Monday, September 23, 2013

Les tueurs du mouvement al-Shebab & la guerre sainte



« Les islamistes somaliens du mouvement al-Shebab ont revendiqué l'attaque du centre commercial de Nairobi, mais ils pourraient avoir été assistés par des djihadistes arabes ou kényans. Leur but était de frapper une cible occupée par des Occidentaux en représailles à l'occupation de l'armée kényane dans le sud de la Somalie. »

La barbarie et la lâcheté de ces prétendus djihadistes qui massacrent des personnes désarmées, des femmes et des enfants ne profitent pas, au contraire, à la véritable tradition islamique dont la métaphysique de la guerre est fondée sur l'héroïsme.



« Le principe général, auquel il serait possible d'en appeler pour justifier la guerre sur le plan de l'humain, c'est l'héroïsme. »

Julius Evola


« Historiquement, dit Evola, il faut souligner que la tradition islamique est en quelque sorte l’héritière de la tradition perse, l’une des plus hautes civilisations indo-européennes. La conception mazdéenne originelle de la religion comme militia sous le signe du « Dieu de Lumière », et de l’existence sur la terre comme une lutte incessante pour arracher êtres et choses au pouvoir d’un anti-dieu, est le centre de la vision perse de la vie. Il faut la considérer comme la contrepartie métaphysique et le fond spirituel des exploits guerriers dont l’apogée fut l’édification perse de l’empire du « Roi des rois ». Après la chute de la grandeur perse, certains échos de cette tradition subsistèrent dans le cycle de la civilisation arabe médiévale, sous des formes plus matérielles et parfois exaspérées, mais sans jamais annuler effectivement le motif originel de spiritualité.

Ici nous nous référerons à des traditions de ce genre surtout parce qu’elles mettent en relief un concept très utile pour éclairer ultérieurement l’ordre des idées que nous nous proposons d’exposer. Il s’agit du concept de la grande guerre sainte, distincte de la « petite guerre », mais en même temps liée à cette dernière selon une correspondance spéciale. La distinction se base sur un hadith du Prophète, qui, revenant d’une expédition guerrière aurait déclaré : « Nous sommes revenus de la petite guerre sainte à la grande guerre sainte ».

La petite guerre, ici, correspond à la guerre extérieure, à la guerre sanglante qui se fait avec des armes matérielles contre l’ennemi, contre le « barbare », contre une race inférieure devant laquelle on revendique un droit supérieur ou, enfin,quand l’entreprise est dirigée par une motivation religieuse, contre « l’infidèle ». Pour aussi terribles et tragiques qu’en puissent être les accidents, pour aussi monstrueuses qu’en puissent être les destructions, il n’en reste pas moins que cette guerre, métaphysiquement, est toujours la « petite guerre ». La « grande guerre sainte » est au contraire d’ordre intérieur et immatériel, c’est le combat qui se mène contre l’ennemi, ou le « barbare », ou « l’infidèle » que chacun abrite en soi et qu’il voit surgir en soi au moment où il veut assujettir tout son être à une loi spirituelle. En tant que désir, tendance, passion, instinct, faiblesse et lâcheté intérieure ennemi qui est dans l’homme doit être vaincu, brisé ans sa résistance, enchaîné, soumis à l’homme spirituel : telle est la condition pour atteindre la libération intérieure, la « paix triomphale » qui permet de participer à ce qui est au-delà de la vie comme de la mort.

C’est simplement l’ascétisme – dira-t-on. La grande guerre sainte est l’ascèse de tous les temps. Et quelqu’un sera tenté d’ajouter : c’est la voie de ceux qui fuient le monde et qui, avec l’excuse de la lutte intérieure, se transforment en un troupeau de poltrons pacifistes. Ce n’est rien de tout cela. Après la distinction entre les deux guerres, leur synthèse. C’est le propre des traditions héroïques que de prescrire la « petite guerre », c’est-à-dire la guerre vraie, sanglante, comme instrument pour la « grande guerre sainte » ; au point que, finalement, les deux ne deviennent qu’une seule et même chose.

