Sunday, November 06, 2011

Sogyal Rinpoché





Pas si zen, ces bouddhistes 



Par Elodie Emery


Sogyal Rinpoché, lama tibétain de renommée mondiale, vient d'achever une retraite de quatre jours à Paris. Destinés à initier les Occidentaux à la pratique de la méditation, les enseignements de ce maitre tibétain connaissent un vif succès. Pourtant, les rumeurs sur la légitimité du personnage ne cessent de croître : le gourou entretiendrait des relations à la limite de l'abus de pouvoir avec ses disciples les plus proches.

Reportage à Lerab Ling, dans le principal centre de retraites Sogyal Rinpoché.


« Sogyal Rinpoché en personne, tu te rends compte ? » « Je l'ai déjà vu une fois pendant une conférence à Amsterdam, mais de loin » « Une semaine entière avec lui... Je me sens tellement privilégiée.» Dans le luxueux temple bouddhiste de Lerab Ling, niché au coeur des Cévennes à Roqueredonde, l'excitation atteint son comble : l'arrivée du maître a été annoncée. Assis dans la position du lotus - éminemment inconfortable pour quiconque ne pratique pas assidûment le yoga -, les disciples ont écouté patiemment le discours d'introduction à cette retraite de méditation qui va les occuper pendant huit jours. Ils ont bien noté les règles à respecter : ne pas boire d'alcool, ne pas fumer, ne pas utiliser son téléphone portable, et parler le moins possible. Sauf sur le parking du centre, où ces comportements de débauche sont autorisés. Maintenant, action ! Les retraitants veulent voir leur gourou, en chair et en os.

Sogyal Rinpoché ? Un lama de renommée mondiale. Né au Tibet en 1947, il a été reconnu très jeune comme la réincarnation d'un des maîtres du treizième dalaï-lama, ce qui impose le respect de la communauté religieuse. Dès son arrivée en Europe, en 1971, il commence à enseigner les rudiments du bouddhisme tibétain aux Occidentaux. En plein rejet du christianisme, la génération hippie se passionne pour cette forme de spiritualité exotique. 


Esprit moderne, corps tibétain

Obèse mais énergique, le petit homme prend de l'envergure, jusqu'à fonder le centre de Lerab Ling. Le temple, modèle d'architecture bling-bling en pleine nature, est inauguré en grande pompe par le dalaï-lama en 2008, en présence de Carla Bruni-Sarkozy, Rama Yade et Bernard Kouchner. Il accueille aujourd'hui de 2 000 à 3 000 retraitants chaque année. La brochure de promotion dit de Sogyal Rinpoché qu'il a un « don remarquable pour réunir plus de deux mille cinq cents ans de sagesse et d'expérience bouddhistes d'une manière authentique, accessible, et tout à fait pertinente pour le monde d'aujourd'hui ». Un esprit moderne dans un corps tibétain (ou l'inverse) : le gourou fait mouche chez les Européens en quête de sens. Il est aussi l'autorité spirituelle de l'association Rigpa qui rassemble 130 centres bouddhistes dans 41 pays du monde, et l'auteur du Livre tibétain de la vie et de la mort, vendu à plus de 2 millions d'exemplaires dans le monde. Autant dire que Sogyal Rinpoché est à l'amateur de nourriture spirituelle ce que Lady Gaga est au fan de musique pop : une superstar. Mais sa notoriété et le succès que rencontrent les retraites n'empêchent pas les rumeurs persistantes sur la légitimité du personnage. Rinpoché ne serait pas le véritable auteur de l'ouvrage qui a fait sa renommée, et surtout, il entretiendrait des relations à la limite de l'abus de pouvoir avec ses disciples les plus proches (lire plus bas)...

Mais, en ce mois de juillet 2011, les 500 personnes inscrites à la traditionnelle retraite estivale de Lerab Ling ont d'autres préoccupations. Venues d'Italie, des Pays-Bas, d'Allemagne, d'Angleterre ou de France, toutes ont délaissé les plages et l'apéro au rosé pour s'isoler huit jours dans l'espoir de découvrir les secrets de la méditation. On compte bien dans l'assemblée un hippie quinqua et deux ados gothiques, mais l'essentiel est constitué de gens « ordinaires », venus seuls, en couple ou en famille. Unis par l'originalité de leur démarche, les participants ont le bon goût de ne pas se taper dessus quand les précieux coussins, indispensables pour tenir des heures assis en tailleur, viennent à manquer. Ceux qui en avaient discrètement empilé cinq sous leur postérieur ne rechignent pas longtemps à les céder à leur voisin : l'essentiel, après tout, est d'être en position de voir le gourou. Les architectes du temple ont prévu le coup en disséminant des écrans plats un peu partout dans la salle. Des interprètes se chargent de traduire les discours de l'anglais syncopé de Sogyal Rinpoché (« Is dat clear ? D'you undeustand ? ») dans les différentes langues des retraitants.


