain est donc pratiquement un larbin de l'élite financière. En raison de la puissance économique et aussi militaire des USA, les pays du monde ont ainsi été systématiquement contraints de se soumettre aux intérêts de l'élite financière. Les présidents qui, par exemple, voulaient réduire le pouvoir des multinationales au profit de leur propre population, protéger leur pays de l'exploitation ou maintenir l'indépendance de leur banque centrale ont été soit assassinés lors d'opérations secrètes par les services secrets américains, soit destitués lors d'un coup d'État, soit évincés très ouvertement du pouvoir par une intervention militaire américaine. Les Etats-Unis ont laissé dans ce domaine une trace longue et sanglante dans l'histoire :

1953 Putsch contre le Premier ministre Mohammad Mossadegh en Iran 

1954 Putsch contre le président Jacobo Árbenz Guzmán du Guatemala 

1960 Assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo 1961 Tentative d'invasion à Cuba pour renverser le Premier ministre Fidel Castro 

1961 Eviction de Kong Le au Laos 

1963 Coup d'Etat militaire contre Ngô Đình Diệm Diệm au Sud Vietnam 

1963 Coup d'Etat militaire contre le président Juan Bosch en République dominicaine 

1964 Coup d'Etat militaire contre le président João Goulart au Brésil 

1964 Putsch contre le président Víctor Paz Estenssoro en Bolivie 

1965 Putsch contre le président Achmed Sukarno en Indonésie 

1966 Putsch contre le président Juan Bosch en République dominicaine 

1967 Coup d'Etat militaire contre Georgios Papandreou en Grèce 

1973 Coup d'Etat militaire contre le Président Salvador Allende au Chili 

1975 Coup d'Etat contre le président Juan Alasco Alvarado au Pérou 

1981 Assassinat du président Roldos Aguilera en Équateur 

1981 Assassinat du dirigeant Omar Torrijos au Panama 

1983 Invasion américaine de Grenade après l'assassinat du Premier ministre Maurice Bishop 

1989 Invasion du Panama par les États-Unis et destitution du dirigeant Manuel Noriega 

1981-1990 Interventions américaines dans la guerre des Contras contre les sandinistes au Nicaragua 

1991 Coup d'État militaire contre le président Jean-Bertrand Aristide en Haïti 

1991 Intervention militaire dirigée par les États-Unis contre le président Saddam Hussein en Irak 

1999 Guerre du Kosovo - Opération militaire de l'OTAN sous le haut commandement des États-Unis 

2001 Intervention militaire dirigée par les États-Unis en Afghanistan contre les talibans 

2002 Échec de la tentative de coup d'État contre le président du Venezuela Hugo Chávez 

Révolution des roses de 2003 et renversement du président Edouard Chevardnadze en Géorgie 

Guerre en Irak de 2003, qui a conduit à l'exécution du président Sadam Hussein en 2006 

Révolution des tulipes de 2005 et renversement du président Askar Akayev au Kirghizistan 

2011 Intervention militaire dirigée par les États-Unis contre la Libye et assassinat du chef de l'État Mouammar Kadhafi 

Guerre en Syrie depuis 2011 et échec du renversement du président Bachar al-Assad 

2014 Renversement du gouvernement en Ukraine contre le président Viktor Ianoukovitch

On observe exactement les mêmes tendances dans les crises actuelles entre les États-Unis et le Venezuela, la Corée du Nord, Cuba et l'Iran. Cela est dû au fait que ces gouvernements n'accordent pas aux multinationales l'accès aux ressources de leur pays. Les banques centrales de la Corée du Nord, de Cuba et de l'Iran ne sont pas encore sous le contrôle des Rothschild. Pour cette raison, ces conflits ont peu de chances de se calmer tant que les gouvernements existants ne seront pas renversés et remplacés par des gouvernements marionnettes, comme cela s’est passé pour les conflits américains avec l'Afghanistan, l'Irak et la Libye, dont les banques étaient également indépendantes avant l'intervention américaine.

Sur la base de ces corrélations, on peut supposer que de nombreux conflits futurs, des renversements de gouvernements et aussi chaque crise économique ou financière porteront la signature de l'élite financière internationale. Ils agissent comme un syndicat de criminels qui n'a ni conscience ni morale, et qui plonge des nations entières dans la ruine pour le pouvoir et l'argent. Il est temps que ces activités criminelles prennent fin et que les tireurs de ficelles soient traduits en justice. 