C’est ainsi que dans l’Islam « guerre sainte » – jihâd et « voie de Dieu » – sont indifféremment utilisés l’un pour l’autre. Qui se bat est sur la « voie de Dieu ». Un célèbre hadith très caractéristique de cette tradition, dit :

« Le sang des Héros est plus près du Seigneur que l’encre des sages et les prières des dévots » Ici aussi, comme dans les traditions dont nous avons déjà parlé comme dans l’ascèse romaine de la puissance et dans la classique "mors triumphalis", l’action assume l’exacte valeur d’un dépassement intérieur et d’accès à une vie délivrée de l’obscurité, du contingent, de l’incertitude et de la mort.

En d’autres termes, les situations, les risques, les épreuves inhérentes aux exploits guerriers provoquent l’apparition de « l’ennemi » intérieur, qui, en tant qu’instinct de conservation, lâcheté ou cruauté, pitié ou fureur aveugle, surgit comme ce qu’il faut vaincre dans l’acte même de combattre l’ennemi extérieur. Ceci montre que le point décisif est constitué par l’orientation intérieure, la permanence inébranlable de ce qui est esprit dans la double lutte : sans précipitation aveugle, ni transformation en une brute déchaînée, mais, au contraire, domination des forces les plus profondes, contrôle pour n’être jamais entraîné intérieurement, mais rester toujours maître de soi, et cette maîtrise permet de s’affirmer au-delà de toutes limites. Nous aborderons plus avant une autre tradition où cette situation est représentée par un symbole très caractéristique : un guerrier et un être divin impassible, qui, sans combattre, soutient et conduit le soldat, à côté duquel il se trouve sur le même char de combat. C’est la personnification de la dualité des principes que le véritable héros, dont les émanations ont toujours quelque chose de ce sacré dont il est porteur.

Dans la tradition islamique, on lit dans un de ses textes les plus importants: « combat dans la voie de Dieu (c’est-à-dire dans la guerre sainte) celui qui sacrifie la vie terrestre pour celle de l’au-delà ; car à celui qui combat dans la voie de Dieu et sera tué, ou vainqueur, nous donnerons une immense récompense ». La prémisse métaphysique selon laquelle il est prescrit : « Combattez selon la guerre sainte ceux qui vous feront la guerre ». « Tuez-les partout où vous les trouverez et écrasez-les. Ne vous montrez pas faibles et n’invitez pas à la paix » car « la vie terrestre est seulement un jeu et un passe-temps » et « qui se montre avare, n’est avare qu’avec soi-même ». Ce dernier principe est évidemment à prendre comme un fac-similé de l’évangélique : « Qui veut sauver sa propre vie la perdra et qui la perdra la rendra réellement vivante », confirmé par cet autre passage : « Et que, vous qui croyez, quand il vous fut dit : « Descendez à la bataille pour la guerre sainte » vous êtes restés immobiles ? Vous avez préféré la vie de ce monde à la vie future », puisque : « vous attendez de nous une chose, et non les deux suprêmes, victoire ou sacrifice ? ».

Cet autre passage est digne d’attention : « La guerre vous a été ordonnée, bien qu’elle vous déplaise. Mais quelque chose qui est bon pour vous peut-il vous déplaire, et vous plaire ce qui est mauvais pour vous : Dieu sait, alors que vous vous ne savez pas », qui est très proche de : « Ils préférèrent être parmi ceux qui restèrent : une marque est incisée dans leur cœur, aussi ne comprennent-ils pas. Mais l’Apôtre et à eux qui croient avec lui combattent avec ce qu’ils ont et avec leur propre personne: à eux récompenses – et ce sont eux qui prospéreront – dans la grande félicité ».

