Tuesday, March 29, 2011

Le culte du chuchoteur




L'Epona tibétaine

Selon le tibétologue John Myrdhin Reynolds, la déesse du panthéon Bönpo, Sidpaï Gyalmo, s'apparente à Epona, la déesse-cavalière des Gaulois et des Gallo-Romains. Il écrit :

"En terme de mythologie comparative, Sidpaï Gyalmo était connue des celtes païens comme la déesse à cheval. Dans la Gaule ancienne, elle était appelée Rigantona, « la grande reine », qui devint plus tard Rhiannon en gallois médiéval. En tant que déesse à cheval, Epona fut la seule déesse celtique à être adoptée par le calendrier rituel romain, où elle devint la déesse gardienne et patronne de la cavalerie romaine. Dans le mythe nordique, elle est Freya, chef de Walkyries. Cependant, à la différence du culte hindou de Durga, tel qu'il est encore pratiqué au Bengale et au Népal, Sídpaï Gyalmo ne reçoit pas de sacrifices sanglants (dmar mchod). Elle n'est pas seulement un esprit de l'atmosphère inférieure se nourrissant du prâna ou énergie vitale du sang versé lors d'un rite sacrificiel, mais plutôt une émanation, une manifestation (sprul-pa) de la conscience éclairée et de la compassion du Bouddha. Néanmoins, le symbolisme des offrandes de chair et de sang est toujours en vigueur dans la puja interne (nang mchod) et le torma (gtor) ou gâteau sacrificiel sert de substitut à l'offrande de sang dans les Rites des Gardiens."

Le culte du chuchoteur

Quelques-unes des sectes quasi-religieuses les plus extraordinaires sont basées sur des traditions ancestrales de communication secrète et de pouvoir sur les animaux. A l'époque où le cheval était l'animal domestique le plus important pour la société humaine - parce qu'il servait de monture, de bête de somme et de nourriture - les peuples qui dépendaient du cheval, comme les Celtes, développèrent de profondes croyances ésotériques dans ces animaux. Le culte du cheval était surtout lié à celui de la déesse mère mais parmi les divinités irlandaises celtes, on retrouve des figures masculines comme Ro-Ech, qui signifie “Grand Cheval” et Eochaid.

Epona, la déesse romano-celtique, s'incarna dans un cheval et c'est sous cette forme qu'elle est représentée sur de nombreux autels de la période romaine en Gaule. Le commentateur Geraldus Cambrensis, au 17ème siècle, nous apprend également l'existence d'un culte du cheval, étrange, pratiqué par les tribus d'Ulster. Durant son initiation, le chef du clan devait se plonger dans une soupe de viande de cheval.

Après avoir tué la jument, l'avoir découpée en morceaux et bouillie, on lui (le chef) prépare un bain avec le bouillon. Il s'assoit dedans et mange la viande qu'on lui apporte, les gens qui se tiennent debout autour de lui en mangent aussi. Il doit aussi boire le bouillon dans lequel il baigne mais sans le mettre dans aucun récipient, ni même dans ses mains : il doit le laper avec la bouche.

De toute évidence, ce rite apparemment grotesque symbolisait la communion entre la déesse et le roi, qui la considérait comme son épouse sur terre.

L'utilisation d'une tête de cheval durant les rituels, qui est à l'origine du cheval de bois moderne (symbole encore très utilisé dans les cultes traditionnels dans des villes comme Padstow dans le Devon) pourrait remonter à l'époque préhistorique. L'une des rares représentations de la forme humaine de l'âge de la pierre à avoir survécu en Grande-Bretagne, sculptée sur un os, porte un masque de cheval.

Quelques-unes des sectes quasi-religieuses les plus extraordinaires sont basées sur des traditions de communication secrète et de pouvoir sur les chevaux. Celui qui entretenait une relation ésotérique avec des chevaux ou qui exerçait une certaine influence sur eux était respecté. Ainsi, ceux qu'on appelait les « chuchoteurs à l'oreille des chevaux » purent-ils bénéficier d'un statut social à part dans certains comtés des îles Britanniques.

Certains prétendent que les activités des sociétés de chuchoteurs remontent à l'époque romaine mais il n'existe pas de traces de leurs exploits avant le 17ème siècle. Des archives retrouvées dans le Sussex et datant de 1648 font état d'un certain JohnYoung qui possédait l'art de commander aux chevaux en leur murmurant à l'oreille. Ce culte resta très vivace jusqu'à la fin du 19ème siècle dans des régions d”élevage de chevaux telles que l'East Anglia, notamment autour de Stowmarket et de Newmarket. On pense que le siège secret de ce culte se trouve quelque part près d'Ipswich. Dans les régions reculées d’Écosse et d'Irlande, ce culte survécu sans doute beaucoup plus longtemps et d'aucuns prétendent même que cet art a été préservé jusqu'à aujourd'hui par quelques personnes. En Écosse, ces chuchoteurs étaient regroupés sous le nom de Sociétés des cavaliers et, bien qu'officiant en grand secret, ils étaient très populaires et bénéficiaient d'un immense respect dans les périodes qui précédèrent la révolution industrielle.

L'un des chuchoteurs les plus célèbres fut James Sullivan de Cork, en Irlande, qui naquit vers la fin du 18ème siècle. Il exerçait son art en grand secret mais il connut la célébrité en 1804 en domptant un étalon particulièrement rebelle nommé King Pippin. L'animal avait résisté à toutes les tentatives de dressage jusqu'à ce que Sullivan parvienne à le maîtriser sans recourir à la force.

L'art de chuchoter à l'oreille des chevaux était censé se transmettre de génération en génération, ce qui avait pour résultat une forte rivalité entre les individus qui prétendaient pouvoir se faire obéir des chevaux et leur faire exécuter des manœuvres de plus en plus compliquées. Les gens croyaient que cet art nécessitait des dons semi-magiques mais on sait qu'il était basé en partie sur l'utilisation de mots et de sons spécifiques accompagnés par un rituel.

L'initiation à ce culte était ouverte aux fermiers et autres habitants de la campagne qui montraient une certaine habileté avec les chevaux. Une fois admis dans la confrérie, ils devaient prêter serment et étaient ensuite initiés aux aspects plus ésotériques de l'art chuchotement.

L'un des noms les plus curieux donnés à ces individus était « Toadmen », de l'anglais « toad » qui signifie « crapaud », car la rumeur prétend qu'i1s avaient au fond de leur poche un os de crapaud en forme de V pour accomplir leurs rites. Personne ne sut jamais comment cet instrument était utilisé mais on prétend qu'il était très efficace.

Michael Jordan, journaliste et présentateur de l'émission Mushroom Magic de Channel 4.

Sidpaï Gyalmo



L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

Profondément marquée par un accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie et causé d'irréparables lésions à son cheval, Grasse MacLean, jeune fille de quatorze ans, vit repliée sur elle-même renonçant à lutter contre l'infirmité. Sa mère, Annie, refuse de s'avouer vaincue. Fermement décidée à sauver à la fois sa fille et l'animal, dont les destins sont liés, elle se lance à la recherche d'un dompteur de chevaux capable de guérir l'animal de sa peur. Elle retrouve ainsi au cœur du Montana la piste d'un légendaire "Horse Whisperer", spécialiste du dressage par la douceur...

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