Humiliations publiques 

Quand le maître apparaît enfin sur l'estrade dans sa robe orange, comme il le fera chaque jour aux alentours de midi, les 500 groupies se lèvent comme un seul homme. Les plus zélés entament même une prosternation bouddhiste (genoux, ventre et front à terre) difficile à mener à bien, chacun disposant d'un espace limité aux dimensions de son coussin. Sogyal Rinpoché, c'est 1 m3 de pure sagesse : ça s'accueille dignement. « Il a les cheveux plus noirs que la dernière fois, non ? » murmure une femme à son mari. Rinpoché, qui signifie en tibétain « le Très Précieux », prend effectivement soin de son apparence. Les cheveux blancs, c'est un charme dont il se passe.

Ce matin-là, dans le temple à la décoration surchargée, où domine un bouddha en or de 7 m de haut, le gourou pointe d'un doigt agacé un grand portrait de maître placé derrière lui. «Qu'est-ce qu'elle fait là, cette photo ? » demande-t-il sèchement à ses assistants. S'ensuivent vingt minutes de mise au point et de brimades, alors que nonnes et disciples s'agitent en tous sens pour déplacer la photo. Au fil des « enseignements » dispensés chaque jour, ces scènes deviendront vite habituelles : loin du calme détachement du dalaï-lama, le chef spirituel du temple de Lerab Ling s'énerve, se moque et engueule ses collaborateurs. Qui pour une photo, qui pour un verre tombé, qui pour une porte mal fermée. L'exercice prend parfois des allures d'humiliation publique. « Faites-moi penser à investir dans un costume et une coupe de cheveux pour lui », dira-t-il à propos d'un de ses disciples, déclenchant l'hilarité de la salle.

De quoi rendre perplexes certains élèves. Laura, une Française de 31 ans, s'interroge : « Je n'arrive pas à faire le lien entre le Livre tibétain de la vie et de la mort, qui m'a bouleversée, et le personnage que je viens de découvrir ». Les « nouveaux » se rejoignent tous sur un point : pourquoi diable le maître s'acharne-t-il sur ses assistants qui se plient en quatre pour le servir ? « C'est vrai que cela peut surprendre, reconnaît Jack*, l'un des animateurs, un Américain qui essuie au moins 10 blagues par jour de la part du gourou. Mais c'est un enseignement. Si vous ne comprenez pas, c'est le but ! C'est pour casser vos concepts et vos habitudes ». Soit. Les retraitants ne se découragent pas pour si peu, et ils continuent à se lever de bonne grâce pour être à 9 heures pétantes dans le temple, prêts à recevoir la bonne parole.

L'épreuve du feu pour tester la volonté des disciples de casser tous leurs concepts se présente le troisième jour. Sans doute encouragé par le climat de compassion qui règne à Lerab Ling, un Néerlandais d'une quarantaine d'années juge le moment opportun pour se confesser devant le maître, et accessoirement devant les centaines de personnes également présentes dans le temple. L'homme prend la parole pour évoquer ses problèmes conjugaux, et la manière dont sa femme lui hurle dessus à toute occasion. Le gourou se lance alors dans un véritable show : « Avez-vous essayé de l'interrompre en l'embrassant ? Ou en lui faisant l'amour passionnément ? Non ? Et sinon, avez-vous essayé de prendre des cours de karaté ? » Le succès est immédiat, les retraitants se tapent sur les cuisses. « Vous êtes néerlandais ? Ce sont les pires. Peut-être que votre femme a raison de dire que vous ne savez pas communiquer ! Avez-vous essayé de lui dire simplement : « Jawohl, jawohl, mein Führer » ?» La salle s'étrangle de rire devant ces conseils illuminés de sagesse.

Mais la séance prend un tour inattendu quand l'homme se met à raconter ce qui suscite le courroux de sa femme : « J'ai travaillé pendant vingt-cinq ans avec des enfants handicapés mentaux. Un jour, j'ai abusé de ma position avec l'un d'eux ». Frémissement dans l'auditoire. « Je l'ai dit à ma femme, et c'est pour ça qu'elle fait peser une pression terrible sur moi, elle a toujours peur que je fasse quelque chose à notre fille de 4 ans». Devant le manque d'ouverture d'esprit manifeste de l'épouse, le maître choisit le silence. Il commence à être à court de blagues. « Un jour, elle a dû partir quelques jours. J'ai fait couler un bain pour ma fille et moi... L'eau était trop chaude, j'ai eu une sorte de malaise : je pouvais entendre et voir, mais je ne pouvais pas bouger. Et c'est là que ma fille m'a sucé ». La salle est muette, interdite. Sogyal Rinpoché reprend la parole : « C'est très courageux de le dire devant tout le monde ». Des applaudissements compatissants viennent saluer l'aveu de ces deux crimes pédophiles.

Le soir, on annonce que le « monsieur ayant tenu des propos provocants » a quitté la retraite et que « des gens compétents s'en occupent ». Le sujet divise les retraitants et alimente toutes les conversations. Les plus anciens élèves viennent voir les nouveaux, pour discuter avec eux du « mouvement de colère » que l'épisode soulève chez certains. « C'est intéressant que tu réagisses de manière aussi virulente, estime une disciple confirmée d'une soixantaine d'années, en s'adressant à une jeune femme en larmes. - Pour moi, c'est stupéfiant que ça te laisse aussi indifférente », lui répond-elle. Dès le lendemain cependant, l'épisode du « Néerlandais aux propos provocants » est enterré.


