Tuesday, November 22, 2011

Les chemins de l'utopie





La crise planétaire incitera-t-elle des personnes encore lucides à sortir de la masse humaine de plus en plus uniformisée et conditionnée par une gouvernance mondiale qui agit dans l'ombre ? N'oublions pas cette déclaration d'Alain Minc : « On croit qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale, c’est faux. Il y a une forme de gouvernance mondiale sauf qu’elle n’est pas codifiée, elle est empirique, elle est implicite, mais elle est décisive. » (France Inter, 26 septembre 2009).

Les coups d'état de novembre 2011, qui ont mis au pouvoir en Grèce et en Italie des sbires de la finance internationale, marquent-ils la fin de la démocratie européenne et le début de l'instauration progressive de la dictature mondiale ? La mondialisation est bien un processus totalitaire qui réduit les peuples en une populace informe et aisément contrôlable. Il est probable que la population mondiale sera de plus en plus illusionnée par la réussite matérielle et le faux bien-être d'un spiritualisme matérialiste ou d'une religion scientifique prônant l'immortalité physique, un transhumanisme mystique en quelque sorte.

Est-il encore temps de prendre les chemins du maquis ou les sentiers de l'utopie ?


Les sentiers de l'utopie

« Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l'expérience de vies post-capitalistes. Ils n'étaient pas à la recherche d'un pays de nulle part, d'un modèle universel ou d'un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu'est le capitalisme. Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D'un Camp Climat installé illégalement aux abords de l'aéroport d'Heathrow, jusqu'à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l'amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d'aimer et de manger, de produire et d'échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d'un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d'une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes. De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l'ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d'un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l'Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d'autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd'hui. »


John Jordan est un artiste-activiste, cofondateur de Reclaim the Streets et de l'Armée des clowns. Il a été un des caméramans du film de Naomi Klein, The Take, et a notamment codirigé le livre We Are Everywhere. The Irresistible Rise of Global Anti-Capitalism (Verso, 2003). Isabelle Fremeaux est maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-niversity of london. Sa recherche-action explore l'éducation populaire et les formes créatives de résistance. Ensemble, ils ont fondé le collectif The Laboratory of Insurrectionary Imagination.


Entretien avec John Jordan & Isabelle Frémeaux :
http://www.mouvements.info/Impasse-du-capitalisme-chemins-de.html



Vidéo Les sentiers de l'utopie :
http://www.dailymotion.com/video/xizie2_les-sentiers-de-l-utopie-1-3_news#rel-page-3

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