Ici nous avons une sorte d’"amor fati", une intuition mystérieuse, évocation et accomplissement héroïque du destin, dans l’intime certitude que, quand il y a « intention juste », quand l’inertie et la 
lâcheté sont vaincues, l’élan va au-delà de la propre vie et de celle des autres, au-delà de la félicité et de l’affliction, guidé dans le sens d’un destin spirituel et d’une soif d’existence absolue, donnant alors naissance à une force qui ne pourra manquer le but absolu. La crise d’une mort tragique et héroïque devient contingence sans intérêt, ce qui, en termes religieux, est exprimé ainsi : « Ceux qui seront tués dans la voie de Dieu (ceux qui mourront en combattant la guerre sainte) leur réalisation ne sera pas perdue. Dieu les guidera et disposera de leur âme. Il les fera entrer dans le paradis qu’il leur a révélé ».

Ainsi le lecteur se trouve-t-il ramené aux idées […] qui sont basées sur les traditions classiques ou nordico-médiévales, concernant une immortalité privilégiée réservée aux héros, les seuls qui, selon Hésiode, habitent les îles symboliques où se déroule une existence lumineuse et intangible à l’image de celle des Olympiens. Dans la tradition islamique il y a de fréquentes allusions au fait que certains guerriers, morts dans la « guerre sainte », ne seraient en vérité jamais morts, assertion nullement symbolique, et encore moins à rapprocher de certains états surhumains séparés des énergies et des 
destinées des vivants. Il n’est pas possible d’entrer dans ce domaine, qui est plutôt mystérieux, et exige des références qui n’intéressent pas la nature de cette étude. Il est certain qu’aujourd’hui encore, et précisément en Italie, les rites par lesquels une communauté guerrière déclare « présents » les camarades morts au champ d’honneur, ont retrouvé une force singulière. Qui part de l’idée que tout ce qu’un processus d’involution a, de nos jours, doté d’un caractère allégorique et au maximum éthique, avait à l’origine une valeur de réalité (et tout rite était action et non simple cérémonie) doit penser que les rites guerriers actuels peuvent être matière à méditation et à rapprocher du mystère contenu dans l’enseignement dont nous avons parlé : l’idée de héros qui ne sont pas vraiment morts, comme celle de vainqueurs qui, à l’image du César romain, restent « vainqueurs perpétuels » au centre d’une lignée. 

Nous achèverons cette rapide étude, consacrée à la guerre comme valeur spirituelle, en nous référant à une dernière tradition du cycle héroïque indo-européen, celle de la Bhagavad-Gîtâ, le plus célèbre texte peut-être de l’antique sagesse hindoue, essentiellement écrit pour la caste guerrière.

Son choix n’est pas arbitraire et ne doit rien à l’exotisme. Comme la tradition islamique nous a permis de formuler, dans l’universel, l’idée de la « grande guerre » intérieure, contrepartie possible et âme d’une guerre extérieure, la tradition transmise par le texte hindou nous permettra d’encadrer définitivement notre sujet dans une vision métaphysique.

Sur un plan plus extérieur, cette référence à l’Orient hindou, le grand Orient héroïque et non celui des théosophes, des panthéistes humanitaires et des vieilles dames en extase devant les Gandhi et les Rabindranath Tagore, nous parait également utile pour rectifier les opinions et la compréhension supratraditionelle qui ne sont les moindres buts que nous recherchons. On est resté trop longtemps esclave des antithèses artificielles Orient / Occident : artificielles parce que basées sur le dernier Occident moderniste et matérialiste, qui finalement a bien peu de commun avec celui qui l’a précédé, avec la véritable et grande civilisation occidentale. L’Occident moderne est aussi opposé à l’Orient qu’il l’est à l’antique Occident. Dès qu’on en revient aux temps anciens, nous nous trouvons effectivement devant un patrimoine ethnique et culturel largement commun, qui correspondait déjà à une unique dénomination « indo-européen ». Les formes originelles de vie, de spiritualité, d’institutions des premiers colonisateurs de l’Inde et de l’Iran ont beaucoup de points de contact avec celles des peuples helléniques et nordiques, mais aussi des antiques Romains. »


Julius Evola, « Métaphysique de la guerre ».