Silence, le gourou pète ! 

Encore cinq jours à tenir. Chacun se recentre sur son objectif : apprivoiser l'esprit qui s'échine à nous rendre malheureux, réveiller le bouddha qui sommeille en nous. Pour l'atteindre, une seule solution : suivre le maître. Les retraitants apprennent bien vite que tout ce que fait ou dit Rinpoché est un teaching, un « enseignement ». Personne n'a de mal à le comprendre quand il évoque avec beaucoup de clarté les principes de base de la méditation. Les élèves, enchantés, commencent à toucher du doigt le calme que procure la pratique du « repos de l'esprit », et c'est bien pour cela qu'ils sont venus. Mais c'est beaucoup moins évident quand le gourou se transforme en incarnation tibétaine de Jean-Marie Bigard et se met à imiter le bruit d'un pet ou à disserter sur les vibromasseurs. Ou quand il passe la moitié de la session à rabrouer son équipe parce que son gratte-dos n'est pas en place. Pendant le déjeuner, les retraitants échangent leurs impressions. Le conseil dispensé par les disciples confirmés est limpide : il ne faut surtout pas entrer en « résistance » avec les enseignements. Seule la « dévotion » de l'élève permet d'atteindre une authentique « connexion » avec Rinpoché. C'est lui-même qui l'explique le plus clairement : «Suivez les enseignements, ne réfléchissez pas trop. Je suis votre boss, je suis votre maître, votre rôle est de me suivre ». Au début de la semaine, l'accent était mis sur la communication ; mais à partir du quatrième jour, le gourou change d'avis et propose de supprimer les ateliers de discussion de l'après-midi qui, selon lui, ne servent à rien. On conseille au néophyte en quête d'éveil de ne pas trop poser de questions, mais plutôt de regarder le visage du maître quand il médite, d'écouter sa voix qui a des « pouvoirs spéciaux » et de prier pour lui quand il n'est pas dans son assiette. Sogyal Rinpoché promet que la technique a fait ses preuves. Il raconte comment certains de ses élèves ont guéri du cancer ou retrouvé la vue grâce à la force de leur « connexion ». Motivés, la plupart des retraitants suivent ces conseils avisés. Après tout, ils ont bien l'intention de tirer un maximum de bénéfices de l'expérience : ils ont payé pour ça.

Cash machine

Les plus jeunes et les plus fauchés (souvent les mêmes) ont déboursé 500€.Pour cette somme, ils ont accès aux enseignements, aux repas (légumes avec accompagnement de... légumes), et sont autorisés à planter leur tente dans la forêt. Il y a beaucoup de moustiques, et la distance qui sépare les dernières tentes du bloc sanitaire transforme toute envie nocturne en véritable expédition. Par ailleurs, les tempêtes à répétition et les températures autour de 7 °C (le centre est perché à 850 m d'altitude) ont fini par faire craquer les plus vaillants. Au sixième jour, une Française se jetait en travers du chemin de Sogyal Rinpoché pour implorer de dormir dans un endroit sec. Son geste désespéré et ses cernes sous les yeux ont convaincu le maître, qui lui a affecté un chalet privé pour la nuit suivante. Au grand dam de tous les autres campeurs qui ont amèrement regretté de ne pas avoir eu la même idée... ou de ne pas avoir rallongé la facture de quelques centaines d'euros pour dormir dans un chalet.

Les retraitants doivent également s'acquitter d'une tâche quotidienne appelée « rota » pour participer à la vie du temple. Les plus «avancés » sur le chemin spirituel n'hésitent pas à se dévouer au nettoyage des toilettes, les autres préfèrent donner un coup de main à la compta :500€ minimum la retraite multipliée par 2 000 ou 3 000 disciples, cela fait au bas mot de 1 à 1,5 million d'euros qui rentrent dans les caisses. Ils peuvent aussi aider la boutique du centre.

C'est dans cette échoppe que l'on peut faire l'acquisition des ouvrages spirituels de référence et des photos des grands maîtres. L'endroit offre également l'occasion d'apprécier qu'on peut être bouddhiste sans être dépourvu d'un sens aigu du marketing : tasses Lerab Ling, coussins de méditation Lerab Ling et T-shirts « Osez la méditation ! », on trouve de tout.

A la fin de la retraite, les participants dépensent facilement 70€ pour rapporter chez eux un souvenir de cette semaine hors du temps pendant laquelle ils se sont consacrés, souvent avec quelque succès, à l'apaisement de leur esprit, en méditant plusieurs heures par jour et en écoutant en boucle le message du Bouddha. Ou plutôt celui de Sogyal Rinpoché, qui pourrait se résumer en deux mots : « Adulez-moi ».