À la suite à cette émission, découvrez les aveux et l’analyse de John Perkins, ancien assassin économique et ex-agent des services secrets américain de la NSA (Agence National de Sécurité) :

www.youtube.com/watch?v=0Pn7qrl7NAA  Min. 24:58 bis 40:50

Titre : 

"Confessions d'un assassin économique - Nouvelles révélations d'initiés sur la manipulation des économies du monde"

A l’écran : « Il y a deux façons de conquérir et d'asservir une nation. L'une par l'épée, l'autre par la dette. » (John Adams, 1735-1826) John Perkins (Ancien économiste en chef de Chas. T. Main, auteur du livre « Les Confessions d'un assassin économique »)

10 mn - John Perkins : "C'est nous, les assassins économiques, qui avons créé le premier véritable empire mondial. Et nous travaillons de différentes manières. Mais la façon la plus courante est d'identifier un pays qui possède des ressources telles que le pétrole, puis d'organiser un prêt important pour ce pays auprès de la Banque mondiale ou de l'une de ses sociétés sœurs. Mais l'argent ne va pas vraiment dans ce pays. Au lieu de cela, il revient à nos multinationales pour construire des projets d'infrastructure dans ce pays. Des centrales électriques, des parcs industriels, des ports, des choses qui profitent à quelques riches dans ce pays…

Ainsi qu’à nos multinationales. En réalité, ces services n'aident pas la majorité des gens. Cependant ces gens… en fait tout le pays est délaissé, il supporte tout seul l'énorme dette. C'est une dette tellement élevée qu'ils ne peuvent pas la rembourser. Cela fait partie du plan, ils ne peuvent pas la rembourser. C'est ainsi que nous, les assassins économiques, nous revenons vers eux en temps voulu et leur disons : « Vous nous devez beaucoup d'argent, vous ne pouvez pas payer vos dettes, alors vendez votre pétrole à un prix vraiment bas à nos compagnies pétrolières. »


« Permettez-nous d'installer des bases militaires dans votre pays » ou « Soutenez nos militaires quelque part dans le monde avec vos troupes, par exemple en Irak » ou « Donnez-nous votre vote aux prochaines élections de l'ONU ». ... Pour privatiser leurs centrales électriques, mais aussi privatiser l’eau et les systèmes d’assainissement, et les vendre à des sociétés américaines ou à d'autres multinationales. Tout cela est en train de dépasser les limites, et c'est tout à fait typique de la façon dont le FMI et la Banque mondiale fonctionnent. Ils plongent un pays dans la dette et la dette est si élevée, qu'ils ne peuvent pas la rembourser. Ensuite, ils proposent de refinancer ces dettes et de faire payer plus d'intérêts. Et ils exigent ce « quid pro quo » (c’est-à-dire « donnant-donnant »), appelé conditionnalité ou « bonne gouvernance » – ce qui signifie essentiellement que les pays doivent vendre leurs ressources, beaucoup de leurs prestations sociales, les services publics, et parfois leurs écoles, leurs prisons, leurs systèmes d’assurance, et cela à des entreprises étrangères. C'est donc une attaque double, triple, quadruple...

Iran 1953. Le premier cas d'un assassin économique date du début des années 50, lorsque le Premier ministre Mossadegh a été élu démocratiquement en Iran. Il était l'espoir de la démocratie au Moyen-Orient et à travers le monde. Il a été nommé « Homme de l'année » par le magazine Time. Mais l'une des choses qu'il a soulevée, c'est l'idée que les compagnies pétrolières étrangères devraient payer beaucoup plus d'argent au peuple iranien pour le pétrole qu'elles exportaient de l’Iran et que le peuple iranien en bénéficierait. Etrange politique ! Bien sûr, nous n'avons pas aimé ça. Mais nous avions peur de faire ce que nous faisions normalement c’est-à-dire envoyer l'armée dans le pays. Au lieu de cela, nous avons envoyé un seul agent de la CIA, Kermit Roosevelt, un parent de Teddy Roosevelt. Et Kermit y est allé avec quelques millions de dollars et en peu de temps il a été très actif et très efficace. Il a réussi à faire renverser Mossadegh et pour le remplacer il a fait venir le Shah. Un homme qui a toujours été positif au sujet du pétrole, et ça a été vraiment efficace. « ............. le Shah est le bienvenu à la maison. » Aux États-Unis, à Washington, les gens regardaient la chose et disaient : « Woaw, c'était facile et bon marché. » C'est ainsi qu’a été créée cette façon de faire : La manipulation des pays et la création d’un empire. Le seul problème avec Roosevelt c’est que c’était un agent de la CIA, et s'il avait été pris, l'impact aurait pu être très grave. La décision de faire appel à des consultants privés a alors été prise très rapidement, pour envoyer de l'argent pour la Banque mondiale, le FMI ou n'importe laquelle de ces agences et pour envoyer des gens comme moi qui travaillent pour des entreprises privées. Il n'y a ainsi aucune conséquence pour le gouvernement si nous nous faisons prendre.