Télécharger gratuitement « Métaphysique de la guerre » de Julius Evola :



22 comments:

  1. Anonymous9:38 AM

    Au final, la tragédie du centre commercial de Nairobi et sa médiatisation mondiale provoquent le rejet de l'islam. Il est difficile de croire que de véritables musulmans sont responsables d'actes qui évoquent plus la folie criminelle que l'héroïsme djihadiste.

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  2. Anonymous9:47 AM

    En effet tout est mis en oeuvre pour associer le mot "jihad" à une psychose criminelle. Julius Evola rappelle la prémisse métaphysique selon laquelle il est prescrit : « Combattez selon la guerre sainte ceux qui vous feront la guerre ».

    Prescription qui permettrait aux musulmans de se défendre contre les agressions du nouvel ordre mondial.

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  3. Anonymous8:29 AM

    Il n'y a pas d'héroïsme djihadiste! le seul djihad honorable est celui qui est mené contre son propre égo, celui dont parlent les soufis et le plus difficile à réaliser! car il est plus simple d'accuser les autres de ses propres échecs! et Dieu sait que le monde musulman est friand de boucs-émissaires à leur arriération, laquelle découle d'un islam figé, patriarcal, inadapté! C'est l'IJTIHAD qu'il faut s'employer à développer, comme les chrétiens ont mis le temps à le faire, il faut scruter les Ecritures, retirer le contextuel de l'intemporel, bref faire travailler son cerveau et son coeur!

    La pathologique djihadmania provient d'hommes rustres, incultes, frustrés, sexistes, manipulés par des psychopathes avides de pouvoir, qui leur donnent une pseudo-légitimité religieuse....des suppôts de l'égarement en fait :(

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  4. Massoud5:52 PM

    Al-Qaïda est devenu une sorte de label utilisé par des mercenaires (notamment en Syrie dont le djihad est illégitime), des bandits rançonneurs, des illuminés manipulés... Sous l'emprise de l'avidité, de la folie ou de la cruauté, ces gens ne sont pas dignes de figurer parmi les djihadistes héroïques de la tradition islamique.

    Quant au soufisme, il faut être extrêmement prudent et toujours vérifier l'authenticité initiatique de la confrérie.

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  5. Anonymous8:03 PM

    Ce n'est pas un gag, Azouz Begag a dit et répété : la France compte 20 millions de musulmans (pratiquants et non pratiquants).
    Cela doit effrayer certaines personnes.

    Personnellement, j'aime le couscous et le patriarcat traditionnel : l'homme reçoit du divin la sagesse et la femme est réceptive à l'homme ainsi inspiré. Par contre, l'aboutissement du féminisme c'est le mariage homo. Une abomination aux yeux des lois spirituelles. La sodomie est satanique (inversion de la kundalini).

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  6. Anonymous9:03 AM

    Moi j'aime le couscous et je hais le patriarcat qui est sexiste et homophobe.

    La femme n'est pas la propriété de son père puis de son mari non-choisi, elle est un être humain à part entière, d'abord femme, puis éventuellement épouse (et épouse homo éventuellement aussi) et mère si elle le veut, elle et elle SEULE.
    Sinon, c'est une esclave et comme le chantait Lennon : "woman is the nigger of the world" :( car qui est l'esclave de l'esclave? et quel est le plus vieil esclavage au monde? celui de la femme! qu'elle soit en prison dans une société patriarcale ou pseudo-libre en Occident pornographe et prostituteur!
    Ni pute, ni soumise, CQFD.

    Quant au mariage homo, c'est un droit civique, mêmes devoirs? alors mêmes droits! rien de satanique, l'homosexualité a toujours existé, on ne choisit pas sa nature intrinsèque, seul compte l'Amour, le respect de soi et des autres (leur libre-arbitre).
    Soit dit en passant, les homosexuels profondément croyants existent aussi ;)

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  7. Anonymous12:30 PM

    http://www.soufisme.org/site/

    Cette confrérie là OUI

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  8. Anonymous1:30 PM

    Bientôt ce site va être nommé Islamhanar!