Mais, pour l'instant, ceux qui s'en plaignent à voix haute sont encore rares...

* Tous les prénoms ont été changés.

Profession : esclave de gourou 

En novembre 1994, une femme connue sous le pseudonyme de Janice Doe porte plainte contre Sogyal Rinpoché pour « abus sexuel, mental et physique ». L'affaire se règle hors tribunal par une transaction financière. Si aucune nouvelle plainte en justice n'a été déposée depuis, les forums Internet regorgent de témoignages d'élèves ayant quitté l'association de Sogyal Rinpoché en raison d'un comportement jugé « non conventionnel ». Daniel Genty est le créateur d'un blog consacré au cheminement spirituel intitulé « Les voies de l'âme ». En octobre 2007, il poste un extrait du Livre tibétain de la vie et de la mort qui lui a particulièrement plu. A sa grande surprise, le billet suscite pas moins de 462 réactions, dont certaines sont particulièrement virulentes à l'adresse du chef spirituel de Lerab Ling. Car voilà : Rinpoché se revendique d'une tradition, celle de la « folle sagesse » (lire l'entretien avec Marion Dapsance plus bas). Un héritage particulièrement inadapté aux normes occidentales, dans la mesure où il autorise toutes les pratiques, notamment sexuelles, pouvant amener les élèves à l'éveil. « Le maître, c'est comme le feu, dit un proche du gourou. Si on en est loin, on a froid ; si on s'approche trop, on se brûle ». Mimi, qui a travaillé comme assistante personnelle du maître pendant trois ans, fait partie de celles qui se sont brûlées. « Mon job, c'était d'être à sa disposition : le laver, l'habiller, transmettre ses ordres aux autres, dormir au pied de son lit au cas où il aurait besoin de moi, préparer ses voyages...» S'occuper du maître n'est pas une mince affaire. Chaque déplacement de Rinpoché mobilise des dizaines de personnes et répond à des règles dignes du protocole royal britannique. Le « collaborateur » privilégié se voit remettre un document de plusieurs dizaines de pages de consignes à respecter : veiller à ce qu'il y ait toujours de la nourriture et à boire dans la voiture, s'assurer que quelqu'un à l'arrivée est prêt à lui ouvrir la portière, exiger un menu composé de viande bovine quand Rinpoché doit prendre l'avion (loin d'être végétarien, le maître adore le boeuf), ainsi qu'une place à l'avant de la cabine... La liste est sans fin. « Après quatre mois de ce régime, on est épuisé, on ne réfléchit plus. Le jour où il m'a demandé de me déshabiller, je l'ai pris comme un test de plus pour évaluer ma dévotion », dit Mimi. Un « test » qui lui a été présenté comme une grande chance dont elle devait à tout prix conserver le secret. Aujourd'hui, alors qu'elle a définitivement quitté le maître, l'ancienne disciple a décidé de parler. Elle a témoigné dans le cadre d'un documentaire sur les abus de pouvoirs intitulé « In The Name Of Enlightenment » (« Au nom de l'éveil »). Réalisé par Debi Goodwin, le film a été diffusé le 23 mai 2011 sur la chaîne canadienne Vision TV. Mimi travaille à l'écriture d'un conte autobiographique sur ses rencontres dans le bouddhisme. Dans l'entourage du maître, on rappelle que Rinpoché n'est pas un moine, et qu'il est en droit d'avoir des relations sexuelles avec ses élèves si elles sont consentantes : « Tout ce que fait le maître, c'est toujours dans le but d'amener à l'éveil. Si la disciple ne comprend pas la chance qu'elle a d'avoir une telle connexion avec le maître, c'est que son ego revient en force. C'est très dommage ».





Interview Marion Dapsance, doctorante en anthropologie


Doctorante en anthropologie à l'Ecole pratique des hautes études, Marion Dapsance travaille sur l'importation du bouddhisme tibétain en Occident. Elle s'intéresse plus particulièrement à Lerab Ling et aux autres centres ouverts par Sogyal Rinpoché en France.


Marianne : Pourquoi un tel engouement pour une pratique spirituelle si éloignée de nous culturellement ?

Marion Dapsance : Justement parce que c'est éloigné de nous ! Il y a tout un imaginaire romantique qui a fait du Tibet un sanctuaire de pureté abritant une « spiritualité originelle », non entachée par la civilisation « matérialiste » de l'Occident. Le bouddhisme n'aurait notamment aucun des défauts attribués au christianisme : il se caractériserait par une absence de dogmes, d'autorité, de hiérarchie. Son succès repose en grande partie sur un rejet de l'Occident, qui correspond souvent, pour les Occidentaux qui s'y adonnent, à une véritable détestation de soi. Le paradoxe de cette adhésion négative est double : d'une part, l'« alternative » en question consiste souvent à se présenter comme une « science » (la fameuse « science de l'esprit »), qui est un critère éminemment occidental. D'autre part, en cherchant à éliminer leur bagage culturel considéré comme un « obstacle » à la vérité ou au bonheur, certains pratiquants arrivent à un état de confusion tel qu'ils en viennent à poser des actes absolument contradictoires avec ce qu'ils disent par ailleurs faire. Tout en prônant la liberté d'esprit, ils s'en remettent parfois corps et âme à un maître. Je ne parle pas ici bien sûr de tous les pratiquants, mais d'une partie - assez importante néanmoins - d'entre eux.