Guatemala 1954 : Lorsque Árbenz [Guzman] est devenu président du Guatemala, le pays était très dominé par la « United Fruit Company » et les grandes multinationales. Árbenz a fait campagne avec la promesse : « Nous voulons rendre le pays au peuple. » Quand il a pris le pouvoir, il a appliqué des procédures avec lesquelles cela justement devait être mis en pratique, de redonner aux citoyens la possession des terres. « United Fruit » n'a pas aimé ça. Ils ont donc engagé une agence de publicité et ont lancé une énorme campagne aux États-Unis pour convaincre les citoyens des USA, la presse des États-Unis, le Congrès des États-Unis , qu'Árbenz était une marionnette soviétique et que si nous lui permettions de rester au pouvoir, les Soviétiques auraient un pied d’entrée dans le monde occidental. A cette époque, il y avait dans l'esprit de tout le monde une grande peur de la terreur rouge, de la terreur communiste. Et puis, pour faire court, de cette campagne de relations publiques est née une mission de la CIA et de l'armée pour détruire cet homme. En effet, nous l'avons fait. On a envoyé des avions, des soldats, des tueurs à gage. Nous avons tout envoyé pour le détruire. Et nous l'avons détruit. Une fois qu'il a été destitué de ses fonctions, le nouveau gars qui est arrivé au pouvoir après lui a pratiquement tout redonné aux multinationales, y compris la « United Fruit Company ».


L'Équateur a été gouverné pendant de nombreuses années par des dictateurs amis des États-Unis, souvent très brutaux. Ensuite, il a été décidé qu'ils voulaient une véritable élection démocratique. Jaime Roldós s'est présenté aux élections et a déclaré que son principal objectif en tant que président était de veiller à ce que les ressources de l'Équateur soient utilisées pour aider le peuple. Et il a remporté les élections à une écrasante majorité, avec plus de voix que quiconque jamais élu en Équateur. Il a commencé à introduire des directives pour s'assurer que les profits du pétrole aident le peuple. Eh bien, on n'aimait pas ça aux États-Unis. J'ai été envoyé comme l'un des nombreux assassins économiques pour changer Roldós, pour le corrompre, pour le faire changer d'avis, pour lui faire savoir : « Jaime, très bien, tu sais quoi faire. Tu peux devenir riche, toi et ta famille, si tu joues le jeu ... Mais si tu continues avec la politique que tu as promise, tu vas disparaître ... ». Il ne voulait rien entendre. Il a été assassiné. Après que son avion s’est écrasé, toute la zone a été bouclée. Les seules personnes autorisées à s’y rendre provenaient d'une base militaire américaine voisine et de l'armée équatorienne. Au début de l'enquête, deux des principaux témoins sont morts dans des accidents de voiture avant d'avoir eu l’occasion de témoigner. Beaucoup de choses très très étranges se sont produites en rapport avec le meurtre de Jaime Roldós. Comme la plupart des personnes qui ont étudié l'affaire en profondeur, je n'avais absolument aucun doute qu'il s'agissait d'un meurtre. Et bien sûr, dans la position en tant que « Economic killer », je m'étais toujours attendu à ce qu'il arrive quelque chose à Jaime. Ce serait soit un coup d'État, soit un meurtre, je n'étais pas sûr, mais en tout cas, qu'il soit saboté. Il ne se serait pas corrompu. Il ne se serait pas laissé influencer comme nous le voulions.

