Thursday, June 17, 2010

L’art de gouverner d’Ashoka


Les peuples ne furent pas tous écrasés par des tyrans ou des oligarques cupides et malfaisants comme ceux qui dirigent le capitalisme mondial actuel.

Autrefois, en Inde, l’empereur Ashoka (3ème siècle avant notre ère) avait établi une société fondée sur des valeurs spirituelles et humanistes. Ashoka, le petit fils de Chandragupta, était un des premiers rois de l’époque bouddhiste. On le connaît par ses édits gravés sur des piliers et des roches partout dans l’Inde.

« Sa source d’inspiration, écrit Michel Nicolas, comme nous le révèlent les Edits, consiste en la fondation d’un œcuménisme centré sur la pratique de la vertu, de la non-violence et de la fraternité. Pour une telle réalisation est impérative la tolérance de toutes doctrines prêchant les mêmes préceptes en acceptant toutes les divergences philosophiques et en voyant dans celles-ci des éléments enrichissants et complémentaires. […]

« La transparence dans la gestion des affaires de l’Etat est fondamentale, et se traduit principalement par l’information des citoyens de tous projets personnels ainsi que des institutions… Il est interdit de sacrifier des êtres vivants et remplace les « tournées de plaisance » chères aux rois qui pratiquent la chasse, par les tournées du Dharma ; il conteste les cérémonies futiles si nombreuses, et exhorte aux cérémonies de confession publique. Il incite ses sujets notamment les fonctionnaires à s’affranchir de l’amour propre, à se dévouer au service du peuple sans discrimination aucune, et prône l’examen de conscience. »

Le moine bouddhiste Parawahera Chandaratana, a consacré un livre à Ashoka. Il écrit :
« Dans sa jeunesse, on a connu Ashoka comme Canda Ashoka, Ashoka féroce, en raison de sa nature agressive. Après avoir rencontré un moine bouddhiste il est devenu végétarien et a préconisé les plus hautes valeurs morales pour ses sujets. Il a promu la tolérance envers toutes les religions qu’il a soutenues financièrement. […]

« Pour qu’un pays soit heureux, il doit avoir un gouvernement juste. Les principes de ce gouvernement juste sont exposés par le Bouddha dans son enseignement sur les « Dix Devoirs » (Dasaraya-Dhamma), tel qu’il est donné dans les textes Jataka.

1) – La générosité, la charité (dâna). Le souverain ne doit pas avoir d’avidité ni d’attachement pour la richesse et la propriété, mais il doit en disposer pour le bien-être du peuple.

2) – Un caractère moral élevé (sila). Il ne doit jamais détruire la vie, tromper, voler, exploiter les autres, commettre l’adultère, dire des choses fausses, ni prendre des boissons alcooliques. C’est-à-dire qu’il doit au moins observer les cinq préceptes du laïc.

3) – Sacrifier tout pour son peuple (pariccàga). Il doit être prêt à sacrifier son confort, son nom, sa renommée et sa vie même dans l’intérêt du peuple.

4) – Honnêteté et intégrité (àjjava). Il doit être libre de peur ou de faveur dans l’exercice de ses devoirs, sincère dans ses intentions et ne doit pas tromper le public.

5) – Amabilité et affabilité (maddava). Il doit avoir un tempérament doux.

6) - Austérité dans les habitudes (tapa). Il doit mener une vie simple et ne doit pas se laisser aller au luxe. Il doit être en possession de lui-même.

7) - Absence de haine, mauvais-vouloir, inimitié (akkodha). Il ne doit garder rancune à personne.

8) – Non-violence (avihimsà). Signifie qu’il doit non seulement ne faire de mal à personne, mais aussi s’efforcer de faire régner la paix en évitant et empêchant la guerre et toutes les choses qui impliquent violence et destruction de la vie.

9) – Patience, pardon, tolérance, compréhension (Khanti). Il doit être capable de supporter les épreuves, les difficultés et les insultes sans s’emporter.

10) – Non-opposition, non-obstruction (avirodha). C’est-à-dire qu’il ne doit pas s’opposer à la volonté populaire, ne contrecarrer aucune mesure favorable au bien-être du peuple. En d’autres termes, il doit se tenir en harmonie avec le peuple.
« Il est inutile de dire combien serait heureux un pays gouverné par des hommes possédant ces qualités. Et ce n’est cependant pas une utopie puisqu’il y a eu dans le passé des rois en Inde qui ont établi leur royaume sur le fondement de ces idées. […]

« La situation humaine est suprême selon le bouddhisme.
L’homme est son propre maître et il n’y a pas d’être élevé ni quelqu’un au-dessus de lui, ni juge de sa destinée. Il est son propre refuge ; qui d’autre pourrait être : le « refuge ». Il encourageait ses disciples à « être un refuge pour eux-mêmes » et à ne jamais chercher refuge ou aide de quelqu’un d’autre ». Il enseignait, encourageait chacun à se développer et à travailler à son émancipation. Car l’homme a le pouvoir par son effort personnel et par son intelligence, de se libérer de toute servitude. »

Parawahera Chandaratana, « Les édits de l’empereur Ashoka ».

