vendredi, mars 09, 2018

Bouddhisme et sévices corporels

Dans un monastère bouddhiste, un moinillon est violemment battu par un moine adulte.



Les médias, notamment français, participent à une "conspiration du silence" qui dissimule les réalités dérangeantes du bouddhisme.

Par ailleurs, le soutien inconditionnel des médias à l'insidieuse propagande lamaïste de Matthieu Ricard est révélateur d'une manipulation de l'opinion publique.




Bouddhisme et violence

"D
e nombreux auteurs ont cherché à élaborer une théorie de la violence, souvent en la rapportant à d’autres phénomènes, comme le sacré ou le pouvoir. Ils nous montrent la violence à l’œuvre là où on ne la perçoit ordinairement pas, et nous obligent ainsi à la considérer sous un jour différent. Pierre Bourdieu, par exemple, nous conduit à dépasser la définition de la violence comme force physique, et à considérer la violence cachée, symbolique, qu’il définit comme le fait d’imposer des moyens arbitraires comme légitimes par l’intermédiaire de relations de pouvoir cachées. Cette définition est du coup si large qu’elle inclut pratiquement toute forme d’éducation, toute institution pédagogique. Elle a toutefois le mérite d’attirer l’attention sur la violence cachée derrière le fait d’imposer des significations comme légitimes, et sur la nature arbitraire de ces significations.

Une bonne part de la violence bouddhique (rituels de subjugation, formules imprécatoires, etc.) entre dans le cadre de cette violence symbolique. Parfois violence symbolique et violence physique se confondent, par exemple dans le cas des sacrifices animaux – que le bouddhisme dans l’ensemble récuse. Mais même lorsqu’il n’y a pas violence physique à proprement parler, les effets de la violence symbolique n’en sont pas moins bien réels.

Cette distinction recouvre en partie celle qui existe entre violence directe et indirecte. La première, la plus massive et la plus évidente, est avant tout la violence physique. La violence indirecte, quant à elle, peut prendre plusieurs formes, dont certaines sont parfois élusives. Signalons d’abord la violence théorique, doctrinale ou philosophique, qui dans certains cas débouche sur la violence physique. Viennent ensuite diverses formes de violence symbolique, telles qu’elles s’expriment notamment par la mythologie, l’iconographie, le rituel et les sermons. Le bouddhisme, religion de salut, est également une culture de la peur – même s’il ne peut se comparer sur ce plan au christianisme. Enfin, la violence structurelle ou institutionnelle est un effet de système qui passe souvent inaperçu de ceux qui la subissent. Définir comme on le fait parfois la violence comme « toute douleur ressentie comme infligée » laisse en suspens la violence euphémisée ou naturalisée, qui semble inscrite dans l’ordre des choses, alors qu’elle a des origines bien humaines. Le bouddhisme contribue à naturaliser la violence lorsqu’il y voit un effet du karma de l’individu qui la subit, plutôt que la responsabilité morale de l’individu ou de la collectivité qui en sont la source. Au reste, certaines formes de violence plus diffuses ne sont pas propres au bouddhisme en tant que doctrine, mais plutôt à l’organisation monastique. On peut du coup décrire la discipline (monastique ou militaire) comme une forme de violence institutionnalisée."


Bernard Faure, "Bouddhisme et violence".




Violence et abus sexuels dans les monastères bouddhistes



Les monastères tibétains acceptent de très jeunes enfants comme novices (getsül). Ils reçoivent une éducation bouddhiste et deviennent moines (trapa) à l'âge adulte.

Une fois admis au monastère, les enfants ne sont pas autorisés à le quitter et à retourner à la vie laïque avant l'âge de 21 ans, âge auquel ils peuvent décider de la prise des vœux de moine pleinement ordonné. S'ils tentent de s'échapper et de retourner dans leur famille pour une raison quelconque, ils sont repris par les dob-dob (moines policiers) et renvoyés de force dans les monastères.

« Il est courant que les petits garçons subissent des abus sexuels et des viols pendant des années par les moines adultes », d'après des témoins et aussi des reportages (dès la fin des années 1990, la télévision américaine avait alerté l'opinion sur la violence subie par les moinillons bouddhistes).



Matthieu Ricard dans son monastère (Shéchèn) au Népal


D
ans le film "Tulku" de Gesar Mukpo (un des fils de Chogyam Trungpa), un tulku hollandais, élevé en Inde et au Bhoutan, rapporte que les monastères sont des "cloaques" de haine, de jalousie, de violence et de maltraitance. En privé, il a dit à un ami commun qu'il était terrifié chaque nuit car il était à la merci de moines pédophiles.

Dans le film "Ma réincarnation", à propos de Namkhaï Norbu (célèbre lama enseignant le Dzogchen) et de son fils, Yeshi. Yeshi révèle la raison pour laquelle son père refusait de l'envoyer dans un monastère : Namkaï Norbu savait que son fils subirait la violence des moines plus âgés, même en tant que tulku privilégié.

Un autre tulku occidental rapporte que lorsqu'il était dans un monastère Guéloug, le viol des novices était routinier...

Les prédateurs sexuels se font moines bouddhistes. Dans les monastères tibétains du Népal et d'Inde, ils sont quasiment assurés de l'impunité, contrairement à d'autres pays. Ainsi, le moine bouddhiste Hans D. a été condamné par le tribunal d'Augsburg en Bavière pour avoir abusé de sept enfants, âgés de quatre à 13 ans. En Thaïlande, l'ancien moine bouddhiste Fabian Frederick Blandford a été reconnu coupable d'abus sexuels sur des mineurs. Etc...



Moinillons et esclaves sexuels du Bhoutan

Matthieu Ricard se rend régulièrement au Bhoutan, dit-il que le pays du "Bonheur National Brut" est lui aussi secoué par des scandales d'abus sexuels d'enfants ?

Après avoir fui leur monastère, ce sont les jeunes moines bouddhistes bhoutanais, agressés sexuellement par des moines plus âgés, qui rapportèrent eux-mêmes les faits aux journalistes.

Un moinillon de 11 ans dénonça au magazine "The Raven" les abus sexuels commis par un moine de 20 ans dans le monastère bouddhiste de Punakha, à environ 45 milles au nord-est de la capitale de Thimphu. L'enfant expliqua que lui et son ami de 12 ans étaient obligés de coucher à tour de rôle avec le lama supérieur du monastère.

Un vieux lama pédophile, de plus de 60 ans, molestait régulièrement non seulement les deux garçons, mais aussi deux autres moinillons, âgés de neuf et 11 ans.

Des mois après avoir été régulièrement maltraités, les deux garçons purent s'enfuir du monastère pour rejoindre leur village du district de Chukha, dans le sud-ouest du pays, où Sonam Ongmo, rédacteur en chef du magazine "The Raven", prit, lui, leur défense pendant que Matthieu Ricard faisait le cabot sur les plateaux de TV.

Chhoekey Penjor, chef adjoint de l'information à la Division des enfants de la Commission nationale des femmes et des enfants du gouvernement, affirma que les allégations des enfants étaient vraies et que "les mesures nécessaires avaient été prises"...



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