Thursday, November 04, 2010

Les communes autonomes


La crise du système capitaliste permettra-t-elle de sortir de l’aliénation consumériste et de construire une autre société ?

Dans notre pays vieillissant, on hésite à imaginer de nouveaux modes de vie. En réalité, la majorité de la population a peur de perdre les prétendus avantages de la pseudo-civilisation moderne. Avantages qui se réduisent à la consommation de produits inutiles ou carrément nuisibles à la santé (aliments industriels, médicaments, etc.).

Après le tapage contre les politiciens corrompus du gang du Fouquet’s, les Français succomberont aux voix des sirènes de la bourgeoisie de gauche. La bourgeoisie, qu’elle soit de droite ou de gauche, est bien déterminée à soumettre le prolétariat destiné au servage. Et pour ce faire, elle répand l’idée que des sacrifices sont nécessaires afin de sauver l’idéal absurde du bonheur dans la consommation. Mais c’est toujours le peuple qui doit se résigner à des privations et renoncer à sa liberté en acceptant le travail forcé jusqu’à 62, 65, 70 ans… Les bourgeois de gauche sont moins brutaux (et plus hypocrites) que les bourgeois de droite, mais ils poursuivent la même lutte des classes que les ultras du gang du Fouquet’s. N’oublions pas que toutes les institutions de la république sont contrôlées par la bourgeoisie. Tous les députés et sénateurs sont des bourgeois ligués contre le peuple qu’ils exploitent sans vergogne pour vivre dans l’opulence.

La jeunesse peut créer une autre société constituée de communes autonomes totalement détachées du pouvoir bourgeois.

Il est possible de dégager des territoires de l’emprise de l'Etat bourgeois afin d’y pratiquer un véritable idéal de vie fondé sur la nature, l’harmonie et la santé. Mais cela ne pourra se réaliser sans une opposition déterminée aux forces de la bourgeoisie décadente et de ses laquais comme Daniel Cohn-Bendit, l’agent du capitalisme vert, ou des gourous du New Age et des nouvelles religiosités. Ce n’est pas sans arrières-pensées que des lamas tibétains et le néo-bouddhisme sont chouchoutés par des milliardaires de l’empire anglo-américain et bénéficient de l’argent de Rockfeller et de Soros : The Dalai Lama and George Soros http://shugdensociety.wordpress.com/2010/07/07/the-dalai-lama-and-george-soros/

Les communes autonomes

« Rubén Valencia, membre de Vocal, souligne que « face à la chute des idéologies, du socialisme collectiviste au capitalisme individualiste, certains ont commencé à s’intéresser à cette idée, la communalisation des moyens de production, ce que pratiquent un grand nombre de peuples depuis plus de cinq cents ans ». En « Occident », toutes les tendances de la « modernité politique » se sont employées à nous convaincre que la seule forme possible de l’intérêt commun est l’État. Pourtant, seule une organisation politique fondée sur l’autonomie des communes locales, sur leur capacité à se fédérer, peut permettre notre émancipation. Des tentatives sont déjà apparues en Europe : conseils (ouvriers, paysans, quartiers, villes), en Russie en 1905 et 1917 avant que le parti bolchevik ne les vide de leur substance, en Allemagne, Hongrie, Italie entre 1918 et 1923, en Catalogne et Aragon en 1936-1937.
Raoul Zibechi (1) montre que des mouvements sociaux forts entraînent la désarticulation de la centralisation étatique et l’adoption de formes d’organisation ne créant pas de nouvel appareil bureaucratique. Il observe qu’en Amérique latine, à partir des pratiques et des luttes des communautés indigènes, une culture politique horizontale se diffuse dans de nouveaux groupes sociaux. De même, David Graeber (2), anthropologue américain, relève que les principes anarchistes traditionnels – autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe – jouent un rôle important dans les mouvements radicaux du monde entier.
Toutes ces alternatives anarchistes en actes, si elles se développent et se fédèrent, renverront le capitalisme et l’État dans les poubelles de l’histoire. » (3)



(1) Raoul Zibechi, « Disperser le pouvoir », L’Esprit frappeur, 2009
(2) « Pour une anthropologie anarchiste », Lux éditeur, 2006



La proposition d'alliance de Mélanchon à Cohn-Bendit est une stratégie, de gauchistes mondains appartenant à l’establishment, pour duper les électeurs.




« Cohn-Bendit, l'imposture », Paul Ariès - Florence Leray.

Résumé
Avocat du capitalisme vert et chantre de la mondialisation aux yeux des auteurs de cette biographie pamphlétaire, qui se présentent comme favorables à une écologie de gauche, Daniel Cohn-Bendit serait l'homme dont le système a besoin pour imposer ses fausses solutions. Entré par opportunisme chez les Verts, Dany le Rouge aurait fini par se rapprocher de la droite.

Quatrième de couverture
L'homme appartient à la caste de ceux qui entrent dans l'Histoire de leur vivant. Il parle, dit-on, avec ses tripes, pique des colères noires devant les caméras, gesticule tel un éternel adolescent. En vérité, le nom de Cohn-Bendit représente aujourd'hui une telle disjonction entre le signe et le sens qu'il était devenu urgent de publier cet ouvrage. «Dany le Rouge» a toujours été plus libéral que libertaire. Il est le meilleur avocat du capitalisme vert, l'homme dont le système a besoin pour imposer ses fausses solutions à la crise. Entré chez les Verts par opportunisme, sa course politique le rapproche peu à peu de la droite décomplexée. Chantre de la mondialisation, enfant chéri des médias, il allie superficialité et supercherie au bénéfice de son hypernarcissisme. Voici une biographie pamphlétaire qui laisse de côté les affres de l'homme pour s'attaquer avec précision à la «pensée DCB» et aux contradictions politiques de ce «fou du roi». L'enjeu, c'est une écologie qui ne soit pas qu'un programme de relance capitaliste.




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