Vingt-trois siècles après le règne de l’empereur indien Ashoka, sous le fronton de la République française gravé de la devise « Liberté, Egalité et Fraternité », des serviteurs de l’Etat usent et abusent de privilèges indus et de l’argent du peuple de plus en plus exsangue.

Des dignitaires de la république, des Pieds Nickelés de la ploutocratie française, des profiteurs hâbleurs sont une nouvelle fois épinglés dans le Canard Enchaîné daté de ce mercredi 17 juin 2010 : le ministre de la coopération, Alain Joyandet, la secrétaire d’Etat aux sports, Rama Yade, et le secrétaire d’Etat au Grand Paris, Christian Blanc. Le premier pour avoir truqué un permis de construire, la seconde pour avoir réservé une chambre luxueuse dans un hôtel sud-africain, le troisième, pour une note astronomique de cigares aux frais de l’Etat.

Le Canard Enchaîné ne révèle pas le rôle des politiciens marionnettes dans le plan mondial d’asservissement des peuples. Ce plan est quasiment achevé. Malheureusement, comme en 1940, peu de personnes se mobilisent contre le nouveau totalitarisme mondial (N'oublions pas qu’une poignée d’hommes, environ trois cents, avait rejoint le général rebelle Charles de Gaulle à Londres en 1940).

Une cavalière qui surgit hors de la nuit capitaliste, part combattre la dictature au galop, son nom elle le signe à la pointe du clavier d'un E qui veut dire Eva, Eva, Eva, résistante rusée qui fait sa loi, Eva, Eva, vainqueur tu l'es à chaque fois, Eva, Eva pour la liberté…

L'appel du 18 juin d'Eva R-sistons
pour libérer la France

Citoyens !
La France est en danger !
La France est occupée,
la France est dénaturée,
la France est piétinée,
la France est avilie !

Français,
notre pays a été squatté par une horde de barbares,
par une horde de nouveaux riches sans foi ni loi
ni culture ni scrupules,
prêts à tout pour le pouvoir et pour l'argent,
même à détruire l'identité de la France,
ses valeurs,
ses idéaux,
son originalité,
son indépendance !

Au secours ! La patrie des Droits de l'Homme,
sous la férule de la horde sauvage et grotesque
qui se pavane jusque dans le Palais de Versailles,
les tue les uns après les autres !

La terre d'accueil est devenue
une forteresse douce aux riches,
impitoyable aux pauvres et aux étrangers !
Même les enfants sont séparés de leurs familles,
et les petits sont considérés
comme des délinquants potentiels !

Au secours ! La patrie de Voltaire
a été squattée par des ignorants
qui réduisent à néant la culture, la pensée,
l'éducation, les bonnes manières,
la liberté de la presse,
les "intellectuels" sont tous vendus à l'Etranger,
et l'école de la République est mise en pièces.

Que sont devenues les valeurs inscrites dans notre Histoire ?
Liberté ? Seulement pour les riches, même au mépris de la Loi !
Egalité ? Jamais les disparités n'ont été aussi grandes,
scandaleuses, immorales !
Fraternité ? Le Président,
au lieu de représenter tous les citoyens,
les stigmatise ou
les dresse les uns contre les autres,
en privilégiant les affairistes sans vergogne.

La laïcité qui faisait la fierté de la France
est piétinée à chaque instant,
au profit du sauvage modèle américain
qui communautarise, ghettoïse, sépare, divise, cloisonne,
et au profit d'une caste arrogante et raciste.

Le modèle social pour lequel nos pères ont lutté
au péril de leur vie,
est mis en pièces,
disloqué jour après jour,
réduit à néant,
sans pitié pour les plus faibles,
sur ordre des patrons du CAC 40
qui sans états d'âme confisquent le travail
et les vies des citoyens de France.

Le Droit du Travail
est démantelé au bénéfice de ceux qui s'évertuent,
jour après jour, à tuer l'emploi,
et la Justice est confisquée par les nouveaux maîtres
de la France avilie.


Les Forces Françaises Libres ne s’exileront pas à Londres cette fois. Elles pourraient se réfugier au Tibet à condition de ne pas partir avec des lamas agents de la CIA…

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