Qu'est-ce que la « folle sagesse » ?

M.D. : La « folle sagesse » est une notion théorisée par l'un des plus célèbres vulgarisateurs du bouddhisme tibétain en Occident (actif surtout dans les années 70) : Chögyam Trungpa. Ses ouvrages sont des best-sellers - comme le livre de Sogyal Rinpoché, du reste. Il s'inspire à la fois de la tradition tibétaine des « saints fous », ces yogis vivant à la marge de la société, et du mouvement contre-culturel des années 60-70. Le mot d'ordre est la rupture vis-à-vis de tout type de convention. L'idée est aussi que la sagesse d'un maître est tellement grande qu'elle dépasse notre entendement - ce qui conduit à la seule position possible : la foi. Puisqu'il est considéré mauvais de s'interroger sur le bien-fondé des enseignements, cela peut conduire à de réels abus d'autorité.

Comment éviter ces écueils, sans pour autant se priver des bénéfices que peut nous apporter la découverte du bouddhisme tibétain ?

M.D. : L'important est sans doute de rester lucide sur les personnes que l'on a en face de soi, je veux parler des « maîtres ». Ce sont avant tout des êtres humains, avec des défauts, des ambitions, des lacunes, et porter sur eux un regard critique est un geste salutaire qui n'empêche pas l'appréciation de leurs qualités d'enseignants « spirituels ». Ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord avec tout qu'on n'est d'accord avec rien.


Source :

Sogyal, l'adipeux gourou tibétain, est la vedette du documentaire intitulé « Au nom de l'éveil », catégorie : les scandales sexuels dans la religion.








31 comments:

  1. Anonymous10:29 AM

    Sogyal est le personnage classique de l'exportation du lamaïsme théocratique Tibétain en occident dans les années 70.
    Il a compris le fonctionnement de l'occidental et s'en nourri.

    C'est les occidentaux qui l'on construit et non point le bouddhisme.

    On a le maitre que l'on mérite et le maître s'entoure des élèves propres à son niveau.

    Si on fait des prosternations à un cochon, on reçoit des bénédictions de cochon

    Quand aux rumeurs de délits récurrentes depuis des années; en démocratie contrairement à la théocratie, il y a des institutions comme la police et la justice qui s'occupent des délits au travers des plaintes constatant les délits.

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  2. L'écrivain et savant persan Omar Khayyam (1048-1131) disait :
    "Les vrais maîtres n'ont pas besoin de disciple !"

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  3. Lou-Anh King2:56 PM

    J'ai été amenée par ma curiosité et mon intérêt pour les écrits de Sogyal Rinpoche à m'inscrire il y a une dizaine d'années aux enseignements de méditation proposés par son Centre Rigpa parisien de Levallois-Perret...
    Les deux cours auquels j'ai assisté m'ont fait fuir rapidement : Le marketing grossier qui y a cours, la dévotion maladive de certains participants abrutis par leur névrose, le climat sectaire qui y règne... C'est un repère pour gens mal dans leurs peau et c'est une honte d'utiliser le malaise des gens et des enseignements que je juge respectables et riches par ailleurs ,dans cette industrie qu'est devenue le bouddhisme en Occident.
    Aucune religion (qu'on ne me parle pas de philosophie puisque le bouddhisme repose sur la foi en la réincarnation) ne subordonne ses fidèles à des tarifs aussi prohibitifs et sans concession. Aucune religion n'exclut les pauvres qui ici le sont de fait. Quand on sait que cette mouvance bouddhiste repose sur la sagesse du Bouddha de la compassion (Avalokitesvara, le Bouddha aux mille bras, qui aurait fait voeu de sauver tous les êtres sensibles avant d'atteindre lui-même l'état de Bouddha et dont le Dalaï-Lama est sensé être la réincarnation actuelle) on nage en plein délire et en plein abus de faiblesse.
    J'ai pensé avant de lire cet article que les grands Maîtres tibétains comme le Dalaï-Lama ou Sogyal Rinpoche étaient peut-être inconscients des dérives sectaires de leur mouvement en Occident. Mais tout bien réfléchi, c'est absolument impossible et ce que je lis aujourd'hui a de tels accents de vérité au regard de ma propre expérience que je suis bien contente d'avoir renoncé à pratiquer la méditation dans de telles conditions, à ne m'être pas laisser berner, à avoir su me contenter de mon chemin personnel pour progresser.
    Tout ceci est bien triste au demeurant...car la sagesse du bouddhisme tibétain est une richesse à bien des égards et il est désolant que ses protagonistes n'en soient pas dignes.
    Je crois néanmoins que pour les contrer et comme dans multes situations similaires qui ne font qu'éclairer un peu plus la propension de l'humain à l'avidité et au pouvoir; il faut se garder de jeter le bébé avec l'eau du bain.