    Il est temps d'arrêter les bêtises. L'islam est une religion de conquête et les appels à la destruction et à l'asservissement des non-musulman sont légion. Bien sûr, bien sûr, c'est parce que j'ai mal lu. Mieux, c'est parce que Dieu a posé un sceau sur mon coeur parce qu'il égard qui il veut... etc.
    Pour un public occidental et éduqué la simple lecture du coran vous fait comprendre que c'est une sorte de secte chrétienne adapté à des nomades pillards du désert. Quelques personnes possédant un haut niveau culturel mais perdues ont sombrés dans ce culte exotique comme certains s'imaginent être hindouistes ou chaman amazonien. C'est ridicule.
    Une religion c'est quelque chose d'appris à la naissance. Un objet culturel.
    L'islam est un vecteur et un marqueur de l'expansion de la culture arabe, rien d'autre. Même s'il y a de très grand penseurs et mystiques musulman. simplement ils sont nés dans un monde musulman et auraient été chrétiens s'ils étaient nés dans une famille chrétienne.

    Vous le savez tout ça :)

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  9. Anonymous3:44 PM

    Juste une "petite" correction pour le dernier intervenant...ce n'est pas pour faire l'apologie d'une religion par rapport à une autre car au niveau exotérique, elles sont toutes patriarcales et étouffantes (l'islam plus encore) et au niveau ésotérique ou spirituel, elles se rejoignent en "bien".

    Mais entre la Bible et le Coran, y'a pas photo! dans le Coran "incréé" donc intouchable (pas d'exégèse que l'on appelle ijtihad), la nombreuse violence est prescriptive!!! dans la Bible juive, elle l'est en partie sinon elle est surtout contextuelle, mais dans la Bible chrétienne (du moins les Evangiles), c'est l'amour qui prédomine! il n'y a pas texte plus "moderne" pour l'époque ET QUI LE RESTE!

    Et chez les juifs, chrétiens et bouddhistes, on discute, on conteste, etc....en islam, tout est figé et régie par la terreur! les rares penseurs musulmans libres vivent...en Occident ! demandez à Irshad MANJI.

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  10. Anonymous8:28 PM

    Les personnes qui s'intéressent à l'oeuvre de René Guénon (philosophe français converti à l'islam) disent : "La tradition islamique est, en tant que « sceau de la Prophétie », la forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle humain actuel."

    Par ailleurs, on oppose sunnites et chiites. mais il faut lire Henry Corbin pour découvrir toute la richesse spirituelle du chiisme iranien.

    L'islamophobie de l'Occident est l'expression de la haine d'une société qui est maintenant totalement contre-traditionnelle. L'Occident ainsi qu'une grande partie du monde a basculé du côté noire de la force. Cela ne durera pas des siècles...

    Dans le monde islamique, des oulémas décadents égarent aussi beaucoup de personnes. Mais, malgré tout, il faut le redire :
    "La tradition islamique est, en tant que « sceau de la Prophétie », la forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle humain actuel."

    Ce n'est pas le bouddhisme, ni le christianisme ni le nouvel âge...

    Interrogeons-nous aussi sur le sens des mots : "sceau de la Prophétie", "orthodoxie traditionnelle", "cycle".

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  11. Anonymous8:47 PM

    N'est-il pas étrange de voir en Birmanie et au Sri Lanka des moines bouddhistes oublier totalement leur pratique méditative pour agresser ou tuer des familles musulmanes. Les médias ne parlent pas beaucoup du génocide des Rohingya de Birmanie.

    La haine se répand dans le monde.

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  12. Anonymous1:11 PM

    L'islam n'est pas la dernière religion révélée...c'est le bahaïsme né en Iran au XIXème siècle et qui reconnait Mahomet comme l'islam mais qui est autrement plus humaniste et adapté aux sociétés occidentales émancipées du patriarcat.

    Quant aux moines bouddhistes devenus violents, c'est en effet révélateur de l'effet puissamment répulsif de l'islam classique (exotérique) au côté de n'importe quelle autre religion : la guerre, tant l'islam est prosélyte et totalitaire (surtout à côté du bouddhisme!) dans sa version "peuple".
    Presque partout dans le monde où il y a des conflits violents, comme par "hasard" il y a des musulmans...faudrait peut-être qu'ils se remettent en cause au lieu de se livrer continuellement à la victimisation et au bouc-émissaire (qui voient des sionistes partout comme d'autres voient des "ET" partout).