Omar Torrijos, président du Panama, était, comme vous le savez, l'un de mes hommes politiques préférés. Je l'aimais vraiment beaucoup, il était très charismatique. C'était un gars qui voulait vraiment aider ce pays. Et quand j'ai essayé de le soudoyer ou de le corrompre, il a dit : « Écoute, John (il m'appelait Juanito) », il a dit : « Écoute, Juanito, je n'ai pas besoin de cet argent. Ce dont j'ai vraiment besoin, c'est que mon pays soit traité équitablement. Je veux que les États-Unis payent la dette que vous avez envers mon peuple pour toute la destruction qu’ils ont causée ici. Je dois être en mesure d'aider les autres pays d'Amérique latine à obtenir leur indépendance et à se libérer de cette terrible présence du Nord. Vous nous exploitez trop. Je veux que le canal de Panama revienne aux mains des Panaméens. C'est ce que je veux. Alors laisse-moi tranquille. Tu sais, n'essaie pas de me soudoyer. » C'était en 1981 et en mai, Jaime Roldós a été assassiné. Omar en était très conscient. Torrijos a réuni sa famille : « Je suis peut-être le prochain, mais ça ne fait rien parce que j'ai fait ce pour quoi je suis venu. J'ai renégocié le canal. Le canal est maintenant entre nos mains, et nous venons de finir de négocier le contrat avec Jimmy Carter. » En juin de la même année, seulement quelques mois plus tard, il est également mort dans un accident d'avion, ce qui, et ça ne fait aucun doute, a été perpétré par les tueurs à gages payés par la CIA. Il existe de nombreuses preuves qu'un des gardes du corps de Torrijos lui a remis un magnétophone à cassette, un petit magnétophone à cassette contenant une bombe, au dernier moment lorsqu'il est monté dans l'avion. Il est intéressant pour moi de voir comment ce système a continué à peu près de la même manière pendant des années et des années, sauf que les « Economic killer » sont devenus plus performants.

Ensuite, nous nous sommes battus avec ce qui s'est passé récemment au Venezuela. En 1998, Hugo Chávez a été élu président - après une longue série de présidents très corrompus qui ont systématiquement détruit l'économie du pays. Et Chavez a été élu au milieu de tout ça. Chávez a tenu tête aux États-Unis. Il l'a fait principalement en exigeant que le pétrole vénézuélien soit utilisé pour aider le peuple vénézuélien. Eh bien, nous n'avons pas aimé ça aux États-Unis. Ainsi, en 2002, un coup d'État a été organisé qui, à mon avis - et à celui de beaucoup d'autres - était sans aucun doute le fruit de la CIA. La façon dont ce coup d'État a été fomenté reflète très bien ce que Kermit Roosevelt avait fait en Iran : payer des gens pour descendre dans la rue, pour se soulever, pour protester, pour dire que Chavez était très impopulaire. Mais si vous pouvez obtenir que quelques milliers de personnes fassent cela, la télévision peut faire croire qu’il s’agit du pays tout entier et les actions peuvent commencer à se propager. Sauf dans le cas de Chávez : il a été assez rusé et le peuple s'est tenu derrière lui avec une telle conviction, qu'ils ont surmonté tout cela. Cela a été un grand moment de l'histoire de l'Amérique latine.


Irak 2003. L'Irak est en effet un exemple parfait du fonctionnement de l'ensemble du système. Nous, les « economic killers », sommes la première ligne de défense. Nous entrons, nous essayons de corrompre le gouvernement et de lui faire accepter ces énormes prêts, que nous utilisons ensuite comme levier pour le contrôler de manière systématique. Si nous échouons, comme j'ai échoué au Panama avec Omar Torrijos et en Équateur avec Jaime Roldós - des hommes qui refusent d'être corrompus - alors notre deuxième ligne de défense consiste à envoyer des tueurs à gage.

Et les tueurs à gages soit renversent le gouvernement, soit ils tuent. Et lorsque cela se produit, un nouveau gouvernement prend sa place. Et mon gars, ils obéiront parce que le prochain président sait ce qui arrivera s’il ne le fait pas. Dans le cas de l'Irak, ces deux mesures ont échoué. Les « economic killers », n’ont pas pu atteindre Saddam Hussein