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  4. Anonymous8:08 AM

    Sorry for my English,
    Visite Dalai Lama Belgium 24th mai 2012 : 300 places in the temple : 300 € to see the Dalai Lama for 2 hours , outside temple 25 € (DL on video screen), other places 10 € : !!!!! who can pay 300 € !!!!! Hasn't the Bouddha revolted against classes, and know we are 2500 years back!!!
    I can procure the offical invitaion, but don't know how to post it here.

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  5. Anonymous3:25 PM

    J'ai commencé à lire "Le livre tibetain de la vie et de la mort" ce matin. J'en suis à la page 29 et j'aime beaucoup... Avec ce que je viens de lire ici, je suis dégoûté. Mais peut-être ne dois-je en tiré que la beauté et la bonté qu'il inspire et ne pas pensé à la mascarade que préside finalement ce SR...

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  6. Je crois qu'il faut faire la part des choses et je pense à quoi ce texte nous invite : le discernement.

    Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, la sagesse bouddhique représente des perles de lumière et le livre tibétain des morts est le fruit d'une tradition millénaire qu'a pu adapté Sogyal. Pour peu être un fin intellectuel et compilateur et être un salopard, le monde des philosophes d'hier et surtout d'aujourd'hui nous le montre bien.

    L'intelligence mentale n'est pas l'intelligence de l'Etre, c'est au plus un programme cérébral qui fonctionne bien pour traiter des informations. Mais une machine n'a jamais enseigné l'amour et le démontrer dans un comportement objectif.

    Il y a des cons partout, et c'est bien que le bouddhisme balaye devant sa porte comme tout le monde. Cela permettra d'y voir plus clair et de proposer une voie authentique adaptée à notre époque.

    Je partage la citation d'Omar Khayyam, un Maître authentique n'a pas besoin d'avoir des ouailles qui le vénèrent, si c'est ainsi c'est qu'il n'a pas résolu ses problèmes affectifs et donc ne peut être un Maîtres.

    La rencontre d'un Maître authentique est si précieuse par les temps qui court et le tigre se cache souvent au fin fond de la forêt et non sur les devantures des vitrines de librairie ésotériques...

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  7. Anonymous6:53 AM

    ce type RINPOCHE est un malade comme tous les eveilles d'ailleurs, tous ces gens ont de serieux prob psy, l'homme est tres bien comme il est et la meditation rend bete et faible, etrangement les gogos ne manquent pas et les les eveilles doivent se reveiller de leurs eveils, perso j'ai pratique la meditation quelques heures dans ma vie, je me suis senti mal tout desuitealors j'ai arrete et je suis aussitot redevenu beau, intelligent
    et fort !

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  8. Anonymous9:42 AM

    oui, avant de boire d'un coup les paroles de quelqu'un, il s'agit de faire un travail de discernement et de juger par soi-même...à commencer par cet article. Croire de manière simpliste à cet article sans vérifier par soi-même, c'est de l'abrutissement volontaire... je vous invite à aller à un enseignement de sogyal rinpoché, ou simplement de regarder des vidéos de lui sur internet pour commencer.. peut être que vous vous rendrez compte que la réalité n'est pas ce que cet article prétend.

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  9. Anonymous11:10 AM

    Black and white ..?? http://youtu.be/BtwOeoeWhoo

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  10. A l'attention d'Anonymous qui a écrit :

    « oui, avant de boire d'un coup les paroles de quelqu'un, il s'agit de faire un travail de discernement et de juger par soi-même... »

    Détrompez-vous, un internaute même débutant sait vérifier les témoignages de plus en plus nombreux qui incriminent le gourou Sogyal.

    Est-il nécessaire de dépenser son argent pour rencontrer et entretenir un des parasites qui vivent des superstitions et plus particulièrement du « bouddhisme » magique du Tibet ? Il est vrai que les personnes qui suivront votre incitation limiteront provisoirement le déclin du chiffre d'affaires du gourou. Car après plusieurs enquêtes dignes de foi sur les accointances entre la CIA et des dignitaires du lamaïsme, la mode du Vajrayana est probablement révolue.

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  11. Anonymous1:06 PM

    @Félix,

    vous affirmez beaucoup de choses en même temps. Mais peut-être savez-vous beaucoup de choses "en même temps" ?

    Cordialement

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  12. Ambroise Tibait10:47 AM

    Triste vérité. Sogyal est réputé pour son ambiguïté que l'article ne fait visiblement que confirmer.

    Malheureusement les brebis égarées déteignent souvent sur tout le troupeau.

    Ne jugeons pas des religions ou des enseignements de par l'égarement de certains...

    C'est jsute triste pour ceux qui voulaient s'engager sincèrement et sont tombé sur ce charlatan. Ca a du les dégoûter pour les plus lucides d'entre eux...

    Heureusement, pour les plus persévérant, il y a toujours moyen, je pense, de trouver enseignement plus authentique. La France regorge de Sanghas. Il y a un peu de tout...

