Thursday, August 05, 2010

Esotérisme politique


Par Jean Louis Bernard

Esotérisme politique est une expression moderne qui correspond à une phénoménologie de toujours ; il s’agit de l’intervention divine dans les grands événements de la politique, admise en théorie par la religion. Cette intervention s’effectuerait par des isolés, hommes et femmes initiés (telle Jeanne d’Arc et tels le Comte de Saint-Germain et Cagliostro, voire Nostradamus), et des sociétés secrètes. L’objection que l’on avance est de poids : la force qui anime ces entités, individuelles ou collectives, peut ne pas être divine ; si elle n’est pas non plus diabolique, elle se réduira à une forme d’animisme, ce qui suffirait à expliquer son emprise sur l’inconscient des foules, au moins des élites.

Jeanne d’Arc manifesta un ésotérisme royal, mais épisodique. Selon Gérard Heym, deux courants se cernèrent en filigrane au cours de la totalité de l’histoire européenne : les Guelfes et les Gibelins. Autre courant : celui qui soutint Napoléon, avec pour supports ésotériques Saint-Germain, Cagliostro et Jomini (1).

Au lendemain de la guerre de 1914, le polonais Ossendowsky, de retour d’Asie Centrale, accrédita en Europe la légende mongole du Roi du monde souterrain et sa thèse séduisit René Guénon, à tort peut-être ! Hâtivement, quelques explorateurs de l’insolite politique ont voulu ramifier sur ce roi ou pseudo-roi un ésotérisme nazi. D’autres, rejetant comme très suspect le mythe rapporté par Ossendovsky, recherchèrent le noyau ésotérique de la civilisation occidentale autour d’un roi cosmique du monde, le légendaire roi de Thulé, ce mythe se reliant à la fois au pôle Nord et à une galaxie polaire. En fait, l’ésotérisme politique se ramène à trois arcanes : Dieu (2), Lucifer (3) et Satan (4). Les individus ou les sociétés qui s’en prétendront mandataires relèveront de l’un de ces arcanes.


Jeanne d’arc est la figure centrale de l’ésotérisme royal en France.

« Son épopée s’inscrit mieux dans un contexte gallo-celtique païen que chrétien national. Le druide Merlin avait prophétisé la venue d’une vierge guerrière, incarnation d’Epona, la cavalière des dieux. Et les masses, encore imprégnées de celtisme, suivirent Jeanne d’emblée pour cela. Comme le Breton Du Guesclin, la jeune Lorraine incarnait la revanche gallo-celtique contre l’envahisseur saxon, vieux conflit dont Merlin avait vécu la première partie, désastreuse pour l’ethnie gallo-celtique puisque suivie de la perte des îles Britanniques. Dans cette optique, la guerre de Cent Ans apparaît comme une guerre entre deux traditions ethniques, une seule détenant le prophétisme ou ayant détenu le prophétisme, c’est-à-dire le contact réel avec le divin : la gallo-celtique. Jeanne d’Arc apparaît donc comme une résurgence, à la fois du fond ethnique français et d’un matriarcat qui accordait la primauté à la femme quant au pouvoir religieux (prophétisme) et politique. » Jean Louis Bernard



(2) Dieu = l’Absolu.



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Alex Jones, nourriture : le grand secret

Le programme diabolique des élites anglo-saxonnes, des Holdren et consorts, est dénoncé par Alex Jones.


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