Wednesday, November 21, 2007

Le Dalaï-lama et Bush

Les honneurs déshonorent.
Le titre dégrade.
La fonction abrutit. Ecrivez ça sur les murs.

(Flaubert)

Le Dalaï-lama est heureux de recevoir de Bush, le fossoyeur de l’Iraq, la médaille d’or du congrès, la plus haute distinction américaine.

Nous vivons dans une atmosphère apocalyptique. Les informations scientifiques en matière d’environnement, l’hégémonisme étasunien et la désintégration du tissu social redonnent un peu de crédit à d’anciennes prophéties.


Grand hiérophante des mystères de Kalachakra, le Dalaï-lama n’ignore pas l’eschatologie de cette tradition tantrique qui affirme qu’une superpuissance imposera un nouvel ordre mondial durant le crépuscule de l’âge noir, le kaliyuga. (Le crépuscule du kaliyuga aurait débuté en 1939.) Cet ordre mondial des Mleccha voue une haine inextirpable au véritable Dharma.

Swami Karpatri, moine errant de la lignée des Shankarachârya, était considéré de son vivant comme le chef spirituel de l'Inde du nord. Détenteur d'un antique savoir, le Swami était le maître d'Alain Daniélou, l'un des plus grands spécialistes de l'Inde traditionnelle. L'élève publia une chronologie du destin du monde d'après la tradition shivaïte. Les barbares de l’Occident, les Mleccha destructeurs de la planète, seront combattus par le sauveur Kalki, la dernière incarnation de Vishnou. Kalki viendra restaurer l’harmonie et la justice sur terre avant 2442, date de la fin du cycle. Les adeptes du Nouvel Age et les inconditionnels du prophète Terence McKenna ne trouveront rien sur l'année 2012. Cette date ne figure pas dans la chronologie shivaïte qui se termine en 2442.


L’économiste William Engdahl, qui n’a pas à se soumettre aux exigences de Bush, est plus courageux que le Dalaï-lama car il n’hésite pas à dénoncer le machiavélisme, la violence militaire et l’avidité des Mleccha de l’Occident, de l’ordre mondial anglo-américain :


" Le pétrole colombien, et celui du Venezuela voisin, étaient à l’origine d’une présence militaire américaine en expansion dans ces deux pays. L’administration Bush annonçant un plan visant à fournir un entraînement militaire et un soutien à la Colombie à hauteur de 98 millions de dollars. Loin de vouloir arrêter l’afflux de cocaïne en Amérique, il s’agissait en fait de contrer la guérilla des FARC et de l’ELN qui menaçaient le grand pipe-line de l’Occidental Petroleum qui traversait la région. La Colombie était devenue le septième plus grand fournisseur des Etats-Unis. Et quand Hugo Chavez, président du Venezuela, essaya de contrôler plus efficacement la compagnie d’état vénézuélienne, l’administration Bush rétorqua par un coup d’état. Les importations pétrolières du Venezuela, de la Colombie et de l’Equateur dépassaient celles de l’ensemble du Moyen-Orient. Les mêmes considérations s’appliquaient au pétrole et au gaz indonésiens : la guerre au terrorisme fournit à l’Amérique le prétexte pour renforcer massivement sa présence militaire. " […]


" Au début du nouveau millénaire, les Etats-Unis disposaient d’un monopole quasi absolu de puissance et de technologie militaires. Ils contrôlaient les réserves de devises mondiales, ce qui leur conférait la mainmise sur l’essentiel des actifs du monde industrialisé. A la suite de l’occupation des champs de pétrole iraqiens, la puissance américaine détenait à elle seule le monopole des ressources énergétiques du futur. Le Pentagone disposait d’un terme pour cela : full spectrum dominance, domination totale sur tous les fronts. Cela signifiait que les Etats-Unis étaient en voie de contrôler, partout, les situations militaires, économiques et politiques. "
" Pétrole, une guerre d’un siècle, l'ordre mondial anglo-américain " Editions Jean-Cyrille Godefroy.

Site de William Engdahl (en anglais).

Les documents du site ReOpen911.info (en français) sur l'attentat du 11 septembre 2001.


Pour certaines personnes, notamment celles qui n’acceptent pas les conclusions de l’enquête officielle, l’attentat du 11 septembre 2001 inaugure le règne total de l’hydre capitaliste. Elles refusent le diktat : " Travaillez plus pour gagner plus ! " En réalité, celui qui est obligé de cumuler plusieurs emplois pour survivre n’est pas heureux.


Les freegans ne veulent pas se faire exploiter par un patronat toujours plus vorace. Ils boycottent le consumérisme fou et découvrent la forme urbaine du glanage traditionnel des campagnards.

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