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  13. Ambroise Tibait10:50 AM

    Rappelez-vous toujours que le Bouddha a appelé à tout vérifier par soi-même... Ce n'est aucunement une religion qui appelle à suivre aveuglément un dogme... au contraire il s'agit d'arriver à plus de conscience et de clarté, donc à plus d'autonomie. Le but n'est pas d'être le toutou du maître mais de conquérir sa propre liberté, pour les bien des autres.

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  14. Anonymous12:52 PM

    Quand on pense à la façon dont le christianisme et particulièrement le catholicisme est violemment attaqué dans ses propres "territoires d'origine"(pays occidentaux)pour l'annihiler, et qu'on voit à côté les ravages non relayés et peu dénoncés de ces soit-disant nouvelles spiritualités et de leurs gourous, on ne peut s'empêcher de penser à ce que Christ nous a dit dans les Evangiles:( "Beaucoup viendront en mon nom et se diront Messie, mais ils vous abuseront...etc)je vous laisse vous reporter à la Bible pour la citation littérale..
    N'empêche qu'à ce titre celà est bien revelateur de ce qui est appelé la Grande Apostasie généralisée et l'humanité est aveuglée et abusée par le Prince de ce Monde et ses Autorités(je vous rappelle ici aussi la parole biblique qui dit que Satan lui-même se déguise en Ange de Lumière)...
    Qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre!!!
    La guerre spirituelle fait rage...
    PPS

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  15. BabelleWeb11:17 AM

    Ayant lu dans ma lointaine période bouddhique des dizaines de livres de témoignages de moines et anciens moines, j'en ai acquis la certitude que la pédophilie n'a rien d'exceptionnel (pour rester modérée) dans les couvents tibétains.

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  16. Anonymous9:50 AM

    Sex Scandals in Religion

    Voir le documentaire sur l'ensemble de Sogyal Rinpoché ici:

    http://youtu.be/yWhIivvmMnk

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  17. Anonymous11:05 AM

    Le scandale est d'autant plus énorme que les textes sacrés du bouddhisme, les Tantras secrets, font clairement l'apologie de la pédophilie. La bienveillance de l'Occident à l'égard des lamas ne s'explique que par le soucis de répandre une doctrine occultiste extrêmement perverse et corruptrice. Tibétologues, journalistes, politiciens, riches donateurs, lamas et initiés du Varayana participent, sciemment ou non, à une entreprise diabolique.

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  18. Anonymous11:22 AM

    Il faut exiger une enquête nationale et poursuivre en justice toutes les personnes qui participent au développement du bouddhisme tibétain et sa de pédophilie rituelle... Les cercles des initiés tantriques ne sont pas éloignés des sectes sataniques. On comprend la fascination qu'exerce le lamaïsme et ses rituels sanguinaires sur l'« élite » luciférienne.
    Dans l'enquête d'Elodie Emery, un disciple de Sogyal confesse naturellement sa pédophilie incestueuse. Ils sont combien a pratiquer secrètement la pédophilie rituelle enseignée par les Tantras tibétains ?

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  19. Anonymous11:24 AM

    Correction :
    "et de sa pédophilie rituelle..."

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  20. Carotte12:46 AM

    Ca remonte à loin ces rites de tuer, baiser, bouffer des gens.
    ????

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  21. Anonymous7:32 AM

    L'anthropophagie rituelle est vieille comme le monde. Plus près de nous, dans Le Petit Journal illustré du 3 Avril 1910 il est écrit :
    « Il y a donc encore des cannibales !... Et, chose inouïe, ces cannibales ne sont pas des Niams-Niams ou des Botocudos, ce sont des habitants d'un pays civilisé...
    Histoire atroce et singulière que cette histoire d'anthropophages qui nous arrive de l'Argentine. Là-bas, aux frontières qui séparent cette république du Chili, au sud du gouvernement de la Pampa et au nord de la Patagonie, des bandits chiliens capturaient les émigrants arméniens, leur volaient leurs marchandises ; après quoi, ils les tuaient, et non contents de les avoir volés et tués, ils les mangeaient.
    Pauvres Arméniens ! S'ils restent dans leur pays, ils risquent d'être massacrés par les Turcs ; s'ils s'expatrient ils risquent d'être mangés... I1 y a vraiment des peuples qui n'ont pas de chance.
    Bref, rendant cinq ans, ces bandits cannibales des frontières, argentino-patagones dévorèrent de l'Arménien à bouche que veux-tu.
    Ils avouèrent, lorsqu'on les prit, les abominables gredins, qu'ils trouvaient au « filet de Turc » - ainsi, désignaient-ils la chair de leurs victimes - un goût tout à fait savoureux. »

    http://cent.ans.free.fr/pj1910/pj101103041910.htm

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  22. Carotte10:28 AM

    ils auraient du rogner du nazi...hihi

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  23. Anonymous7:18 PM

    Sogyal a commencé à enseigner dans les centres bouddhistes quand Dudjom Rinpoché lui-même lui as interdit de le faire dans les années 80. Il y a eu une période d'incertude dans les activités de Sogyal lors de cet évènement et il est difficile de trouver des personnes qui sont au courant de cet évènement. Il serait intéressant d'avoir des témoignages à ce sujet. Qu'as vraiment dit Dudjom Rinpoché à propos de Sogyal ?