Nous nous sommes donné beaucoup de peine pour lui faire accepter un accord très semblable à celui que la dynastie saoudienne avait accepté en Arabie Saoudite. Mais il n'a pas accepté. Et donc les tueurs sont venus pour l'assassiner. Mais ils n’ont pas pu parce que sa garde était très efficace. Après tout, il avait autrefois travaillé pour la CIA. Il avait été engagé pour assassiner un ancien président d'Irak et avait échoué. Mais il connaissait le système. Alors en 1991, nous avons envoyé l'armée. Et nous avons détruit l'armée irakienne. À ce moment-là, nous avons présumé que Saddam Hussein se raviserait. On aurait pu le faire tuer à ce moment-là, bien sûr. Mais nous ne voulions pas. C'est le genre d' « homme fort » que nous apprécions. Il contrôle ses citoyens. Nous pensions qu'il pouvait contrôler les Kurdes, maintenir les Iraniens à l'intérieur de leurs frontières et continuer à extraire du pétrole pour nous. Et nous présumions que lorsque nous aurions détruit son armée, il se raviserait. Mais Les « economic killers », sont revenus dans les années 90 – sans succès. S'ils avaient réussi, il serait toujours en fonction. Nous lui vendrions tous les avions de chasse qu'il voudrait. Bref tout ce qu'il voudrait. Mais ils n'ont pas pu, ils n'ont pas réussi. Encore une fois les tueurs à gages n'ont pas réussi à l'éliminer. Donc une fois de plus nous avons envoyé l’armée et cette fois-ci, nous avons fait le travail et nous l'avons éliminé. Et tout en le faisant, nous avons négocié des contrats de construction très, très lucratifs pour reconstruire le pays que nous avions pratiquement détruit. Ce qui est une assez bonne affaire quand on possède de très grandes entreprises de bâtiment.

Donc l'Irak montre les trois étapes. Les « economic killers » y ont échoué, les tueurs à gages également. Et comme dernière mesure, on a envoyé l'armée. Et de cette façon, nous avons créé un véritable empire, mais nous l'avons fait très très secrètement. C'est secret. Tous les empires du passé ont été créés avec l'aide des militaires et tout le monde savait que c’est eux qui les batissaient. Les Britanniques savaient qu'ils le batissaient. Les Français, les Allemands, les Romains, les Grecs. Et ils en étaient fiers. Ils ont toujours eu un prétexte, comme propager la civilisation, propager une religion, quelque chose comme ça. Mais ils savaient qu'ils le faisaient. Pas nous. La majorité des gens aux États-Unis d'Amérique ignorent combien nous profitons des avantages de l'empire secret, et qu'il y a aujourd’hui plus d'esclavage dans le monde que jamais auparavant. Alors vient la question : Bon, si c'est un empire, qui est l'empereur ? Manifestement, nos présidents des États-Unis ne sont pas des empereurs.

Un empereur est une personne qui n'a pas été élue, qui n'a pas de mandat limité et qui n'est pratiquement responsable devant personne. Donc on ne peut pas mettre nos présidents dans cette catégorie. Mais nous avons ce que je considère comme l'équivalent d'un empereur. Et c'est ce que j'appelle la Corporatocratie (l’enchevêtrement des multinationales et de la politique), c’est-à-dire la domination par les multinationales. La Corporatocratie est le groupe de personnes qui dirigent nos plus grandes multinationales. Elles se comportent vraiment comme les dirigeants de cet empire. Elles contrôlent nos médias. Soit en les possédant directement, soit par la publicité. Elles contrôlent la plupart de nos politiciens parce qu'elles financent leurs campagnes électorales. Soit par l'intermédiaire des multinationales, soit par des dons privés provenant de ces entreprises. Ils ne sont pas élus. Ils n'ont pas de durée de mandat limitée.

Elles ne sont responsables devant personne. Et au sommet de la corporatocratie, on ne peut pas dire avec certitude si la personne travaille pour une multinationale privée ou pour le gouvernement parce qu'elles changent constamment.


Donc vous avez un type qui est le président d'une grosse entreprise de construction comme Halliburton. Et la minute suivante, il est vice-président des États-Unis. Ou le président qui était dans le secteur du pétrole. Et c'est la vérité, que vous mettiez des démocrates ou des républicains en fonction. Vous avez ce va-et-vient, comme à travers une porte tournante. Et d'une certaine façon, notre gouvernement est invisible la plupart du temps. Et les stratégies sont mises en œuvre par nos sociétés à un niveau ou à un autre. Les stratégies du gouvernement sont pratiquement guidées par les entreprises. Et ensuite, elles sont présentées au gouvernement et deviennent des lois gouvernementales. C'est une relation très intime. Ce n'est pas une théorie de conspiration ou autre. Ces gens n'ont pas besoin de se réunir et de planifier les choses qu'ils veulent faire. Ils travaillent pratiquement tous avec une même condition préalable. Et c'est qu'ils doivent maximiser leurs profits. Et ce, sans tenir compte des coûts sociaux et environnementaux.

de hag

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