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  13. Anonymous3:27 PM

    Dans le monde du phénomène, il y a le cycle, et dans l'absolu, hors du temps, de l'espace et de la matière ?

    Tout ce joue au plus intime de nous même, et ce monde n'est que le reflet de nos imaginations.

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  14. Anonymous8:06 PM

    D'un côté, Dieu est mort et au nom d'un hédonisme stérile on détruit la création (culte de la réussite matérielle).

    De l'autre côté, un mode de vie fondé sur la "soumission à Dieu". La vie terrestre importe beaucoup moins que l'au-delà (éloge de la pauvreté, ascétisme, etc.). Qui a raison ?

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  15. Anonymous8:16 PM

    Le Bahaïsme est un syncrétisme qui est très éloigné de l'orthodoxie traditionnelle. Il pourrait même préfigurer la future religion mondiale, la grande parodie spirituelle de cette fin de cycle qui séduira la plupart des gens avec les mots AMOUR, DROITS DE L'HOMME, NATURE, PAIX, BLABLABLA...

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  16. Anonymous10:30 AM

    En quoi ces mots "amour" et "droits de l'Homme" seraient nocifs??
    Les religions OK mais version ésotérique et respect du libre-arbitre de tout un chacun.

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  17. Anonymous11:02 AM

    Dans un contexte de véritable spiritualité, il est indispensable de s'émanciper des concepts.
    En ce qui concerne l'organisation sociale et terrestre, on peut essayer de vivre selon l'AMOUR, la FRATERNITE, l'EQUITE, le PARTAGE...
    Mais qui va neutraliser les PREDATEURS humains et non humains qui nuisent à la planète et aux sociétés ?

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  18. Anonymous11:18 AM

    Les sociétés traditionnelles savaient se protéger contre ces prédateurs grâce une "grande muraille" subtile. Depuis plusieurs siècles, cette "muraille" est très délabrée et les forces de l'inframonde s'infiltrent dans notre dimension (hordes de Gog et Magog)...

    C'est une guerre spirituelle (avec de graves répercussions au niveau matériel) qui a lieu en ce moment. Pour en avoir la certitude, il est nécessaire de ne pas se laisser endoctriner par la contre-initiation qui sévit dans les religions dégénérées, les sectes...

    Il est aussi indispensable de développer son intuition.

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  19. "Tout les business religieux ne sont rien d’autre que des codes moraux de conduite. C’est un truc social, il n’y a rien de religieux là dedans. ´´
    Quant aux barbares qui massacrent des innocents au nom d'Allah, ce ne sont pas des religieux. Des idiots utiles tout au plus, manipulés et financés par l'oligarchie mondiale.
    Ordo ab chao, c'est bien connu.

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  20. Anonymous9:27 AM

    @ nomindnomind

    Vous n'avez pas tort de dénoncer le conditionnement social imposé par la religion. Toutefois, on ne peut exclure une sorte de mystère religieux qui transforme des individus ordinaires en êtres extraordinaires. Cette transformation ne s'observe pas dans les sectes.

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  21. Les religions sont aux sectes ce que les multinationales sont aux PME.
    Rien finalement que de très ordinaire. Un business plus ou moins rentable surtout pour les boss et leurs actionnaires.

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  22. Anonymous10:24 AM

    Entre capitalisme sauvage et société patriarcale esclavagiste, on a le choix entre peste et choléra!
    Mieux vaut encore une société alter-mondialiste où les êtres humains sont libres et égaux en droits et en dignité!

    En attendant, pour ceux qui bavent sur Israël, la situation des pauvres esclaves musulmanes est plus enviable au sein de cette société démocratique. Peu importe le site, retenez les arguments et surtout le TITRE de l'article :

    http://www.elishean.fr/?p=31994

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