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  24. Anonymous9:47 PM

    OUI, bonne idée !

    Toutefois, croyez-vous que Dudjom aurait pu protéger les Occidentaux (et plus particulièrement les Occidentales) d'un gourou aussi nuisible que Sogyal ? Shenphen Dawa, propre fils de Dudjom rinpoché (1903–1987), n'est pas un lama particulièrement sympathique. Gourou ventripotent comme Sogyal, il a dit : " Ne serait-ce que de parler du dzogchen, c’est en quelque sorte précipiter sa propre mort ". Bulletin n° 7 – Urgyen Samyé Chöling – Dordogne. Shenphen Dawa use de la menace de mort comme un méchant sorcier...

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  25. Anonymous3:24 PM

    La honte de mettre une phrase de gandhi au-dessus du "leave your comment" , je suis tombée ici par hasard, il y a des pages de mensonges colportés par un esprit débile et les ragots internet mixé à la fois. Ces dommages que j'ai des sources plus sûres pour vérifier mais or de questions de donner de la confiture au cochon, lorsqu'on est un vrai gentleman, on a pitié des gens comme vous et on ne leur fait pas honte.
    Ca doit être affreux d'avoir toutes ces horreurs dans la tête. Je pense avec regrets que la personne qui écrit ce blog n'a aucune vie en dehors de l'ordi, ni amis, ni amours, ni relations avec le monde extérieur. Seulement de la haine, c'est triste pour vous d'avoir tout ce temps pour baver et apporter le mauvais. Je suppose pour être thérapeute, que c'est vous qui avez été abusé toute votre vie, et peut-être maltraité sinon vous ne pourriez écrire de telles choses, j'éspère que cela reste virtuel. Je vous conseille une bonne psycho thérapie et de ne plus jamais lire une ligne sur le bouddhisme pour enfin être heureux ou heureuse !
    j'imagine que ce commentaire ne sera pas publié !!
    bonne journée : et n'oubliez pas on éteint pas le feu avec le feu, nous sommes 7 milliards, pourquoi ne pas vous occupé de votre vie à présent ?

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    1. Anonymous3:43 PM

      En fait de gentleman, je vous trouve con et insultant

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  26. http://enchainementdecriminalites.centerblog.net/

    moi je dis que ces merdes shamar rinpocheet karmapa m'ont faite souffrir inutilement toute ma vie parce qeu ce sont des merdes
    j'ajoute qu'ils me disaient être un médium réincarné, j'aurais été leur ami dans une vie précédente.Drôle de façon de traiter ses amis. En fait ils sont irresponsables et dangereux, ce sont leurs pouvoirs occultes qui les rends dangereux. Quant au dharma karma blabla rara,c'est pour les autres, eux il n'y a que leur pomme qui compte

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  27. quand je pense que c'est Amanda Lear qui a offert des emplois de mannequinats à ceux des disciples qui avait participé à a cérémonie de malédiction et que c'est Mélanie Laurent qui a fait de la magie noire avec Jean-pierre le Chevallier pour me voler mon charisme, et qui est même venue à Fragonard pour me faire virer " c'est pas bon qu'on la voit trop car, quelqu'un pourrait lui parler et elle pourrait retrouver la memoire" je me dis qu'il y a de sales putes dans le Show-biz

    http://enchainementdecriminalites.centerblog.net/38-histoire-de-fous-lamas-satanistes-chretiens-laiques

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  28. capadoc3:54 AM


    merci a tous ceux qui pourront témoigner, que rinpoché est un porc qui sait tirer profit de la détresse humaine,j'ai pratiqué le bouddhisme a rigpa je peux affirmer que cette secte est dangereuse.Rinpoché 'est un psychopate extrèmement dangereux et écoeurant.

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  29. Anonymous4:55 PM

    A capadoc : Je sais pas ce que tu fumes mais c'est pas de la bonne!

    Sogyal Ripoche n'a rien a voir avec ce délire collectif et je penses que la plupart d'entre vous n'ont même jamais rencontré ou suivi un enseignement de ce Lama.
    Pour les autres, c'est votre avis mais il est très surprenant et montre l'origine d'une très forte tendance à la négativité et une violence dans le jugement. Où est la sagesse ?
    Je suis ses enseignements depuis 3 ans, je suis allé à Lerab Ling plusieurs fois et rien de ce que vous décrivez n'est arrivé ou votre version complètement déformé par l'ego occidental!
    De plus, pour reparler de la fameuse retraite où un pédophile s'est révélé, comment vouliez vous que Sogyal Rinpoche le gère en pleine séance ? Pour votre info, cet homme a été livré à la justice le soir même.

    Je suis triste pour vous...

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  30. https://bouddhanar.blogspot.fr/2016/09/le-vrai-visage-de-sogyal-le-gourou-de.html

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